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    A la Une: l’implosion de la gauche

    AFP

    Cette fois, on y est… C’est le « point de rupture », s’exclameLibération. « Entre le gouvernement et sa gauche, la rupture est consommée », constate également L’Humanité. « Avis de tempête au sommet de l’Etat », lance Le Parisien.
    Tout est parti hier après-midi de cette tribune publiée par Le Monde signée Martine Aubry, mais aussi Daniel Cohn-Bendit, Benoît Hamon, l’écologiste Yannick Jadot, Axel Kahn et Michel Wieviorka, autant de personnalités engagées pour une primaire à gauche.

    « Trop, c’est trop ! » s’exclament Martine Aubry et ses camarades. « Les motifs d’insatisfaction sur les politiques menées depuis 2012 n’ont pas manqué, et nous-mêmes, comme d’autres, n’avons pas manqué d’alerter. Depuis quelques mois, ces désaccords se sont mués en une grande inquiétude. La colère populaire s’est confirmée sans appel par quatre défaites électorales successives. Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés. »

    Commentaire du Monde : « c’est une charge au vitriol et à l’arme lourde à la fois. Tout y passe, en un cinglant réquisitoire. Le pacte de responsabilité de janvier 2014 ; le 'désolant débat sur la déchéance de nationalité' ; les récentes déclarations sur l’accueil des réfugiés, faites en Allemagne par Manuel Valls ; sans oublier le projet de réforme du code du travail, 'c’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes (…). Pas ça, pas nous, pas la gauche !', hurlent les signataires. »

    La primaire !

    Alors, avalanche de réactions ce matin… Pour Libération, « au moins, les choses sont claires. Le texte signé par Martine Aubry met en pleine lumière l’affrontement de deux lignes politiques au sein de la gauche réformiste : sociale-libérale moderniste avec Manuel Valls, sociale-démocrate classique avec Martine Aubry et les autres. » Pour Libé, une seule solution : « le différend doit se régler au sein d’une primaire civilisée qui conserve ses chances à la gauche. Ce qui suppose un respect mutuel. Le gouvernement doit comprendre, par exemple, que les objections opposées au projet de loi El Khomri sont souvent justifiées et qu’en ôter les dispositions choquantes ne conduit pas au reniement. Son opposition de gauche doit admettre que l’assouplissement du marché du travail, si on l’équilibre par une avancée hardie dans le sens de la sécurité sociale professionnelle, peut contribuer à améliorer l’emploi. Le dialogue une fois rétabli, le peuple de gauche réuni dans une primaire tranchera entre les deux lignes. Difficile ? Compliqué ? Sans doute, pointe Libération. Le suicide politique est en effet plus simple. »

    Fracture…

    En tout cas, pour l’instant, la cassure est nette…
    « La sortie fracassante de Martine Aubry consacre sans doute la cassure de fait du Parti socialiste entre la gauche traditionnelle et la gauche social-libérale, pointe Le Journal de la Haute-Marne. (…) Il n’est pas dit pour autant que l’attaque en règle contre François Hollande se transforme en victoire finale pour ceux qui l’ont déclenchée. »

    « En bonne logique, et dans un jeu politique clair, le manifeste publié hier devrait être le préalable à l’implosion du PS, lance La Montagne. Le choix du moment n’est évidemment pas anodin. Aubrystes et frondeurs comptent sans doute sur une forte mobilisation de la gauche syndicale contre la réforme du code du travail et se voient comme la partie politique du dispositif qui prendra le gouvernement en tenailles. Et le Rubicon serait alors franchi. »

    La Voix du Nord renchérit : « les mots sont cinglants, échos d’une fracture qui paraît maintenant irréductible au sein de la majorité et qui va accentuer encore la pression au sein du PS pour l’organisation de primaires à gauche, que François Hollande soit candidat ou pas. »

    Quelle alternative ?

    Le « hic », pointent Les Echos, c’est que Martine Aubry et ses camarades dénoncent, certes, mais ne proposent rien… « On a du mal à voir quelle est l’alternative proposée, relève le quotidien économique. La tribune ne livre pas, en effet, de pistes très précises sur ce que pourrait être 'l’autre politique' de gauche. Un retour aux sources du début du quinquennat ? Autre chose ? Et qui pour l’incarner ? (…) Faute de débouchés très clairs, la tribune du Monde risque en réalité surtout d’affaiblir un peu plus la majorité et de faire le jeu de l’opposition qui n’en demandait pas tant. »

    En effet, s’interroge Le Républicain Lorrain, « si le premier mouvement de la conjuration a été parfaitement exécuté, qu’en sera-t-il de la suite ? Des actes, des propositions et des idées succéderont-ils aux mots ? En l’occurrence, Martine Aubry, Benoît Hamon et consorts en ont dit trop ou pas assez. Trop pour ne pas nuire au gouvernement ; pas assez pour proposer une alternative crédible. Après avoir usé de son droit d’inventaire, Martine Aubry ne pourra désormais plus se soustraire à son devoir d’inventer. »

    Enfin, pour Le Figaro, François Hollande doit passer outre… « Le chef de l’État, dont le bilan économique frise la catastrophe, serait bien inspiré d’ignorer tous ses bruyants camarades et de défendre bec et ongles ce qui pourrait être la première véritable réforme de son quinquennat. Sans doute devra-t-il affronter une intense guérilla, dont la charge de Martine Aubry n’est qu’un avant-goût. De la gauche traditionnelle aux syndicats radicaux, tout ce que la France compte de conservateurs va emboîter le pas de la nouvelle frondeuse en chef pour exiger un recul en rase campagne, au nom de la défense de notre fameux 'modèle social'. Mais, s’interroge Le Figaro, est-il encore temps, lorsqu’un chômage endémique mine jusqu’aux fondements de la société française, de se poser des questions existentielles ? »

    Chômage : baisse en trompe-l’œil ?

    Justement, le chômage a nettement baissé le mois dernier… Une baisse de 0,8% qui a surpris tout le monde. « Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a baissé de 27 900 en janvier. La plus forte diminution depuis 2007, même si une partie de l’embellie reste mystérieuse », pointe Libération.

    En effet, précise Le Parisien, « le nombre de chômeurs n’ayant pas actualisé leur dossier en janvier connaît une hausse inhabituellement forte. Or, s’ils ne déclarent pas leur situation, les demandeurs d’emploi sortent des chiffres du chômage. » Attention, donc, prévient Le Parisien, « il est fort probable que bon nombre d’étourdis frappent à nouveau à la porte de Pôle emploi en février, ce qui ferait à nouveau grimper les statistiques. »

    De toute façon, assène Le Figaro, « aucune des dernières mesures gouvernementales ne pourra porter de fruits avant plusieurs mois. D’ici là, sans rebond de la croissance, l’emploi peinera à décoller. Le régime d’assurance-chômage ne croit d’ailleurs pas à une vraie baisse du chômage… avant 2018. »
     

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