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    Maroc: Tanger Med suscite une ruée vers l’emploi

    A 40 km de Tanger, le nouveau port Tanger Med. Un port de transbordement pour les cargos porte-conteneurs en provenance d'Asie. RFI/ Mounia Daoudi

    C'est la grande réussite de la politique économique marocaine de ces dix dernières années. Tanger Med, un complexe industriel et portuaire doublé d'une zone franche est devenu l'un des ports les plus importants de la Méditerranée. Trois millions de conteneurs, 250 000 camions et deux millions de passagers y sont passés en 2015. La zone d'activité a provoqué une véritable ruée vers l'emploi. Des milliers de Marocains sont venus s'installer à Tanger, au nord du pays, pour y trouver du travail. Mais il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus.

    Sept cents entreprises sont installées dans le complexe Tanger Med. Ces industries automobiles, aéronautiques, électroniques ou textiles, emploient plus de 60 000 personnes. Pour faciliter la vie de ces industriels, Tanger Med a créé des centres de formation. Mehdi Tazi, président du directoire de Tanger Med...

    La ville de Tanger abrite aujourd'hui plus d'un million d'habitants. Sa population a doublé en dix ans. Beaucoup de jeunes venus de tout le pays pour trouver un emploi. Adelhamine Ouija Amara a 28 ans. Il est boucher de formation, mais a tout abandonné pour chercher un travail à Tanger Med... sans succès.

    « J'ai déposé mon CV à plusieurs entreprises de la zone franche, mais je n'ai jamais eu de nouvelles. J'ai postulé pour faire du câblage automobile chez Renault ou Delphi. Pour être honnête, je ne sais pas faire le câblage, mais j'ai besoin de travailler pour commencer à économiser pour mon mariage. A Tanger Med, les salaires sont bons. Un ami à moi gagne presque 400 euros par mois là-bas. Quand j'ai commencé comme garçon boucher, je gagnais 30 euros par mois, deux ans plus tard, je gagnais 80 euros ».

    Mohamed Aboud travaille chez Lear corporation, une usine de câbles automobiles. Il a un diplôme de comptabilité, mais ne trouve pas de travail dans ce secteur. 17 % des jeunes diplômés marocains sont au chômage. A Tanger, comme Mohamed, beaucoup se tournent vers l'industrie...

    « Mon salaire ne me suffit pas pour vivre. J'ai des dépenses, le loyer, le supermarché, les médicaments... S'il y a un creux dans la production ou si je prends du retard, je suis moins payé. J'ai une formation en comptabilité et je me retrouve à faire du câblage 8 à 12 heures par jour. Le travail est simple, mais il faut le faire à la chaine. Moi je voudrais être comptable. J'ai fait quatre ans d'études pour ça. Y a beaucoup de diplômés dans les usines, en comptabilité, en droit... Ils ont tous envie de trouver un autre travail ».

    Des ouvriers parfois trop diplômés, des jeunes sans qualification restés à la porte des centres de formation. C'est tout le paradoxe du marché de l'emploi à Tanger. Le taux de chômage y atteint 12% d'après le haut commissariat au Plan marocain.


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