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    Le groupement femmes sahéliennes et développement au Burkina Faso

    Madame Maïga Haoua Drabo, présidente du groupement femmes sahéliennes et développement RFI/Sayouba Traoré

    Dans les pays du sahel, les femmes travaillent principalement dans le secteur agricole; elles représentent 60 à 80 % de la main-d’œuvre agricole et sont responsables pour 70 à 80 % de la production alimentaire. En dépit de ce que nous venons de dire, les femmes sont les plus frappées par la précarité et la pauvreté. Seulement 20 % des femmes sahéliennes ont accès aux ressources comme la terre, l’eau, les semences et les engrais. On comprend facilement pourquoi la pauvreté est essentiellement rurale, et essentiellement féminine. Pour dire les choses plus simplement, ce sont les femmes qui fournissent le plus gros du travail, et en retour elles sont les premières victimes de la pauvreté et de la faim.

    Cela, c’est la situation normale. Car la situation d’une femme au Sahel peut devenir franchement désastreuse du fait d’un accident sociologique comme un divorce ou un veuvage. Il y a déjà le traumatisme du veuvage. La femme se retrouve chef de famille avec une nombreuse progéniture, le plus souvent en bas âge. C’est-à-dire que ses enfants ne peuvent l’aider et constituent des bouches à nourrir. Elle se voit retirer la terre qu’elle exploitait avec son défunt mari. Et il lui revient désormais les dépenses de scolarité et de santé. Pourtant tous savent que l’autonomisation des femmes est un facteur indispensable dans la lutte contre la pauvreté et pour la croissance économique. Autrement dit, les campagnes africaines ne pourront pas résoudre les nombreux problèmes tant que les femmes seront maintenues dans cette situation de détresse sociale.

    Nous rendons visite aux femmes du groupement femmes sahéliennes et développement dans le village de Gondolgo, dans la périphérie de la ville de Ouahigouya au Burkina Faso. Initialement, ces femmes ont obtenu une formation au sein du centre Baasnéré de la Fédération Nationale des Groupements Naam, une organisation de producteurs présente dans 30 provinces au Burkina Faso. Dans cette unité d’appui Baasneré, les femmes bénéficient d’une formation en savonnerie, tissage, transformation des fruits et légumes, menuiserie bois et menuiserie métallique, séchage des produits alimentaires locaux. Par la suite, elles ont décidé de mettre ensemble les énergies et les maigres moyens pour créer le Groupement des Femmes Sahéliennes pour le Développement.

    Invités :
    Madame Maïga Haoua Drabo, présidente du groupement femmes sahéliennes et développement.
    Madame Kindo Risnata Ouédraogo, agent technique d’agriculture, membre du groupement femmes sahéliennes et développement.

    Madame Maïga Haoua Drabo, présidente et Madame Kindo Risnata Ouédraogo, membre du groupement femmes sahéliennes et développement. RFI/Sayouba Traoré

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