GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 22 Septembre
Vendredi 23 Septembre
Samedi 24 Septembre
Dimanche 25 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 27 Septembre
Mercredi 28 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une: la Russie rebat les cartes en Syrie

    AFP

    C’est un tournant dans la guerre en Syrie. L’armée de Damas, appuyée par d’intenses frappes aériennes russes, est en passe de reconquérir Alep, la deuxième ville du pays, tenue par la rébellion démocratique. « Alep, offensive décisive pour le régime Assad », s’exclame Le Monde en première page. Du coup, « la diplomatie est tétanisée, constate le quotidien du soir. Le processus initié à Vienne à l’automne 2015 pour un règlement politique de la crise syrienne entre les principaux acteurs internationaux du conflit, ce processus est déjà moribond. »

    Car, explique Le Monde, « l’offensive d’ampleur lancée par le régime syrien à Alep, le 1er février, avec le soutien de la Russie et de l’Iran, n’a pas seulement condamné à l’échec les fragiles pourparlers de paix intrasyriens qui se tenaient alors à Genève sous l’égide des Nations unies. Elle a confirmé la détermination de Moscou à imposer sur le terrain les termes d’une solution politique. La perspective de sceller le sort de la rébellion à Alep encourage la Russie à aller au bout de la logique qui a sous-tendu son intervention en Syrie depuis l’automne 2015, à savoir, précise Le Monde, remettre en selle le président Bachar Al-Assad pour le poser en seule alternative aux jihadistes de l’organisation Etat islamique. Au grand dam de l’opposition et de ses soutiens étrangers, qui se trouvent à court d’arguments et de leviers face à la détermination russe. »

    « Alep, tournant de la guerre civile syrienne », renchérit Le Figaro qui constate aussi que « la progression de l’armée de Damas, appuyée par les frappes russes, bouleverse la donne militaire et diplomatique. » Moscou avance ses pions : « Imposer sa solution sur le terrain en faisant de Bachar el-Assad la seule alternative aux jihadistes de Daech, c’était précisément l’un des objectifs de Vladimir Poutine, pointe Le Figaro, lorsqu’il a envoyé son armée au secours du régime syrien, le 30 septembre. C’est la raison pour laquelle il a compromis les négociations de Genève la semaine dernière en lançant son offensive contre Alep le premier jour de la conférence. Comme Bachar el-Assad, Vladimir Poutine a toujours soutenu que l’opposition syrienne, qu’il qualifie de " terroriste ", ne pouvait faire partie de la solution en Syrie. Il lui faut donc éviter qu’elle ait son mot à dire sur l’avenir du pays, dans les enceintes diplomatiques comme sur le terrain. »

    Et puis, poursuit Le Figaro, « en s’engageant militairement en Syrie, Moscou veut prendre sa revanche sur l’adversaire américain vainqueur de la guerre froide, mais aussi affaiblir et diviser l’Europe. En reprenant le contrôle de la Syrie utile, il consolide le régime de Bachar et restaure l’influence russe au Moyen-Orient. En coupant la route de la Turquie, la Russie casse l’approvisionnement en armes de la rébellion et fait un pied de nez à Erdogan, avec qui les relations sont exécrables. »

    Pour Libération, « la chute d’Alep serait une tragédie et pas seulement pour la Syrie. Ce qui reste de crédibilité des Occidentaux est en jeu. A l’été 2013, malgré les " lignes rouges " clamées par Barack Obama, Washington avait renoncé à frapper un régime qui employait l’arme chimique contre son propre peuple. Cette dérobade a eu notamment pour conséquence d’encourager Poutine à la surenchère au Moyen-Orient ainsi qu’en Ukraine. »

    Et Libération de s’interroger : « Deux ans et demi plus tard, un Obama encore plus timoré va-t-il rester sans réagir face à l’anéantissement des forces de la coalition de l’opposition que Washington soutient aux côtés de l’Arabie saoudite et de la Turquie ? On peut le craindre, répond Libération. Des centaines de milliers de civils dans une cinquantaine de villes sont assiégés par un régime qui n’hésite pas à utiliser la famine comme arme de guerre. C’est le cas à Madaya, 40 000 habitants, pourtant tout près de la frontière libanaise. Bientôt, ce pourrait être le sort d’Alep. »

    L’UE en voie de désintégration ?

    On reste avec Libération qui s’inquiète, cette fois, du sort de l’Europe. « Le risque autoritaire », titre Libé. « Hongrie, Pologne, Slovaquie… Alors que les partis au pouvoir cèdent un à un au nationalisme ultraconservateur, l’Union européenne semble impuissante. A-t-elle les moyens de réagir ? », s’interroge le journal.

    « Manifestement, une fois qu’un pays a adhéré à l’Union, il peut tirer tant et plus sur la corde, elle reste solide, constate Libération. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, le reconnaît lui-même : " Orbán, en Hongrie, est allé jusqu’aux limites, mais il ne les a pas dépassées. " Faudra-t-il donc attendre qu’il les dépasse pour agir ?, s’agace le journal. Procédure de suspension d’un Etat et réforme des traités ne peuvent être décidées qu’à l’unanimité. Or, les populistes finissent par tous se tenir chaud. Une paralysie criminelle car, pendant ce temps-là, entre crise économique et rejet croissant des réfugiés, les partis traditionnels deviennent de plus en plus perméables aux idées de l’extrême droite et la contamination gagne l’ouest du continent. En témoigne la montée en puissance de mouvements racistes comme Pegida qui, partis d’Allemagne, essaiment maintenant en France, on l’a tristement vu à Calais samedi. Qu’attend-on pour réagir ?, s’interroge encore Libération. Il existe là une faute originelle de la construction européenne qu’il va falloir réparer très vite avant que l’Union ne se désintègre. Il en va ni plus ni moins de la paix sur le continent. »

    Une nouvelle crise financière mondiale ?

    Autre sujet d’inquiétude, économique celui-là, avec la chute des marchés… « Pourquoi la chute des marchés s’accélère », titrent Les Echos. « Les Bourses européennes sont retombées à leur plus bas niveau depuis septembre 2013, constate le quotidien économique. Face à la montée des incertitudes, les investisseurs se détournent des actifs risqués et, en premier lieu, des actions. Ils ne s’inquiètent plus seulement pour la croissance chinoise et pour les déséquilibres nés de la baisse du prix du pétrole, ils s’interrogent aussi sur les risques de récession aux Etats-Unis et sur l’éventualité d’un retour du désordre dans la zone euro. Les banques sont notamment au cœur de la tourmente, relèvent encore Les Echos. En Europe, elles ont presque perdu un quart de leur valeur en 2016, dans le sillage des banques italiennes, mais aussi grecques. De quoi rappeler de mauvais souvenirs aux marchés. »

    « Comme un air de déjà-vu…, prévient Le Figaro. Il y a huit ans, on s’inquiétait de l’exposition des banques aux crédits subprimes. Il y a quatre ans, chaque établissement devait faire l’inventaire de ses encours en Grèce. Cette année, ce sont les crédits au secteur du pétrole et du gaz qui sont passés au peigne fin. Et pour cause : la chute brutale des cours du brut est en train de provoquer de sérieux dégâts dans la filière. (…) L’éventuelle contagion du risque " oil & gas " aux banques fait partie des craintes qui alimentent aujourd’hui la déroute des marchés financiers. »

    Halte au lynchage virtuel !

    Enfin, Le Parisien part en guerre contre la violence verbale sur les réseaux sociaux. « Stop à la haine », titre le journal. « Commentaires sexistes, injures raciales, dénigrements… Les commentaires haineux affectent de plus en plus le Web, utilisé aujourd’hui par 55 millions de Français. (…) La haine déversée chaque jour sur le Net par on ne sait quels frustrés, anonymes devant leur clavier, est aussi dangereuse qu’une foule portée par la colère, prévient Le Parisien : c’est dans le monde réel que le lynchage virtuel ravage des vies, brise des carrières, écrase les plus faibles. Le harcèlement sur Internet nous concerne tous, conclut le journal. La vigilance doit donc être collective. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.