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    L'Espagne confirme son dynamisme avec un taux de croissance à plus de 3%

    Les accords de compétitivités signés avec les syndicats ont permis l’augmentation du temps de travail et la baisse des salaires.
    Photo : Une jeune Espagnole traite une commande dans un centre de distribution d'Amazon, à Madrid, le 24 novembre 2015.
    REUTERS/Andrea Comas

    Les Espagnols votent ce dimanche pour élire leurs députés dans un contexte économique de reprise. Malgré un chômage très élevé, le pays a renoué avec la croissance et son économie est l'une des plus dynamiques de la zone euro.

    Avec une croissance de 3,3% prévue pour cette année, l’économie espagnole est la plus dynamique de la zone euro. Il y a d’abord le facteur intérieur qui explique ce dynamisme : depuis la crise économique le pays a été soumis à une cure d’austérité entamée par les socialistes en 2009, et poursuivie par les conservateurs. Coupes dans les dépenses publiques, hausse d’impôts, coupes dans les effectifs et gel des salaires des fonctionnaires. La droite au pouvoir se vante d’avoir économisé 150 milliards d’euros entre 2012 et 2014. 

    Mais c’est surtout l’assouplissement du marché du travail qui a permis à l‘économie de retrouver sa compétitivité
     
    Oui, en échange d’un plan d’aide européen initié en 2012, le gouvernement a réformé en profondeur son marché du travail ; baisse des coûts de licenciements, recours au chômage partiel, et les accords de compétitivités signés avec les syndicats ont permis l’augmentation du temps de travail et la baisse des salaires. Autant de mesures qui ont permis aux entreprises espagnoles de réduire leur cout de production, d’exporter et de gagner des parts de marchés notamment en Afrique du Nord. La production industrielle a redémarré surtout dans le secteur de l’automobile qui génère 10% du PIB. L’investissement  bat aussi son plein.
     
    Une compétitivité qui a permis de faire repartir le marché du travail. Le taux de chômage est ainsi passé de 27% à 21%. Un million d’emplois ont été créés en un an. Du coup les ménages  plus confiants se sont mis à consommer. C’est d’ailleurs la demande intérieure aussi bien celle des ménages que celles des entreprises qui tirent la croissance. On prévoit que d'ici un ou deux ans l’Espagne aura récupéré ses revenus d’avant crise.
     
    Il y a aussi des facteurs externes qui ont dynamisé l’économie espagnole
     
    Ce sont des facteurs dont  tous les pays de la zone euro ont bénéficié ;  la chute des prix des hydrocarbures qui a réduit la facture énergétique , la dépréciation de l’euro qui favorise les exportations et les faibles taux d’intérêt de la Banque centrale européenne qui ont donné un coup de pouce à la croissance.
     
    Mais le pays est loin d’avoir réglé ses problèmes
     
    L’économie espagnole est encore en phase de rattrapage. Le taux de chômage qui grimpe à plus de 21% reste quand même l'un des plus élevés d’Europe. Les jeunes sont les plus touchés.  Un rapport de l’OCDE note que les jeunes mettent 6 ans en moyenne à obtenir leur premier CDI. La qualité des emplois est aussi discutable ; ils sont souvent précaires ou à temps partiel. La population active est moins qualifiée que dans les pays voisins. 
     
    L’Espagne est aussi très endettée. La dette publique approche les 100%  du PIB. Autre point noir; la Catalogne. Les ambitions indépendantistes de cette région ne passent pas auprès des entreprises. Un millier a quitté la Catalogne sur la seule année 2014, et on s'attend à ce qu’il y en ait encore plus cette année. Tous les investissements privés sont au ralenti. Le monde des affaires n’aime pas l’insécurité qui plane sur l’avenir de l'une des régions les plus riches du pays.

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