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    A la Une: Ghislaine et Claude, éclaircie dans le brouillard

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    La Commission consultative de la Défense nationale française s’est prononcée pour une reclassification de documents confidentiels relatifs à l’assassinat de nos confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal.

    « Déclassifiez ! », lance, à Ouagadougou, le quotidien Aujourd’hui. « Qu’est-ce qui se cache donc, dans ces documents, pour que l’Hôtel de Brienne ; c’est-à-dire le ministère français de la Défense, soit autant hésitant, si ce n’est pas de la peur à lever le pied ? Il faudra que le contenu soit un tantinet explosif pour que l’Etat français en vienne à être si fébrile », remarque ce journal ouagalais. Oui, insiste-t-il, « qu’est-ce qui pourrait bien inquiéter le gouvernement Valls dans ce dossier pour que tant de précautions soient prises ? Si ce sont les terroristes qui seront inquiétés, il est évident qu’il n’y a pas là de quoi échauder un coq. A moins que ce ne soit autre chose ou quelqu’un d’autre qui craigne d’être éclaboussé par quelque souffle chaud de sable », énonce Aujourd’hui.

    Comme le relève également son confrère L’Observateur Paalga, même si « on est encore loin de connaître la vérité, […] c’est une avancée majeure qui vient d’être faite », apprécie L’Observateur Paalga. Toutefois, modère ce quotidien ouagalais, « il faut se garder de tout enthousiasme débordant dans la mesure où l’on ne connaît pas le contenu des fameux documents jusque-là frappés du sceau du secret, pour ne pas dire de la raison d’Etat ». D’autant, complète L’Observateur, que ça n’est qu’une partie de ces dossiers confidentiels qui va bientôt atterrir sur le bureau du juge d’instruction et non la totalité. Ce qui laisse penser qu’on ne saura pas tout et que ce ne sera peut-être que la partie émergée du sinistre iceberg, la vraie mine d’informations étant toujours tenue secrète. Mais c’est toujours ça de gagné ».

    Congo : Sassou contre-attaque
     
    Justice encore avec l’affaire dite des « biens mal acquis » et Denis Sassou-NGuesso qui contre-attaque. Dans le cadre de cette affaire, le président congolais a déposé en France une plainte contre X. Nous en parlions hier, jeudi 4 février, sur nos antennes. Et ce matin, la presse africaine la commente largement.

    Au Congo, le quotidien Les Dépêches de Brazzaville souligne l’intérêt de la « réplique » de Denis Sassou-NGuesso. Pour le Congo, le moment est propice de « faire valoir les avancées de toute nature qui lui permirent de se reconstruire[…] ; profiter de l’élection présiden­tielle qui approche pour démontrer l’absurdité des mensonges proférés à son encontre et […] dénoncer la désinformation systématique dont il est l’objet ».

    Et ce moment est capital car, complète le quotidien de Brazzaville, le Congo est appelé à « jouer un rôle de plus en plus important dans la prévention et la gestion des crises qui menacent la stabilité intérieure du bassin du Congo, il doit imposer le respect à ceux qui le critiquent ».

    Les Congolais, souligne Les Dépêches de Brazzaville, sont devenus « incontournables dans des domaines aussi stratégiques que la sécurité de l’Afrique centrale, la protection de l’environnement, la lutte contre les extrémismes, l’affirmation de la culture et de l’art africain », souligne Les Dépêches de Brazzaville.

    En tout cas, la plainte contre X de Denis Sassou-NGuesso est également jugée d’importance en Afrique de l’Ouest, avec, par exemple, ce commentaire du quotidien Le Pays au Burkina Faso. « La meilleure défense, c’est l’attaque, dit-on. En effet, le président congolais […] a visiblement fait sien cet adage. […] Comme on peut le deviner aisément, cette plainte vise à contester les fondements de l’enquête qui le vise. Objectif avoué de cette plainte : faire invalider non seulement le dossier du président congolais, mais aussi toute l’affaire des biens mal acquis introduite devant la justice française par Transparency international et Sherpa ».

    Alors, même si la première de ces deux ONG a qualifié cette plainte de simple « agitation », Denis Sassou-NGuesso est maintenant convaincu que « cette affaire qui lui colle à la peau risque de le poursuivre encore longtemps, d’agiter son sommeil tel un fantôme, explique encore Le Pays. En décidant de porter plainte, il caresse certainement le rêve de gêner, voire de distraire les juges, dans l’instruction de son dossier. Cette habile manœuvre de diversion, dirait-on, est aussi pour l’actuel chef de l’Etat congolais, une manière de couper l’herbe sous les pieds de ses détracteurs ».

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