GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 16 Septembre
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
Aujourd'hui
Samedi 21 Septembre
Dimanche 22 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    A la Une: Ban Ki-Moon à Bujumbura

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Mission difficile, voire impossible, pointe le quotidien Aujourd’hui au Burkina : « lorsque le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, est descendu de l’avion qui l’a amené à Bujumbura hier, la fanfare aurait pu entonner le générique du célèbre film Mission impossible, avec Tom Cruise. En effet, la mission que s’est fixée le patron de l’ONU est pour le moins un casse-tête. […] Avec deux objectifs à atteindre : convaincre le président Pierre Nkurunziza de nouer le dialogue avec ses opposants exilés et de laisser venir une mission d’interposition de l’Union africaine. »

    « Mission difficile, mais pas impossible », tempère pour sa part le site d’information Fasozine« C’est déjà très courageux de la part du premier responsable onusien de faire le pas jusqu’à Bujumbura, la capitale burundaise qui semblait jusque-là fermée à toute offre de médiation. Le simple fait d’accepter de recevoir Ban Ki-Moon, constitue en soi un bon signe, une bonne disposition, estime Fasozine, qu’il faut exploiter à fond et avec tact pour ramener pouvoir et opposition burundais à la table des négociations. L’impasse dans laquelle les deux parties se sont enlisées n’arrange personne. Cela ne fait qu’empoisonner le climat au point de provoquer d’autres étincelles, notamment avec le voisin rwandais. »

    Moindre mal ?

    « Ban Ki-Moon en sapeur-pompier… », s’exclame Guinée Conakry Infos. Le secrétaire général de l’ONU a décidé de jouer son va-tout diplomatique, en s’engageant personnellement dans la résolution de cette crise qui n’a que trop duré ! »

    « Le locataire de la maison de verre de Manhattan parviendra-t-il à vaincre les réticences de l’ex-prof de sport, réfractaire à tout dialogue relatif à son problématique mandat et hostile à toute initiative internationale de sortie de crise ?, s’interroge pour sa partL’Observateur Paalga. On se souvient de son niet catégorique au déploiement de quelque cinq mille soldats africains. Même la délégation de haut niveau de chefs d’Etat de l’Union africaine qui devait depuis longtemps se rendre à Bujumbura semble tombée aux oubliettes. Les Burundais n’ont plus que leurs yeux pour se rendre à l’évidence, pointe le quotidien ouagalais : Nkurunziza est là, imperturbable, obligeant à composer avec lui. Avec cette crise qui a fait plusieurs centaines de morts et des centaines de milliers de déplacés, on en vient à se demander si l’ex-rebelle, par cynisme, n’a pas opté pour le pire afin de faire passer son maintien au pouvoir comme étant le moindre mal. »

    Comme avec la Syrie ?

    Le Pays, toujours au Burkina, dénonce la passivité de la communauté internationale, voire plus… « Ce n’est pas anodin si les grands de ce monde, y compris le premier responsable de l’ONU, soient obligés de se prosterner aux pieds d’un dictateur pour mendier sa grâce. C’est trop d’honneurs ! Nkurunziza est devenu une sorte de superstar qui fait courir la communauté internationale. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette situation, au-delà du Burundi, est déplorable pour la promotion de la démocratie et des droits de l’Homme dans le monde. Car, en caressant ainsi le dictateur de Bujumbura dans le sens du poil, la communauté internationale fait preuve de démission et étale toute son incapacité et son incurie. »

    Et Le Pays de s’interroger : « comment en est-on arrivé là ? C’est en grande partie à cause des atermoiements de la communauté internationale. Pour ne citer que son cas, l’Union Africaine, qui a, entre autres missions, la défense de la démocratie et de la bonne gouvernance dans ses pays membres, l’Union Africaine s’est illustrée de façon piteuse dans la gestion du dossier burundais. »

    Et finalement, relève encore Le Pays, « ce qui se passe au Burundi est un remake de l’attitude des grandes puissances en Syrie. Une fois de plus, les pays qui se présentent en chantres de la démocratie ont laissé le fantôme entrer dans la maison avant d’en refermer la porte. Ils ont laissé le mal s’installer, se développer avant de s’activer vraiment à trouver un remède alors que de son côté, Nkurunziza, lui, n’a perdu aucune seconde. Jusque-là, le président burundais a donc exploité avec une certaine habileté, les failles de l’action de la communauté internationale pour ses intérêts égoïstes. Mais à force de se croire plus rusé, conclut Le Pays, il va finir par vexer tout le monde, ce qui va acter davantage son isolement et certainement sa chute. Surtout, si de leur côté, ses opposants de tous bords, parviennent à maintenir la pression sur lui. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.