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    A la Une: Laurent Gbagbo, un procès pour l’histoire

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

      En Côte d’Ivoire, les journaux proches du régime font surtout grand cas de la procureure gambienne de la CPI, Fatou Bensouda. Laquelle est au côté de l’ex-président à la Une du quotidien gouvernemental Fraternité Matin, qui titre sobrement « Bensouda charge, Gbagbo et Blé Goudé plaident… non coupables ».

      « Les premières bombes de Bensouda », lance en manchette Le Patriote, journal proche du président Alassane Ouattara. « Bensouda ruine les espoirs de Gbagbo et Blé Goudé », enchérit Le Nouveau Réveil. A l’inverse, le quotidien indépendant L’Inter a trouvé que les avocats de Gbagbo ont « cogn(é) Bensouda ».

      Pour L’Eléphant Déchaîné, ce procès, c’est le « dernier meeting d’un crocodile politique qui a mené toute sa vie un combat pour des idéaux démocratiques ». C’est aussi est « celui de toute la classe politique ivoirienne ». Le Nouveau Courrier s’est rendu à La Haye, où ce journal pro-Gbagbo a rencontré des Ivoiriens spécialement venus « du Portugal, de (la) Grande-Bretagne, d’Italie, d’Allemagne, d’Autriche, des pays scandinaves, mais aussi des Etats-Unis et de l’Afrique. Notamment du Ghana, de la Côte d’Ivoire ».

      Le quotidien abidjanais a trouvé la « démonstration » de la procureure Fatou Bensouda « totalement hallucinante » et dénonce ce matin la « logique de l’enfumage qui consiste à éloigner les juges de la vérité et de la réalité ». Ce journal pro-Gbagbo relève aussi qu’à l’énoncé de la déclaration liminaire de la procureure, Laurent Gbagbo a esquissé un sourire pour « marquer son étonnement », un « sourire flamboyant », (…) un « simple sourire vaut à lui tout seul… non pas un deuxième mandat, mais les 5 000 pages d’un dossier à charge mal ficelé ! », énonce Le Nouveau Courrier.

      Gbagbo : cour des grands Africains

      « Près de cinq ans après sa chute et son arrestation, l’ouverture du procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale est dans tous les esprits en Côte-d’Ivoire », constate Libération. Sur son site internet, le quotidien français publie un reportage effectué au « Terminus 47 » ainsi qu’au « Baron Bar », à deux pas de la rue Princesse (qui fut « l’une des plus célèbres d’Afrique, son animation était réputée dans tout le continent », rappelle Libé).

      C’est donc bien dans la commune de Yopougon, agglomération d’Abidjan, « fief » de Laurent Gbagbo, que s’est rendu le journal pour mesurer le ressentiment de ses « inconditionnels », qui y ont ressuscité leur « Parlement ». Ici, on vient dire son dépit, son amertume, comme cet homme qui prévient : « Vous pouvez tuer Gbagbo mais pas son esprit. Gbagbo, c’est aussi moi, c’est aussi lui, c’est nous tous ! », dit-il à Libération.

      Mais si Libé est allé à Yopougon, le site français d’informations en ligne Mediapart relève, lui, qu’à La Haye, dans sa prison, Laurent Gbagbo reçoit « énormément de visiteurs, des personnalités africaines, comme le ministre d’Etat sénégalais Amath Dansokho, des hommes politiques ivoiriens qui ne sont pas forcément de son bord politique ».

      Parmi ces derniers, l’ex-diplomate Amara Essy, qui le déclare à Mediapart : la détention de Gbagbo à La Haye « entache l’image de la Côte d’Ivoire en Afrique, où de nombreux chefs d’Etat estiment qu’il n’a fait que défendre l’intégrité territoriale de son pays ».

      L’ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères souligne qu’en prison, la popularité de Laurent Gbagbo « ne peut que grandir, comme celle de Mandela ou de Thomas Sankara, qui restent des idoles pour la jeunesse africaine, toujours en quête d’un héros. Il a aussi la sympathie de la très grande majorité des chefs d’Etat africains », dit Amara Essy à Mediapart.

      « Je constate tous les jours que nous sommes en Côte d'Ivoire sous l'emprise d'une douce dictature », ajoute cet ancien président de l’Assemblée générale des Nations unies et secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine.

      CPI : la mise en garde de Macky Sall

      Dans les colonnes de L’Express, le président sénégalais rappelle sa recommandation par lui exprimée lors du dixième anniversaire de la Cour pénale internationale : ne pas « apparaître comme une juridiction qui ne juge que des Africains : il lui faut regarder ailleurs et faire l’effort de diversifier ses dossiers », dit Macky Sall au journal français.

      Son souci, ajoute-t-il, c'est d’éviter « d’offrir aux Etats d’Afrique le prétexte de rompre avec la CPI ». Car si les « 32 » Etats africains qui en font partie la quittent, « c’est fini pour elle », prévient le successeur d’Abdoulaye Wade à la tête du Sénégal.

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