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    Le revenu universel de base bientôt appliqué en Europe ?

    Le revenu de base se veut universel car tout le monde doit y avoir droit, qu'il soit riche ou pauvre, qu'il travaille ou non. AFP/Philippe Huguen

    A partir de ce mois-ci plusieurs villes néerlandaises proposent un revenu garanti à leurs concitoyens, qu'ils aient ou non un travail. C'est une déclinaison du revenu de base universel, un concept de plus en plus populaire en Europe.

    Le revenu universel de base propose de libérer l'homme de la contrainte du travail ! Une belle idée qui en fait rêver plus d'un. Ce revenu se veut universel parce que tout le monde doit y avoir droit, qu'il soit riche ou pauvre, qu'il travaille ou non. Il s'agit d'un revenu de base parce qu'il permet de couvrir les besoins primaires : se loger, se nourrir, veiller à l'éducation des enfants. Il ne remplace pas le travail, il est cumulable avec d'autres revenus, du travail ou du capital. Ses avocats considèrent que c'est un nouveau droit à mettre en place, tout comme le droit de vote, ou le droit à l'éducation.

    À partir des années 1970, des tests ont été menés avec succès en Amérique et en Afrique. Mais c'est aujourd'hui d'une mise en oeuvre à grande échelle dont on parle en Europe. La Finlande s'y prépare, 70 % des habitants sont pour. Cette année, les Suisses doivent se prononcer par référendum sur la question malgré l'opposition de leurs parlementaires et les Néerlandais commencent donc à l'expérimenter à partir de ce mois-ci dans la ville d'Utrecht.

    Quelles sont les motivations des pays tentés par ce revenu universel de base ?

    Aux Pays-Bas, l'objectif est de lutter contre la grande pauvreté. Le revenu de 900 euros par mois sera d'ailleurs proposé non pas à tous, mais uniquement aux chômeurs et à ceux qui disposent déjà de revenus sociaux. Initialement, les promoteurs du revenu universel ont des motivations humanistes. Ils considèrent qu'ainsi l'homme ou la femme pourront prendre en main leur destin, choisir leurs activités en fonction de leurs envies et non plus de leurs besoins. Une générosité qui a aussi un sens économique.

    Le chercheur Yann Moulier-Boutang utilise la métaphore des abeilles pour mettre en évidence les bienfaits du revenu universel de base. La valeur du miel qu'elles produisent est négligeable, explique-t-il, en revanche quand elles butinent, elles jouent un rôle fondamental en transférant le pollen, et cette activité a une valeur inestimable pour l'écosystème. Le revenu de base permettrait aux hommes de dégager de nouveaux revenus, dits de pollinisation émanant d'activités non marchandes. Des revenus d'une très grande valeur, même s'il n'existe pas de marchés pour en fixer le cours.

    Si les allocataires cessent de travailler, comment financer ce revenu de base ?

    Où trouver l'argent ? C'est la question sur laquelle butent tous ceux qui veulent étendre le revenu universel de base. La Namibie fait partie des pays précurseurs qui espèrent lutter contre l'extrême pauvreté avec cet outil. Les expériences pilotes menées dans des villages à partir de 2008 ont été très concluantes, mais elles ont été financées par des dons privés. Étendre le dispositif suscite pas mal de résistances, de la part des bailleurs internationaux et de tous ceux qui redoutent de voir se répandre une culture de l'assistanat.

    En Alaska, où une forme de revenu minimum a été instaurée en 1982, c'est l'argent du pétrole qui finance le dispositif. Cependant l'expérience menée dans cet État américain démontre que l'oisiveté n'est pas une fatalité avec le revenu universel de base. Seulement 5 % des allocataires ont renoncé définitivement au travail.

    Compter sur les impôts acquittés par les autres pour financer ce nouveau droit

    C’est le calcul des économistes keynésiens. Ils ne sont pas les seuls à croire aux vertus du revenu universel de base. Les économistes libéraux s’y intéressent aussi parce qu’ils y voient un moyen de mettre un terme aux dérives de l'État providence.

    Ce revenu étant universel, plus besoin de dépenses des sommes folles dans le contrôle et dans cette perspective, il ne s'ajoute pas aux revenus sociaux existant comme l'indemnisation de chômage, l'aide familiale ou l'aide au logement, mais il les remplace, une bonne fois pour toutes. Il évite donc l’inflation des droits sociaux.


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