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    A la Une: l’Union africaine se dégonfle…

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

      « Comme un ballon de baudruche ! », s’exclame Le Pays au Burkina. « Peu avant le 26e sommet de l’UA, la présidente de la commission, Mme Dlamini-Zuma, avait été ferme sur la crise au Burundi, rappelle le quotidien. L’UA y déploierait une force militaire de quelque 5 000 hommes, même sans le consentement du gouvernement de Pierre Nkurunziza, avait-elle dit. Bien des observateurs avaient alors exprimé leur scepticisme quant à la réalisation de ce projet. Eh bien, ils avaient vu juste, soupire Le Pays. En effet, une coalition de chefs d’Etat emmenée par l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema et le Gambien Yahya Jammeh se sont montrés très hostiles à ce déploiement qui bafouerait à leurs yeux le principe de la souveraineté des Etats. Et comme l’UA agit sur la base du consensus, Dame Zuma peut désormais froisser son projet et le jeter à la poubelle. »

      En fait, constate encore Le Pays, « comment pouvait-il en être autrement quand on sait que cette institution, du fait de la faiblesse de certains de ses textes, est exposée aux diktats des dictateurs ? Et ils en profitent à satiété pour enfoncer chaque jour que Dieu fait les populations dans la misère, le désarroi, la faim et la violence. (…) Yahya Jammeh et Teodoro Obiang Nguema, en matière de démocratie, sont de véritables prédateurs. En aucun cas donc, ils ne peuvent se désolidariser de Nkurunziza qui, comme eux, est un militant actif de la confrérie des satrapes d’Afrique. »

      L’Observateur Paalga ne mâche pas non plus ses mots… « Rétropédalage donc de nos dirigeants qui ont conclu qu’en tout état de cause, " rien ne se fera sans le consentement de Nkurunziza ", remettant de ce fait l’intervention aux calendes burundaises. Il est vrai que sauf à être une force d’invasion, et donc ennemie, on ne voit pas trop comment les militaires africains auraient pu débarquer comme ça au Burundi sans autorisation expresse du président burundais qui a engagé cette course folle vers le précipice (et son pays avec lui) pour un malheureux troisième mandat dont il risque de ne même pas jouir en toute tranquillité. Le drame, poursuit L’Observateur, c’est que ces crises artificielles souvent créées et entretenues par des forcenés avides de pouvoir, relèguent toujours au second plan les nombreux autres soucis majeurs qui tourmentent le continent comme les questions socio-économiques ou la lutte contre le terrorisme. Et ce n’est certainement pas l’élection à la présidence en exercice de l’organisation continentale du guerrier tchadien Idriss Deby Itno, lui-même candidat à sa propre succession après 25 de règne, qui y changera quelque chose. »

      Justement, Ledjely.com s’attarde sur le cas Deby. Ce 26e sommet de l’UA a « entériné le triomphe diplomatique d’Idriss Deby Itno, relève le site d’information guinéen. Un triomphe qu’il ne tire cependant pas du caractère exemplaire de sa gouvernance économique ou d’une quelconque réussite de son approche démocratique. Le Tchad n’est pas non plus un géant qui inspirerait les autres en matière de développement socioéconomique. Le seul atout qui confère cette envergure diplomatique au président tchadien, c’est son armée, constate Ledjely, devenue par la force des choses, un allié stratégique par défaut dans la lutte contre le terrorisme. Pour lui, les choses ont changé depuis l’implication déterminante de ses troupes dans la bataille pour la libération du Nord-Mali. Ensuite, il y a eu le défi centrafricain et la lutte régionale contre Boko Haram. Autant de glorioles qui ne devraient cependant pas suffire, estime encore Ledjely.com, pour relever certains défis qui se dressent devant lui, pour cette année de magistère. »

      Le quotidien Aujourd’hui à Ouaga est plus mesuré… « En choisissant Idriss Déby comme président en exercice en remplacement de Papy Bob du Zimbabwe, les chefs d’Etat indiquent la voie pour la lutte contre le terrorisme. Le président tchadien était déjà en avant sur la croisade contre le terrorisme : ses hommes ont été au Mali, au Nigeria ; Barkhane a son siège au Tchad ; on l’a vu le 21 janvier dernier à Ouaga après les attentats terroristes ; il est le principal aiguilleur dans le G5-Sahel. C’est dire qu’à la tête de l’UA, le continent a un président qui connaît ce sujet, et dont la voix est aussi écoutée par la communauté internationale. (…) Pour ce coup-ci, donc, et vu le contexte, ce choix de Déby est judicieux, car en toute entreprise, c’est la tête qui tire toujours le corps. Et dans la lutte contre le terrorisme, le n°1 tchadien tient la route. »

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