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    Liesl Louw: Nkandla, «la saga qui a marqué la présidence de Zuma»

    Liesl Louw, chercheuse à l’Institut d’études de sécurité à Pretoria. tv5.org

    En Afrique du sud, un scandale n’en finit pas… C'est celui de Nkandla, la résidence privée du chef de l’Etat, Jacob Zuma. Celui-ci est accusé d’avoir déboursé près de 15 millions d’euros d’argent public pour rénover sa résidence et notamment se construire une piscine. Après des années de bataille juridique, le président de la République sud-africaine a annoncé cette semaine qu’il était prêt à rembourser une partie de l’argent. Liesl Louw, chercheuse à l’Institut pour les études de sécurité est au micro d’Alexandra Brangeon.

    RFI : Le président Jacob Zuma semble une fois de plus embourbé dans le scandale de sa résidence privée de Nkandla. On lui reproche d’avoir utilisé des fonds publics pour rénover sa résidence. Lui rejette ces accusations. Et coup de théâtre ce mardi 2 février, il a annoncé qu’il était prêt à rembourser une partie de la somme dépensée. La question qu’on peut se poser, c’est pourquoi maintenant ?

    Liesl Louw : C’est vraiment la saga qui a marqué la présidence de Jacob Zuma autour de sa maison de Nkandla. En fait, le rapport de la médiatrice de la République est déjà sorti en mars 2014. Donc, ça fait presque 2 ans que Jacob Zuma et l’ANC [Congrès national africain] nient toute responsabilité. Mais, face à une campagne vraiment efficace de l’opposition, surtout l’EFF [Combattants pour la liberté économique] de Julius Malema, c’est quelques jours avant le procès devant la Cour constitutionnelle, mardi 9 février, que Zuma donc essaye de régler cette histoire avec une offre de payer une partie des coûts de cette maison. Mais, on se demande si ça va vraiment être assez et suffisamment efficace pour redorer son blason. C’est peut-être trop peu, trop tard.

    Il essaie donc de régler le problème avant que la Cour constitutionnelle examine l’affaire la semaine prochaine. Il y a un autre facteur qui est le discours de la Nation, jeudi prochain ?

    Absolument parce que nous avons vu en 2015 plusieurs incidents où le Parlement a été troublé par des discours des gens de Julius Malema notamment. Puis, Jacob Zuma lui-même était obligé de parler du scandale de Nkandla. Le discours de la Nation, c’est quelque chose en Afrique du Sud qui est très important, très prestigieux. Donc Jacob Zuma ne voulait pas être de nouveau dos contre le mur au sein du Parlement à cause de cette histoire de Nkandla.

    Donc il a voulu éviter une nouvelle humiliation devant le Parlement. Est-ce que c’est une victoire pour l’opposition ?

    Absolument. C’est une victoire pour l’EFF de Julius Malema, aussi pour l’Alliance démocratique, qui en fait était avec l’EFF, donc dans ce procès devant la Cour constitutionnelle. C’est une victoire et c’est surtout aussi une victoire pour la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, qui est devenue une figure de l’indépendance judiciaire et de démocratie, et de la lutte anti-corruption en Afrique du Sud. Après avoir fait son rapport sur Nkandla, Thuli Madonsela était attaquée de tous les côtés, surtout par les gens de l’ANC, en disant qu’elle n’était pas loyale à la Nation.

    Quelles sont les conséquences pour le président Jacob Zuma ? Est-ce que son image en ressort ternie ?

    Son image était déjà ternie gravement par ce scandale de Nkandla. Et maintenant, c’est un aveu que, finalement, c’était avec l’argent des contribuables que certaines améliorations ont été faites dans sa maison, notamment une piscine, un poulailler, un amphithéâtre. Dès le départ, l’ANC et Zuma disaient que non, c’est juste pour la sécurité du président. Donc c’est justifiable qu’on utilise l’argent public pour ce genre de travaux. Donc c’est un aveu de Zuma qu’effectivement, il y avait une corruption et ça fait partie d’une longue série d’évènements dans la présidence Zuma : début décembre, il a viré le ministre des Finances, deux jours après renommer un autre ancien ministre des Finances qui a choqué la Nation, ce qui était très dommageable pour son image. Donc cet incident de Nkandla vient après une série d’autres scandales, on peut dire.

    Donc ça risque de ternir l’image du président de la République et de son parti, l’ANC. Quelles pourraient être les conséquences de ça parce qu’il y a tout de même des élections dans quelques mois, des élections locales ?

    L’ANC va avoir une bataille très féroce pour garder certaines municipalités lors de ces élections. L’ANC est aussi terni par ce scandale parce que beaucoup de cadres et de hauts responsables de l’ANC ont nié qu’il y avait un cas de corruption autour de Nkandla. Ils étaient les plus virulents contre la médiatrice de la République. Donc il y aura dans les prochains jours énormément de questions qui vont être posées. On voit déjà aujourd’hui sur les réseaux sociaux beaucoup d’attaques contre l’ANC, disant que, vous nous avez menti autour de cette histoire de Nkandla en disant qu’on n’a rien à cacher, et que tout était propre et que Zuma n’est pas corrompu. Donc dans les prochains jours et les prochaines semaines, avant les élections locales, l’ANC va devoir faire une bataille électorale très efficace pour redorer son blason et pour montrer qu’il ne perd pas le soutien de la population. L’ANC reste toujours le parti largement favori, à cause aussi de son histoire, toujours l’héritage de Nelson Mandela qui revient toujours. Il n’y a pas vraiment de doute si l’ANC va perdre les élections locales, mais s’il perd beaucoup dans ces élections, ça sera vraiment un échec. Et c’est directement lié à la façon dont Jacob Zuma a géré ce pays.


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