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    Balkans: la Croatie et la Serbie peuvent-elles vraiment se réarmer?

    Des Serbes passent devant un panneau représentant Aleksandar Vucic, le leader du Parti progressiste serbe, devenu président du gouvernement de Serbie en 2014. REUTERS/Marko Djurica

    Depuis des mois, c'est à une inquiétante course aux armements que se livrent les frères rivaux croates et serbes. Le Premier ministre serbe, Aleksandar Vučić, a ainsi répété à plusieurs reprises l'intention de Belgrade d'aller « faire du shopping en Russie », tandis que les Croates affirment vouloir acheter du matériel de guerre américain. Des déclarations belliqueuses qui interviennent dans un climat régional de plus en plus tendu.

    De notre correspondant dans les Balkans,

    La visite à Belgrade du vice-Premier ministre russe, Dmitri Rogojine, a fait couler beaucoup d'encre dans les Balkans. Il est venu les poches pleines de promesses, proposant d'installer en Serbie un centre de maintenance pour hélicoptères et assurant qu'il serait possible de trouver des « arrangements » si la Belgrade décidait de s'équiper du missile sol-air S-300.

    Et dans le même temps, le Premier ministre du pays multiplie les mises en garde envers le voisin croate. « Je suis inquiet », a déclaré Aleksandar Vučić, « les missiles balistiques que la Croatie prévoit d'acheter ont une portée de 300 à 350 kilomètres, ils peuvent atteindre n'importe quelle ville de Serbie centrale ». Et d'ajouter que « la Serbie est encerclée de pays de l'Otan, alors qu'elle est militairement neutre ».

    De son côté, la Croatie espère bientôt recevoir 16 hélicoptères de combat des Etats-Unis et la presse locale a annoncé que Zagreb avait demandé à Washington la livraison de lance-roquettes multiples.

    Des ambitions militaires qui coûtent chères

    La Croatie et la Serbie ont les caisses vides. Même si les Américains se décidaient à livrer leurs lance-roquettes, Zagreb n'aurait pas l'argent pour acheter les munitions nécessaires à leur bon fonctionnement. Quant à la Serbie, elle dépenserait déjà 94 % de son budget militaire en coûts opérationnels et en salaires.

    L'armée serbe n'a pas les moyens nécessaires à la modernisation et au renouvellement de son matériel. Selon certains experts dans ce pays, le budget de l'armée lui permet tout juste, cette année, d'acheter la moitié d'un hélicoptère MI-17. D'autre part, les accords de stabilisation et d'association signés avec Bruxelles rendent délicat l'achat de matériel russe.

    Agitations nationalistes

    Ces derniers mois, les relations entre les deux pays se sont singulièrement dégradées. Au mois de septembre dernier, au plus fort de la crise des migrants, les autorités croates ont accusé leurs homologues serbes de ne rien faire pour ralentir les flux de réfugiés qui pénétraient leurs frontières.

    De son côté, le Premier ministre serbe, Aleksandar Vučić, ne perd jamais une occasion de fait vibrer la fibre patriotique de ses concitoyens pour assurer son pouvoir, notamment en jouant sur le mythe de la citadelle assiégée, menacée par de puissants ennemis. Mais de fait, même si le gouvernement serbe fait les yeux doux à Moscou, notamment en développant sa coopération militaire avec la Russie, Aleksandar Vučić a engagé son pays dans un partenariat avec l'Otan.

    Les forces serbes s'entrainent en effet régulièrement avec celles des armées occidentales de l'Alliance atlantique. Reste cependant que cette agitation nationaliste est un signal négatif envoyé aux sociétés des deux pays, alors que Croates et Serbes semblaient avoir, depuis longtemps déjà, tourné la page des guerres des années 1990.


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