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    Le billet de 500 euros sur la sellette

    Coupures de 500 euros. Getty Images

    Le billet de 500 euros va-t-il disparaitre ? C'est le souhait de la Banque centrale européenne qui dit vouloir lutter contre le blanchiment d'argent. La question est à l’étude affirme, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE.

    La coupure de 500 euros est un outil idéal pour un mafieux. 200 billets violets, cela fait 100 000 euros, en poids c'est l'équivalent d'une plaque de beurre. Voilà de l'argent facile à transporter, qui ne laisse pas de traces. Bizarrement, au moment où les paiements en numérique se généralisent, les billets de 500 sont de plus en plus répandus. Ils représentent le tiers de la valeur des euros en circulation. Le problème c'est qu'on n'en sait guère plus sur leur usage.

    D'où leur surnom, les Ben Laden, parce que tout le monde sait qu'ils existent, mais personne ne les voit. Ils seraient courants en Russie, en Europe de l'Est, voire en Amérique latine, aux mains des narcotrafiquants.

    Les seules données disponibles concernent leur émission et elles sont parfois dérangeantes :
     
    En 2013, note Europol, la France en a émis l'équivalent de 4% de son PIB ; le Luxembourg presque deux fois son PIB, 194% ! Un montant sans rapport avec les besoins quotidiens des citoyens du Grand-Duché. Voilà les éléments qui alimentent le débat en ce moment à Francfort sur l'opportunité de supprimer ce billet suspect. Les Allemands qui ont voulu ce billet de 500 euros pour remplacer leur billet de 1 000 marks ne veulent pas en entendre parler.
     
    Car dans ce pays on est encore très attaché au paiement en liquide.
     
    Pour payer sa voiture comme pour régler son loyer. Au moment de la crise de 2008, les Allemands ont d'ailleurs promptement retiré leurs économies en coupures de 500, par crainte d'un effondrement du système. Suite aux récents attentats, le gouvernement allemand a annoncé la semaine dernière la limitation des paiements en cash à 5 000 euros maximum.
     
    En France, le seuil a été abaissé de 3 000 à 1 000 euros en septembre, sans provoquer la moindre réaction de l'opinion. Mais outre-Rhin, c'est le branlebas de combat. Le quotidien populaire Bild fait campagne contre. Avec le soutien d'une bonne partie de la classe politique et de la population. L'argent liquide c'est la liberté, c'est l'indépendance vis-à-vis de la technologie et des banques, écrit le journal.
     
    Les Allemands ont-ils raison d'avoir peur de la disparition du cash ?
     
    Ils ont en mémoire des périodes sombres de leur histoire où les billets étaient le dernier rempart de la valeur de leur argent. Et des périodes heureuses où le mark puis l'euro symbolisent leur puissance économique, une icône qu'on aime avoir à porter de main.
     
    Le nouvel environnement financier pourrait bien leur donner d'autres bonnes raisons de vouloir conserver cet accès au cash. La Banque centrale européenne pratique déjà des taux négatifs pour les dépôts des banques. Les banques qui ont de plus en plus de mal à faire des profits pourraient être tentées à leur tour de taxer les comptes courants.
     
    C'est une hypothèse régulièrement envisagée par les économistes. Si l'argent liquide venait à disparaitre, comme c'est quasiment le cas en Suède, les clients n'auront pas d'échappatoire. Ils paieront cet intérêt négatif sur leur dépôt ou ils dépenseront leur argent. Cela sera un bienfait pour l'économie, pour le retour de l'inflation, mais pas nécessairement pour le citoyen. Les Allemands ont donc raison de se méfier des bonnes intentions de la BCE et du gouvernement allemand, même si leurs motivations sont louables.


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