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    A la Une : quelques chiffres…

    AFP

    Les journaux parlent de démographie ce matin… Le Monde, tout d’abord, nous apprend que « l’espérance de vie a reculé en 2015 » ; c’est son grand titre. « Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle, pointe le quotidien du soir. La mauvaise, c’est que l’espérance de vie a reculé en France en 2015 pour la première fois depuis 1969. La bonne, c’est qu’à ce stade, rien ne dit que ce phénomène est voué à se pérenniser. »
    Explications : « Hier, l’Insee a donc publié le bilan démographique de 2015 et, de prime abord, il tient du constat anxiogène : le nombre de décès est au plus haut depuis l’après-guerre. Les chiffres tombent, sans appel : 600 000 personnes sont décédées en France en 2015, soit 41 000 de plus qu’en 2014. Derrière cette réalité, plusieurs facteurs explicatifs sont avancés, pointe Le Monde. D’abord, le nombre important de décès est le résultat mécanique d’un vieillissement de la population. Compte tenu de l’avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom, de plus en plus de personnes arrivent en âge de mourir (au 1er janvier 2016, 18,8 % de la population avait 65 ans ou plus). » Ensuite, il y a une conjoncture défavorable avec l’épidémie de grippe ou encore la canicule de l’été dernier.

    Conséquence : l’espérance de vie des Français a donc diminué « pour s’établir respectivement à 78,9 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes, nous révèle l’Insee. »

    Mais attention, le démographe Gilles Pison, interrogé par Le Monde, met en garde : « Il ne faut pas se tromper quand on interprète cet indicateur. Cela ne veut pas dire que les enfants nés cette année vont vivre en moyenne 78,9 ans et 85 ans. C’est le nombre d’années que vivrait en moyenne une génération fictive qui connaîtrait les conditions de mortalité de 2015. »

    Y a t-il de quoi tirer la sonnette d’alarme ? Non, répond Gilles Pison : « On est en 2015 face à quelque chose de conjoncturel. Il est plus intéressant de s’intéresser aux tendances de fond. Or, si on analyse la tendance décennale, l’espérance de vie progresse d’un peu plus de deux mois en moyenne par an, sexes confondus. »

    Moins d’enfants… la faute à quoi ou à qui ?

    Autre chiffre donné par l’Insee hier, celui de la natalité. Un chiffre qui fait cette fois la Une du Figaro. – 2,3 % et le taux de fécondité est passé sous la barre des deux enfants par femme, une première depuis 2005. « Natalité, les raisons d’une chute inquiétante », titre le Figaro. Hausse des décès donc et baisse de la natalité : « 2015 apparaît ainsi comme l’année avec le solde naturel le plus faible enregistré depuis quarante ans. Fin d’un âge d’or des berceaux ou bien fluctuation insignifiante du désir d’enfant ? » Bref, la faute à quoi ou à qui ? Et bien, à François Hollande, répond le quotidien d’opposition. « Dans le tourbillon du monde, on peut trouver mille explications, objectives ou pas, à cette moindre vigueur. Mais, parmi elles, on ne saurait faire l’impasse sur les mauvais coups à répétition portés à la famille par le gouvernement depuis 2012, s’exclame Le Figaro. Si le mariage pour tous a été la priorité des socialistes, la famille, elle, a fait les frais d’une politique incohérente et inconséquente, la privant de quelque 3 milliards d’euros. (…) Baisse du quotient familial, plafonnement des allocations, diminution de la prime à la naissance, réduction des prestations de garde : l’universalité du dispositif a été mise à mal, sans améliorer le sort des foyers les plus modestes, mais en pénalisant, une fois de plus, les classes moyennes. Lesquelles, aujourd’hui, relève encore Le Figaro, reçoivent beaucoup moins en cotisant toujours autant. La gauche a sacrifié la famille au nom d’une solidarité inéquitable. »

    Cela dit, si certaines décisions politiques ont pu jouer, « les experts ne considèrent pas que le dynamisme de la démographie française est menacé, affirme La Croix. Il se maintient à un niveau élevé, " même si l’indicateur conjoncturel de fécondité passe sous la barre des 2 enfants par femme pour se situer à 1,96 ", relève l’Insee. Et rien ne permet de dire aujourd’hui que nous entrons dans une phase de baisse continue des naissances. Le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants devrait ainsi se stabiliser dans les années à venir. Quant à leur taux de fécondité, aucun élément n’indique qu’il pourrait continuer à baisser. »

    Le Journal de la Haute-Marne se veut également rassurant : « La démographie que l’on présente souvent comme l’une des cartes maîtresses de notre pays serait-elle en train de nous échapper ? Certainement pas. Les fondamentaux, comme disent les économistes, restent bons. Le taux de fécondité, en légère érosion, est toujours l’un des meilleurs d’Europe. C’est le moteur du renouvellement de la population et de son expansion. La France file allègrement vers les 67 millions d’habitants. Les mauvais chiffres de 2015 sont essentiellement conjoncturels. »

    La fin du bistrot ?

    Autre chiffre, publié cette fois par Le Parisien. Rien à voir avec la mortalité ou la natalité, quoi que… Celui des bistrots en France ! « Il faut sauver nos bistrots », s’exclame Le Parisien en première page. « Dans les années 1960, on comptait 600 000 troquets. Il en reste moins de… 35 000. (…) C’est pourtant une des cartes postales qui symbolisent la France, soupire le journal. Pour beaucoup d’étrangers, la photo d’un verre de rouge posé sur une table émaillée illustre à elle seule la vie parisienne. Les tragiques événements du 13 novembre n’ont finalement fait que renforcer cette vision de notre quotidien et l’importance que revêt le bistrot dans l’imagerie populaire de notre pays. Pourtant, les temps sont durs pour les cafés, constate donc Le Parisien. En Ile-de-France comme en régions, des milliers de petits troquets ont définitivement baissé leur rideau ces dernières années. Pour espérer s’offrir un avenir, nos zincs sont aujourd’hui dans l’obligation de se réinventer et d’offrir de nouveaux services à leurs clients. Et il y a urgence. Ils ont déjà disparu des deux tiers de nos communes. »

    Alors comment faire ? S’adapter, offrir de nouveaux services et, pourquoi pas, se faire subventionner… C’est du moins l’avis de la sociologue Josette Halégoi, interrogée par le journal : « Les bistrots sont souvent le seul lieu où l’on peut se rencontrer, fréquenter des gens issus de milieux sociaux très différents, chefs d'entreprise et ouvriers s’accoudent au même comptoir. Et puis le bar est un lieu de catharsis où l’on se défoule en disant son ras-le-bol de son patron ou du chômage sans que ça porte à conséquence. (…) Subventionner les bars me semble donc légitime, affirme la sociologue. Le café est un lieu public au même titre que le stade ou la salle de spectacle. »

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