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    A la Une: le pétrole à la baisse

    AFP

    « En France, constate Le Monde, le gazole valait, la semaine de Noël, moins de 1 euro le litre. Une première depuis l’été 2009, quand le pays sortait tout juste de récession. »

    Et la baisse devrait se poursuivre, pronostique le quotidien du soir. En effet, « dans son budget 2016, présenté lundi, l’Arabie saoudite table sur un baril à 26 dollars l’an prochain, contre près de 40 dollars aujourd’hui. Et dans son étude annuelle, publiée le 23 décembre dernier, l’OPEP ne voit pas le prix du baril se rapprocher des 100 dollars, son niveau de juin 2014… avant 2040. »

    En fait, précise Le Monde, ce bas niveau des cours du brut s’explique par le fait que « la surproduction d’or noir reste importante alors qu’une vigoureuse reprise de la demande mondiale n’est pas à l’ordre du jour. »

    Du coup, « chute du PIB, fonte des réserves de change, sorties de capitaux… : les pays exportateurs d’or noir font face à un choc massif. »

    En tout cas, si la chute des cours du pétrole est une bonne nouvelle pour le citoyen consommateur, elle l’est moins pour le citoyen éco-responsable… C’est ce que pointe notamment La Voix du Nord : « ce cadeau de Noël aux automobilistes ne pouvait pas tomber plus à contre-courant des priorités du moment ! Alors que 195 pays viennent de se mettre péniblement d’accord pour faire reculer les énergies fossiles et tenter de limiter le réchauffement climatique, le pétrole refait surface comme source d’énergie à bon marché… [...] Le pétrole à bon prix semble parti pour durer et ses émissions de CO2 avec ! Ce n’est pas une bonne nouvelle [...] pour les énergies renouvelables en général. »

    En effet, renchérit La Nouvelle République du Centre Ouest, « le diesel à moins de un euro, ça réjouit plus d’un automobiliste et d’un chef d’entreprise [...]. Mais, cela n’encourage pas l’émergence de solutions alternatives. »

    « Les prix bas du pétrole ne sont sans doute pas le meilleur moyen de favoriser et promouvoir les modes de déplacement moins polluants », insiste Le Courrier Picard.

    Le jeu dangereux de l’Arabie saoudite

    Finalement, observent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « c’est une guerre sans pitié qui se joue avec l’argent des automobilistes. L’Arabie saoudite n’ouvre pas les vannes et ne casse pas les prix pour le plaisir de dilapider ses réserves. Elle fait payer aux États-Unis leur renouveau énergétique : gavée de pétrole de schiste, la première puissance mondiale prétend l’exporter. Riyad veut que ce soit à perte. En allant jusqu’à mettre son propre budget dans le rouge, la pétromonarchie inquiète. [...] À la tête de l’Opep, l’Arabie garde les acheteurs à sa botte en bradant sa marchandise. Mais elle ne cherche qu’à sauver sa suprématie, ses revenus futurs… et son train de vie. La victime à court terme de ce jeu de massacre sera la transition écologique. »

    En effet, précise Libération, « il suffirait aux Saoudiens de resserrer la production et l’exportation de brut pour que les cours se redressent un peu. Mais ils n’y ont aucun intérêt. S’ils ont largement ouvert les vannes ces derniers temps, c’est pour freiner, voire tuer l’essor du pétrole et du gaz de schiste aux Etats-Unis, dont la production naissante nécessitait des investissements énormes et donc des revenus conséquents pour survivre. Et ils y sont en partie parvenus, pointe Libération. La baisse durable des cours du brut ne permet plus aux producteurs américains de dégager les moyens nécessaires pour réinvestir et beaucoup sont en train de s’effondrer. »

    Et puis autre fait important, explique encore Libération : « si les Saoudiens ne veulent pas voir grimper les cours du brut, c’est aussi et surtout pour affaiblir un ennemi de toujours, l’Iran, autre gros producteur de pétrole qui va revenir sur le marché après la levée des sanctions et de l’embargo dans le cadre de l’accord conclu à Vienne sur son programme nucléaire. Riyad va tout faire pour que Téhéran ne puisse obtenir rapidement son salut dans l’or noir. »

    Un scrutin très scruté…

    Dans les journaux également ce matin : les élections en Centrafrique… Et on reste avec Libération qui nous propose un reportage de deux pleines pages sur ce double scrutin présidentiel et législatif. « Le processus électoral, c’est la quête du Graal de ce pays, relève l’envoyée spéciale du journal. Maintes fois reportés, les scrutins présidentiel et législatif se tiennent finalement ce mercredi. Des élections à marche forcée, voulues par une communauté internationale – France en tête ‑ désireuse de tourner la page malgré l’insécurité et les difficultés logistiques. Mais la fièvre électorale a gagné les Centrafricains, relève encore Libération. Près de deux millions d’électeurs sont inscrits sur les listes. “Tout le monde se sent concerné”,affirme ce notable interrogé par le journal. Les gens sont fatigués, “ils veulent voter pour la paix”. Dans les rues de Bangui, la population se surprend à espérer. Un sentiment presque oublié après trois années de crise, initiée par le coup d’Etat contre le président François Bozizé par la coalition rebelle Seleka, majoritairement musulmane. Les violences intercommunautaires et la prolifération des milices ont laissé le pays exsangue et fait des milliers de victimes. »

    Ce double scrutin centrafricain est suivi de très près par la France, note pour sa part Le Figaro. « Paris a un intérêt tout particulier au bon déroulement de ce processus électoral. D’abord, il est urgent que l’armée française, présente sur plusieurs fronts à la fois, du Liban au Mali, se désengage de certaines opérations extérieures. [...] Ensuite, la France doit mettre fin à une succession d’échecs en Centrafrique, pointe Le Figaro. Elle n’a jamais eu la main heureuse dans cette ancienne colonie où elle est intervenue militairement sept fois depuis l’indépendance, en 1960. Coups d’Etat à répétition, violences claniques, frasques de l’empereur Bokassa : l’histoire de ce pays est celle d’une crise quasi permanente dont nous avons été autant les acteurs que les spectateurs. »

    La malédiction des « XV » ?

    A deux jours de la nouvelle année, les journaux regardent dans le rétroviseur : c’est l’heure du bilan pour 2015…

    2015… une année noire, soupire Le Journal de la Haute-Marne. « Un historien, Bernard Lecherbonnier, avait consacré, il y a un an, tout un ouvrage à “La fatalité de l’an XV”,relève le quotidien champenois. Entre autres : la défaite d’Azincourt en 1415, la mort de Louis XIV en 1715, Waterloo en 1815, la Grande Guerre en 1915. Depuis la parution du livre, la fatalité a encore frappé. 2015 aura été pour la France l’une de ses années les plus noires [...]. Une année à oublier qu’on n’oubliera pourtant pas. [...] Face au terrorisme, les Français ont manifesté en masse leur hostilité à cette pourriture de la pensée qu’est le discours de Daech. Le drapeau tricolore et la Marseillaise ont repris leurs lettres de noblesse dans la rue ou dans les stades. D’une certaine manière, le peuple est redevenu souverain. Il vient d’ailleurs de signifier aux partis politiques traditionnels qu’ils devaient sérieusement revoir leur copie. Là encore, 2015 marque une bascule. Reste à savoir si le message a été entendu. »

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