GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 22 Juin
Jeudi 23 Juin
Vendredi 24 Juin
Samedi 25 Juin
Aujourd'hui
Lundi 27 Juin
Mardi 28 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Informer sous l’état d’urgence

    La liberté se meurt en toute sécurité Photo par "Nantes Révoltée" CC by-SA Nantes Révoltée

      Depuis le 14 novembre 2015, la France vit sous le régime exceptionnel de l’état d’urgence. Proclamé le soir des attentats de Paris et de Saint-Denis, il a été prorogé jusqu’au 26 février 2016 et pourrait être prolongé de nouveau pour trois mois. Le projet de loi dit « de protection de la nation », débattu depuis vendredi 5 février à l’Assemblée nationale, propose également de l’inscrire dans la Constitution. L’Atelier des Médias a choisi de s’interroger sur les conséquences de cet état d’exception, en termes de liberté de la presse et de liberté d’expression.
      Comment couvrir l’état d’urgence ? Quelles limites impose-t-il à la liberté d’expression ?

      C’est la sixième fois en France que l’état d’urgence est appliqué depuis son inscription dans la loi, en 1955. Ce dispositif, prévu en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ou de calamité publique, est dérogatoire aux libertés publiques. Son application, en 2015, vise « à renforcer les pouvoirs des autorités administratives et restreindre les libertés publiques » avec deux dispositions essentielles : les assignations à résidence de «suspects» et les perquisitions sans l’autorisation d’un juge.

      Pour aborder la dimension informationnelle de cette mesure d’exception, nous avons invité Laurent Borredon et Camille Bordenet, journalistes au Monde, ainsi qu’Adrienne Charmet-Alix, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.

      Pour une écoute de meilleure qualité, écoutez «Informer sous l’état d’urgence» sur Soundcloud.

      "Informer sous l’état d’urgence" sur Soundcloud

      Laurent Borredon et Camille Bordenet animent, depuis le 23 novembre 2015, un «observatoire de l’état d’urgence» sur le blog Vu de l’intérieur. En relatant l’application des mesures liées à l’état d’urgence, telles que les assignations à résidence et les perquisitions, ils rendent compte au quotidien de ce dispositif d’exception.

      Depuis le 14 novembre 2015, La Quadrature du Net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, recense les «joies (ou pas) de l’état d’urgence en France» et milite contre cette mesure. Ils ont publié le 27 janvier 2016, aux côtés de juristes, d’associations et d’universitaires, un document intitulé «L’urgence d’en sortir !». Le 30, ils étaient dans les rues de Paris pour manifester leur opposition à sa prolongation et son inscription dans la Constitution.

      L’Atelier des Médias a également recueilli le témoignage de Mathieu Magnaudeix, journaliste à Mediapart et auteur du billet de blog «Les Censeurs», quelques jours à peine après les attentats du 13 novembre 2015. Il y relate comment des députés socialistes ont déposé un amendement visant à réactiver une disposition de contrôle de la presse, lors des débats en Commission pour actualiser la loi sur l’état d’urgence de 1955.


      Sur le même sujet

      • France

        France: manifestation des opposants à l'état d'urgence

        En savoir plus

      • France / Terrorisme

        France: consensus politique sur l'état d'urgence

        En savoir plus

      • France

        France: Hollande veut prolonger l'état d'urgence de trois mois

        En savoir plus

      • France

        Les députés français prêts à prolonger l'état d'urgence

        En savoir plus

      1. 1
      2. 2
      3. 3
      4. ...
      5. Suivant >
      6. Dernier >
      Les émissions
      Commentaires
       
      Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.