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    Attaque de l’hôtel Radisson au Mali: le procureur Samaké fait le point

    Procureur Samaké, chargé de l'enquête sur l'attaque de l'hôtel Radisson de Bamako RFI/David Baché

    Au Mali, trois semaines après l'attaque de l'hôtel Radisson de Bamako, qui avait fait 21 victimes, l'enquête avance très lentement. Les informations qui filtrent sur les avancées des enquêteurs sont rares et les points d'interrogations demeurent nombreux : qui sont les deux assaillants, comment sont-ils arrivés dans l'hôtel, qu'en est-il des deux suspects arrêtés il y a deux semaines ? Le procureur Samaké, en charge de l'enquête, est l'invité de David Baché à Bamako.

    RFI : Trois semaines après l’attaque du Radisson, est-ce que les deux assaillants ont pu être identifiés ?

    Le procureur Samaké : Les deux assaillants n’ont pas été formellement identifiés, mais certains éléments nous disent que ce sont certainement des étrangers. Ce ne sont pas des Maliens. Mais par la suite, l’enquête pourra corroborer ou infirmer cette hypothèse. On a des indices parce que leurs photos ont été publiées. D’après les informations qui nous sont revenues, ils seraient Somaliens. Mais tout cela c’est à vérifier, c’est à avoir encore.

    Dans leurs revendications, al-Qaïda au Maghreb islamique et al-Mourabitoune les présentent comme Abdul Akim et Mohad al-Fulani, ce qui signifierait qu’ils sont Peuls. Ils sont aussi désignés sous le terme al-Ansar. Habituellement c’est un terme qui est utilisé pour les combattants locaux. Vous privilégiez cependant la piste de combattants somaliens plutôt que de Peuls maliens ?

    Non, on ne privilégie aucune piste. Mais nous sommes en train de faire des investigations pour voir quelle serait l’origine de ces deux assaillants. Est-ce que ce sont des Maliens, est-ce que ce sont des Somaliens ou est-ce qu’ils auraient d’autres nationalités ?

    Vous avez parlé de la possibilité qu’ils soient Somaliens. Qu’est-ce qui vous fait penser à cette piste ?

    Oui, c’est ce qui m’est revenu... Je ne l’ai pas personnellement vérifié – mais sur les renseignements qui nous sont parvenus [via] le site, on aurait dit qu’il s’agirait de Somaliens.

    Quel site ?

    Aqmi, je crois.

    Le fait que des témoins disent les avoir entendus parler anglais fait aussi pencher la balance ?

    Certains témoins ont dit qu’ils parlaient anglais et également un dialecte qui peut-être ne serait pas un dialecte connu au Mali.

    Selon des sources proches de l’enquête, l’un des assaillants aurait d’abord été identifié comme un Songhaï malien.

    Je ne peux pas le confirmer, je ne suis pas au courant de cette information.

    On a déjà évoqué la revendication commune d’Aqmi et al-Mourabitoune. Il y a aussi eu une revendication du Front de libération du Macina. Aujourd’hui, est-ce que vous accordez plus de crédit à l’une ou à l’autre ?

    Toutes ces hypothèses sont à vérifier. Mais comme vous le dites, ce sont des investigations et les investigations portent sur des faits.

    La revendication du Front de libération du Macina reste crédible selon vous ?

    Je ne dis pas que la revendication du Front du Macina reste crédible. Je dis qu’elle constitue également un fait sur lequel il va falloir investiguer aussi.

    Deux personnes soupçonnées de complicité ont été arrêtées le 27 novembre 2015. Est-ce qu’aujourd’hui, leur lien avec l’attaque du Radisson est avéré ?

    L’instruction ultérieure qui sera faite du dossier pourrait nous dire si effectivement ils ont des liens avec une organisation quelconque. Mais les investigations seront approfondies sous peu et on saura avec le reste de l’enquête qui est en cours, si effectivement, il y a des liens plus forts qu’on ne le pense.

    L’un est réparateur radio et l’autre revendeur de crédits téléphoniques. C’est cela ?

    Apparemment, je vois que vous êtes plus au courant de ce qui se passe par rapport à l’identité de ces deux personnes. Mais ce sont des choses sur lesquelles nous sommes en train d’approfondir les investigations et je pense que dans les prochains jours nous serons suffisamment fixés par rapport à leur implication probable dans les évènements de l’hôtel Radisson. Un juge d’instruction est déjà saisi.

    Ça veut dire qu’ils sont mis en examen ?

    Ils devraient l’être, normalement. Le juge d’instruction est en train d’examiner leur situation.

    Est-ce que vous confirmez que le système vidéo du Radisson était en panne le jour de l’attaque ?

    Je ne peux pas le confirmer. Les techniciens vont travailler sur tous les éléments susceptibles de nous apporter des éclaircissements sur ce qui s’est passé à l’hôtel Radisson.

    Mais vous ne le démentez pas non plus ?

    Je préfère, pour le moment, ne pas vous donner de résultats puisqu’on n’a pas fini.

    Est-ce qu’on sait aujourd’hui comment les deux assaillants sont entrés dans l’hôtel ? Est-ce qu’ils étaient à pied ou en voiture ?

    On sait comment les deux assaillants sont entrés dans l’hôtel, à travers les témoignages qui ont été fournis par les vigiles de l’hôtel Radisson. Ils nous ont dit qu’ils les ont aperçus le matin de l’autre côté du goudron, assis. Après, ils ont ouvert leur valise et se sont mis à tirer sur les vigiles qui étaient devant l’hôtel Radisson. Après, ils sont entrés dans l’hôtel et ont continué leur progression en tirant, souvent sur les employés et sur les clients.

    Donc ils auraient commencé à tirer de l’extérieur de l’hôtel, avant même d’être contrôlés ?

    Effectivement. Ils ont commencé à tirer de l’extérieur de l’hôtel et par surprise.

    Est-ce que vous savez aujourd’hui s’il y avait des complices dans l’hôtel le jour de l’attaque ou même avant l’attaque ?

    Ce sont les investigations qui pourront nous dire si effectivement, il y avait des complices au sein de l’hôtel. Mais comme je vous le dis, les investigations sont en cours.

    Sans nuire à l’avancée de l’enquête, on peut dire que vous n’excluez pas qu’il y avait ce jour-là des complices dans l’hôtel ?

    On n’exclut pas qu’il y avait des complices dans l’hôtel ou dans les alentours de l’hôtel. On ne peut pas l'exclure. Mais on ne peut pas tout de suite vous dire exactement tout ce que nous avons comme éléments, parce que ce sont des choses qui sont susceptibles de nuire aux investigations qui sont en cours.

    Cela fait maintenant trois semaines que l’attaque du Radisson a eu lieu. Est-ce que vous pensez toujours pouvoir appréhender d’éventuels complices ici à Bamako ou ailleurs ?

    Je le pense. Je pense que les investigations vont nous permettre d’avoir des résultats.

    Pour le moment, au-delà des deux personnes que nous avons évoquées il n’y a pas eu d’autres interpellations ?

    Je ne pourrai pas vous le dire à cet instant précis. Ce n’est pas une rétention de l’information, mais c’est susceptible de nuire ou de nous empêcher de progresser comme on le souhaite.


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