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    A la Une: Compaoré ivoirien!

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Ce qui se murmurait depuis des jours a été finalement confirmé, relève le quotidien Aujourd’hui à Ouaga. L’ancien président du Burkina Faso, celui qui a survécu à Thomas Sankara, et qui a “régné” sur l’ancienne Haute-Volta pendant presque trente ans, est désormais ivoirien. Il a acquis la nationalité ivoirienne fin 2014. » On ne l’a appris officiellement qu’hier.

    Alors pourquoi ce changement de nationalité pour Blaise Compaoré ? Eh bien, il s’agit d’un « pare-feu judiciaire », explique Aujourd’hui. En effet, rappelle le journal, « Compaoré est sous le coup d’un mandat d’arrêt international, lancé par le téméraire Tribunal militaire burkinabé, qui veut l’entendre dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Thomas Sankara, son ancien ami, frère d’armes et camarade de Révolution. Lequel mandat international a été émis en décembre 2015. Et c’est un secret de polichinelle que de savoir que celui que l’on nommait l’enfant terrible de Ziniaré n’a aucune envie de venir répondre devant la justice de son pays. »

    Blaise Compaoré est donc désormais protégé de la justice burkinabé : la Côte d’Ivoire n’extradant pas ses ressortissants.

    Et Aujourd’hui de déplorer « le fait que Blaise Compaoré, qui a été le premier magistrat du Faso, refuse là, une occasion de venir s’expliquer sur les faits et méfaits de son interminable règne sans partage. C’est dommage, et à ce rythme, soupire encore le quotidien burkinabé, il ne faudrait pas que les Africains grimpent sur leurs grands chevaux pour cravacher la CPI, si par des pirouettes, leurs premiers responsables refusent de déférer devant les prétoires de leur pays. »

    Des relations pas franchement cordiales !

    En tout cas, cette naturalisation de Compaoré ne va sans doute arranger les affaires entre le Burkina et la Côte d’Ivoire… Le quotidien Le Pays rappelle que « c’est un secret de Polichinelle de dire que depuis la chute du régime de Blaise Compaoré, les relations entre Ouagadougou et Abidjan ont cessé d’être au beau fixe. La situation s’est aggravée avec le putsch du 16 septembre 2015 du général Diendéré et surtout avec le mandat d’arrêt lancé par la Justice militaire burkinabè contre la 2e personnalité de l’Etat ivoirien, Guillaume Soro. Depuis lors, la Côte d’Ivoire ne décolère pas et le Burkina est resté droit dans ses bottes. La posture de ce dernier semble d’autant plus justifiée, pointe Le Pays, que le pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara donne l’impression d’accorder beaucoup de bienveillance et de générosité sur son sol à tous ceux qui, mécontents de la chute de Blaise Compaoré, ont juré la perte du Burkina Faso par tous les moyens. »

    Compaoré renforce les soupçons…

    « Compaoré hors de portée de la justice », s’exclame pour sa part le site guinéen Ledjely.com. « Blaise Compaoré pourrait donc à jamais échapper à la justice de son pays. Parce que désormais revêtu de la nationalité de la Côte d’Ivoire. Mais la technique n’a pas que des bénéfices pour lui, pointe le site guinéen. Car par la même occasion, il perd non seulement l’occasion de se laver des soupçons qui lui collent à la peau, mais pire, en fuyant ainsi la justice, il donne raison à ses détracteurs. »

    En effet, poursuit Ledjely.com, « en agissant comme il vient le faire, Compaoré accrédite quelque peu tout ce qui se raconte sur lui en général, notamment son rôle dans l’assassinat de son ancien compagnon d’arme, Thomas Sankara qui demeure la tâche la plus sombre de son long règne. »

    Enfin, relève encore Ledjely.com, « Compaoré n’est pas le seul dont l’image se trouve écornée par cette manœuvre. Alassane Ouattara et l’ensemble du pouvoir ivoirien qu’il incarne aujourd’hui, eux aussi, n’en sortent certainement pas grandis. Loin s’en faut. Le président ivoirien déjà particulièrement en mauvaise posture du fait de son acharnement systématique et exclusif contre les partisans de son prédécesseur, passe désormais pour le complice d’un dictateur notoire. Lui qui ne jure que par la nécessité de la restauration de la justice, refuse cette même justice aux nombreuses victimes burkinabè de Blaise Compaoré. »

    Le fantôme de Sankara…

    Enfin, pour Guinée Conakry Infos, « ce décret de toutes les controverses au Burkina Faso est une flèche qui atteint en plein cœur les militants du Balai citoyen, qui, bien que terriblement foudroyés, ne désespèrent pas que justice soit faite un jour. Comment ? Quand ? On ne sait pas… Car tout a été fait pour enfariner les juges et permettre au “Beau Blaise” de jouir d’un exil véritablement doré. »

    Mais, prévient le site guinéen, attention au « fantôme de son ami Thomas Sankara, mort dans des conditions troubles en 1987, au cours, justement du coup d’Etat qui le porta au pouvoir. Ce fantôme-là pourrait venir troubler ses nuits. Eternellement. »

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