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    A la Une: les attaques terroristes au Burkina Faso

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Avec cette question ce matin dans la presse burkinabé, trois jours après la double fusillade du Splendid hôtel et du restaurant-bar Cappuccino : pourquoi ?

    « Ces attaques peuvent être perçues comme des représailles », avance le quotidien Le Pays à Ouaga. « Le Burkina abrite sur son sol des dispositifs occidentaux, explique le journal, entrant dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans l’espace sahélo-saharien. Les forces spéciales françaises, on le sait, sont stationnées sur le territoire burkinabè, à partir duquel des opérations anti-terroristes partent en direction des autres pays en cas de besoin. […] De ce point de vue, l’on peut dire que les attaques de vendredi dernier peuvent être perçues comme des représailles. »

    Autre élément d’explication, poursuit Le Pays : « les Burkinabè ont pris la résolution, depuis la chute de Blaise Compaoré, d’arrimer leur pays à la démocratie, la vraie. Et cela est en passe d’être une réalité avec les élections que le pays vient de connaître. Et les jihadistes, de toute évidence, ne peuvent pas faire bon ménage avec la démocratie. »

    Par ailleurs, souligne L’Observateur Paalga, autre quotidien burkinabé, « difficile de ne pas voir dans la multiplication des actes terroristes que le Faso subit, les conséquences de la chute de Blaise Compaoré en octobre 2014 et, plus tard, de l’incarcération de son ange-gardien Gilbert Diendéré et de Djibril Bassolé suite au coup d’Etat foireux de la mi-septembre 2015. Le régime déchu, on ne le sait que trop, qui excellait dans la libération d’otages pris dans le septentrion malien, avait en effet tissé des liens étroits sur fond de connexions mafieuses avec les seigneurs du salafisme dans le Sahelistan ; une sorte d’“accord de non-agression et de défense mutuelle”, certes problématique mais qui nous mettait à l’abri de leurs exactions. Ouagadougou était même devenue un peu leur arrière-cour où ils prenaient leurs quartiers, au grand dam du palais de Koulouba et des Maliens. Ce n’est donc pas un hasard, pointe L’Observateur Paalga, si le harcèlement jihadiste a commencé sous la Transition qui ne pouvait naturellement pas poursuivre les liaisons dangereuses qu’entretenait le système Compaoré avec cette engeance. La fragilisation de l’Etat post-insurrection a fait le reste. »

    Faire face

    En tout cas, relève pour sa part le quotidien Aujourd’hui, « c’est le premier baptême de feu, au sens propre, pour le nouveau président du Faso, Roch Kaboré, qui, 2 semaines seulement après sa prestation de serment, devra gérer ce coup dur qu’on inflige au peuple burkinabè. Roch devra désormais avoir à l’esprit que ce n’est plus une hypothèse, mais une certitude : les jihadistes ont désormais leurs pénates au Faso. Et tout comme les Français et les Maliens, les Burkinabè ne doivent pas céder en ces temps sombres ni à la peur-panique, ni renoncer à cultiver les valeurs républicaines de tolérance, de justice et de vérité. Le président du Faso devra faire face à ces terroristes qui n’ont pas renoncé à mettre les pays du Sahel sous leur contrôle par le sang. Roch trouvera les IBK, Issoufou, Deby, et Hollande en alliés. C’est la seule voie de sauvetage. »

    Qui ensuite ?

    Et puis questions et inquiétudes également dans la presse de la sous-région… A l’instar du quotidien Walfadjri au Sénégal qui s’interroge : « Abidjan ou Dakar, prochaines cibles des terroristes ? » C’est probable, répond le journal. « Le regain de violence en Afrique de l’Ouest pourrait bien ne pas s’arrêter aux frontières du Mali et du Burkina Faso. Estimant qu’Aqmi veut conserver son influence un temps disparue au profit de l’organisation Etat islamique, les pays de l’Afrique de l’Ouest alignés sur la France pourraient être les prochaines cibles. […] Aqmi veut tuer le tourisme dans ces pays, comme Daech l’a fait en Tunisie. […] Et sans doute, le Sénégal est-il menacé, soupire Walfadjri, non seulement parce qu’il est profondément impliqué et de fort belle manière dans la lutte contre le terrorisme au Mali et ailleurs, mais aussi parce qu’il est un allié sûr de la France. Tout comme la Côte d’Ivoire. »

    Enfin, mêmes inquiétudes dans la presse malienne… « Avec le Mali, le Niger et aujourd’hui le Burkina, la liste risque de s’allonger, prévient La Nouvelle Patrie. A qui le tour ? En tout cas, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, devraient fortement surveiller leurs arrières. »

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