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    Georgie: le retour éventuel de Gazprom, une stratégie pro-russe?

    Vue panoramique de Tbilissi, capitale de la Géorgie. Vladimer Shioshvili/Flickr

    Tbilissi revient-elle à une approche pro-russe ? Le retour éventuel de Gazprom fait polémique dans l’ex-république soviétique, où le géant gazier russe est davantage perçu comme le bras armé du Kremlin que comme une entreprise commerciale. Pourtant, depuis l’automne dernier, le ministre géorgien de l’Energie, l’ancien footballeur Kakhaber Kaladze, ne cesse de promouvoir cette idée.

    De notre correspondant à Tbilissi,

    La Georgie semble revenir à une approche pro-russe, même si le gouvernement, au pouvoir depuis plus de trois ans, continue également d’approfondir ses liens avec l’Europe, voire avec l’Otan, dans la lignée de la politique ultra pro-occidentale de l'ancien président Mikheïl Saakachvili, menée de 2004 à 2012.

    Le gouvernement géorgien aurait pu faire en sorte de dégrader ces relations avec l’Ouest, mais il ne l’a pas fait. La Géorgie tente, à l’évidence, de se réconcilier avec Moscou, malgré les deux provinces séparatistes soutenues par la Russie depuis le début des années 1990 et malgré la guerre de l’été 2008.

    Un nouvel équilibre entre l'ouest et la Russie

    Le gouvernement est complètement contrôlé par Bidzina Ivanichvili, un milliardaire qui a fait fortune en Russie et qui n’occupe à ce jour aucune fonction officielle. Il mène une politique présentée comme d’équilibre entre l’Ouest et la Russie. La question du retour de Gazprom sur le marché s’inscrit dans cette logique, car aucune justification commerciale ne l'impose, malgré les dires de M. Kaladze.

    Pendant les deux mandats de Mikheïl Saakachvili, l’effort a consisté à priver le Kremlin de ses outils de pression sur le pays. Cela passait notamment par la réduction de la présence de Gazprom, soit 11 % du gaz consommé dans le pays. Et encore, cela ne portait pas sur un accord commercial, mais sur les royalties pour le passage d’un gazoduc par lequel la Russie alimente l’Arménie.

    Aujourd’hui, le gouvernement géorgien veut faire passer cette part de marché à 20 %, au motif qu’il faut diversifier ses approvisionnements et que l’Azerbaïdjan voisin n’aura pas assez de volumes pour la Géorgie en 2019, ce qui a été démenti par les autorités azéries. Quant aux volumes, ils sont dérisoires. Les 3,7 millions de Géorgiens consomment 2 milliards et demi de m3 de gaz par an.

    L'énergie, les médias et la politique concernés par cette influence russe

    Le retour de l’influence russe en Géorgie est visible dans trois domaines clés. Tout d'abord l’économie, soit essentiellement l’énergie pour le moment avec Rosneft, le géant pétrolier public russe devenu fin 2014 actionnaire d’un terminal pétrolier.

    Deuxièmement, cette présence russe se note dans les médias : non pas dans les grands médias, mais chez beaucoup de petits sites web très présents et visibles.

    Enfin, cela se voit dans les formations politiques, avec un parti qui se pose ouvertement comme pro-russe, celui d’une politicienne bien connue, Nino Bourdjanadze, ou encore le Parti des patriotes qui, bien que nationaliste voire ethno-nationaliste, est clairement aligné sur les positions de Moscou.


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