GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 26 Juillet
Mercredi 27 Juillet
Jeudi 28 Juillet
Vendredi 29 Juillet
Aujourd'hui
Dimanche 31 Juillet
Lundi 1 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Le chômage, une exception française

    Le président François Hollande présente son plan d'urgence contre le chômage, ce lundi 18 janvier 2016 à Paris. REUTERS/Yoan Valat/Pool

      Le président François Hollande a annoncé son nouveau plan de lutte contre le chômage, ce mal endémique que la France semble incapable d'enrayer contrairement aux autres pays européens.

       

      10% de la population active est au chômage en France alors que plusieurs pays européens sont en situation de plein emploi, ou s'en approche comme l'Allemagne. Si le chômage de masse persiste plus en France que chez les voisins, c'est d'abord pour des raisons démographiques.
       
      Entre 2001 et 2015, la population française est passée de 61 à 66 millions d'habitants pendant qu'elle ne croissait que de 1 million en Allemagne. Chaque année 30% de jeunes de plus que de l'autre côté du Rhin cherchent un emploi tandis que les seniors partent de plus en plus tard en retraite.
       
      L'économie française s'est révélée incapable de créer les jobs à la hauteur de sa vitalité démographique. Pendant ces 15 ans de boum démographique, le nombre d'emplois marchands est resté stable : il y a aujourd'hui 15 millions d'emplois privés, quasiment le même chiffre qu'en 2001.
       
      En revanche, le nombre de fonctionnaires a augmenté.
       
      Plus 400 000. On touche du doigt le problème français : au coup de pouce à la création de l'emploi privé, les gouvernants ont de tout temps donné la préférence à l'emploi public, aidé, pour colmater l'hémorragie du chômage. Or c'est bien le privé qui crée du travail sur la durée.
       
      En témoignent les emplois d'avenir de François Hollande destinés aux jeunes non diplômés. 80% de ces emplois ont été fournis par le secteur non marchand. Mais d'après les premières évaluations, cet emploi aidé public débouche moins d'une fois sur 2 sur un CDI. Tandis que les 20% créés dans le privé fournissent à une large majorité un emploi stable. Entre 2013 et 2015, seulement 60 000 emplois privés ont été créés en France, contre 480 000 en Allemagne et 650 000 en Espagne.

      Nos partenaires européens ont-ils une politique économique plus adaptée ?

      L'Allemagne a longtemps contenu les salaires pour permettre à son industrie d'investir dans l'avenir. L'Espagne s'est adaptée dans l'urgence, elle a libéralisé son marché de l'emploi pour lutter contre le chômage de masse engendré par la crise de la dette. Faute d'avoir opéré une montée en gamme de son industrie, la France est aujourd'hui rattrapée par la concurrence de ses partenaires européens, d'où les plans sociaux successifs qui aggravent le chômage.

      Le coût du travail est-il un frein à l'embauche en France ?

      Le SMIC est l'un des plus élevés d'Europe, après celui du Luxembourg. Pour certains économistes, c'est un handicap sérieux pour les entreprises exportatrices. Mais cela a peu d'incidences pour les emplois non soumis à la concurrence internationale. Pour tous les emplois, les charges, les contraintes administratives sont régulièrement dénoncées par les chefs d'entreprise comme des freins à l'embauche. Le président François Hollande propose une série de mesures pour répondre à ses attentes, c'est une des dimensions de la lutte contre le chômage.

      Le président propose aussi une enveloppe de 2 milliards d’euros pour former 500 000 chômeurs.
       
      La formation a été l'une des cartes majeures utilisées dans les pays du nord de l'Europe pour lutter contre le chômage. La France n'est pas en reste, elle y consacre déjà chaque année 30 milliards d'euros. Mais pour quoi faire ? Jusqu'à maintenant les enseignements proposés correspondaient souvent aux vœux des chômeurs, mais pas nécessairement aux besoins des entreprises.
       
      En proposant des modules axés sur les emplois de demain, dans le numérique ou la transition écologique, le président change de direction, et va a priori dans le bon sens. Reste à savoir si la machine suivra. Dans ces secteurs, les besoins évoluent très vite. C'est pourquoi aux États-Unis on laisse le soin aux entreprises d'organiser la formation professionnelle.

       


      Sur le même sujet

      • Economie

        Plan pour l'emploi: la dernière bataille de François Hollande?

        En savoir plus

      1. 1
      2. 2
      3. 3
      4. ...
      5. Suivant >
      6. Dernier >
      Les émissions
      Commentaires
       
      Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.