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    A la Une: le procès Gbagbo, parole à la défense

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « La défense qui contre-attaque : les avocats de Laurent Gbagbo ont nié en bloc hier toutes les charges retenues contre l’ancien président ivoirien et ont accusé Alassane Ouattara d’avoir pris le pouvoir par “la force”, avec l’appui de la France qui aurait cherché ainsi à “punir” Laurent Gbagbo pour son engagement contre la Françafrique. »

    Fraternité Matin, proche de l’actuel pouvoir, n’y croit pas une seule seconde : « pour ce qui est de la lutte de Gbagbo contre la « Françafrique », l’argument de la défense est totalement éculé, s’exclame le journal. Nous savons tous que les entreprises françaises n’ont jamais fait d’aussi bonnes affaires en Côte d’Ivoire que sous Laurent Gbagbo. Ainsi, en toute logique, si la France avait dû choisir un candidat, elle aurait plutôt préféré celui qui défendait si bien les intérêts de ses entreprises. Cela dit, poursuit Fraternité Matin, faire de Gbagbo, un champion de la lutte contre le colonialisme ou le néocolonialisme… laissez-nous rire. On se souvient tous de son immense bonheur, lorsqu’il fut reçu en France, bien avant le début de la crise dans notre pays. Mais quoi qu’il en soit, ramener le débat sur ce terrain, c’est faire un hors-sujet. Il s’agit, dans ce procès, de savoir si Laurent Gbagbo et Blé Goudé sont bien coupables de ce qui leur est reproché ; à savoir des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Même si le mari de Simone luttait effectivement contre la « Françafrique », comme on veut nous le faire croire, cela ne l’autorisait pas à commettre les crimes dont il est accusé. »
     
    Le bihebdomadaire satirique L’Eléphant Déchainé est tout aussi circonspect : « selon la Défense donc, Gbagbo serait victime d’un complot international conçu par la France pour l’évincer parce qu’il aurait voulu mettre fin au pillage des ressources de son pays par la France, et parce qu’il a voulu créer une monnaie pour son pays. Si le destin de Gbagbo ne se jouait pas au cours de ce procès, et si la crise postélectorale n’avait pas causé autant de dégâts matériels et humains, on rirait presque d’une telle affirmation, s’exclame L’Eléphant Déchaîné. Tant il est une vérité que jamais les intérêts économiques de la France n’ont été autant protégés dans ce pays que sous la gouvernance de Laurent Gbagbo, et les entreprises françaises ne se sont jamais autant goinfrées dans ce pays que sous Laurent Gbagbo. »
     
    Doutes et questionnements…
     
    Tonalité différente pour le quotidien burkinabé L’Observateur Paalga… Pour lui, la défense de Laurent Gbagbo a fait mouche… « Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au-delà de Gbagbo et de son “bon petit” Blé Goudé, ce procès va éclabousser bien des personnes et des gouvernements, estime L’Observateur Paalga, soupçonnés d’entreprise de déstabilisation contre un régime dont le seul tort est d’avoir mis les pieds dans le plat de la “Françafrique”.[…] Pour les avocats du célèbre pensionnaire de la prison de Scheveningen, et une partie de l’opinion publique, le père fondateur du FPI n’est qu’un agneau sacrifié sur l’autel des intérêts de puissances étrangères et de leurs acolytes. La France et le Burkina Faso, notamment. »
     
    Alors, c’est vrai, reconnait L’Observateur Paalga, « on savait déjà que les auteurs du coup d’Etat raté de 2002, mais transformé en mouvement sécessionniste, Alassane Ouattara et Guillaume Soro, l’un parrain local et l’autre leader politique de la rébellion, ont été portés à bout de bras par Blaise Compaoré et son régime. […] Mais quand c’est la défense de Gbagbo qui l’affirme devant la CPI, preuve à l’appui, l’affaire prend un tout autre relief, soupire le quotidien burkinabé. C’est comme si un sceau d’authenticité venait soudain d’être apposé sur le dossier d’accusation contre notre pays. »
     
    Le site d’information Guinée Conakry Infos exprime pour sa part bien des doutes et des interrogations… « Depuis que la défense de Gbagbo est entrée en scène, écrit-il, Alassane Ouattara apparaît nettement en filigrane derrière l’argumentaire juridique, où le rôle joué par la France dans l’avènement au pouvoir de l’actuel président en 2011, aurait été d’une importance capitale. C’est comme si le pouvoir de Ouattara était rattrapé par la justice… Avec cette sortie de la défense de Gbagbo, poursuit Guinée Conakry Infos, les “faiblesses” de la Cour pénale internationale, que préside Fatou Bensouda, sont mises à nu, par le fait que ses enquêtes ont n’ont pas encore investi le camp adverse, pour y trouver toutes les complicités et présumées culpabilités pouvant justifier de son impartialité. La CPI a mis cinq ans pour amasser ses 5 300 preuves contre Laurent Gbagbo, combien de temps, lui faudra-t-il, s’interroge le site guinéen, pour accumuler celles concernant le camp Ouattara, étant connu que le mandat de la Procureure Bensouda, s’achèvera en 2021 et que, le procès en cours est programmé entre trois et quatre ans… Un questionnement qui n’oublie pas non plus que le mandat d’Alassane Ouattara se terminera en 2020. »

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