GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 18 Juillet
Vendredi 19 Juillet
Samedi 20 Juillet
Dimanche 21 Juillet
Aujourd'hui
Mardi 23 Juillet
Mercredi 24 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une : l’opposition nigérienne n’ira pas au second tour de la présidentielle

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Le président sortant, Mahamadou Issoufou, sera donc seul en finale le 20 mars prochain. L’opposition politique regroupée au sein de la COPA 2016 a en effet décidé de suspendre sa participation au processus électoral. Et ce n’est pas tout, pointe le site d’information nigérien Tamtam Infos, « la COPA a également demandé à ses représentants de se retirer de la CENI et tous ses démembrements, aux députés nationaux et aux militants des partis membres de la COPA de cesser toute activité au sein de l’Assemblée nationale et a demandé à ses militants de se mobiliser sur l’ensemble du territoire pour les éventuels mots d’ordre à venir. »

    Pourquoi cette colère de l’opposition nigérienne ? La COPA met en avant de multiples dysfonctionnements et entorses à la loi depuis le début du premier tour. En effet, précise Tamtam Infos, « hier, le président candidat Mahamadou Issoufou a pris nuitamment un décret portant convocation du corps électoral qui s’appuie sur un arrêt de la Cour constitutionnelle non publié. La COPA a également constaté qu’il n’y avait pas eu de proclamation officielle en audience solennelle de la Cour constitutionnelle du premier tour de l’élection présidentielle, les délais de recours n’ont pas été respectés, ce qui entraîne une rupture d’égalité entre les deux candidats. »

    Résultat, donc, soupire Tamtam Infos, « cette attitude musclée de l’opposition, qui intervient au moment où le président candidat a entamé sa campagne par Agadez, envenime encore plus l’atmosphère sociopolitique. En cas de refus de l’opposition de reprendre sa place, qu’en sera-t-il du processus électoral ? En tout état de cause, affirme encore le site nigérien, une médiation neutre et impartiale est souhaitable afin de sauver le processus démocratique nigérien. »

    Que veut au juste la COPA ?

    Le quotidien Aujourd’hui au Burkina voisin s’interroge : « Voilà qu’à moins de deux semaines de l’ultime combat, l’opposition nigérienne jette ce gros pavé dans le fleuve Niger, exacerbant les tensions et instaurant de facto une atmosphère crisogène sur le pays. Que veut au juste la COPA ? Nulle part, la politique de la chaise vide n’a été opérante, s’exclame le quotidien burkinabè, sauf à avoir un agenda caché. […] Que compte faire l’opposition d’ici au 20 mars ? Dans un pays où les crises politiques longues et tendues débouchent sur des pronunciamientos (des coups de force militaires), les cas Barré Maïnassara en 1996 et Salou Djibo en 2010 sont encore frais dans les mémoires. La tambouille post-électorale, pour ne pas dire pire, se profile à l’horizon. A J-11, il est encore temps que la classe politique nigérienne s’accorde sur l’essentiel, estime Aujourd’hui : sauver la paix au Niger, un pays qui a subi déjà les coups de boutoir des terroristes. Il ne faut pas y rajouter les querelles byzantines des hommes politiques. La raison prévalera-t-elle ? Espérons-le. »

    Le label démocratique du Bénin

    A la Une également, la présidentielle au Bénin… Le premier tour s’est globalement bien passé et le dernier round opposera le Premier ministre sortant Lionel Zinsou et l’homme d'affaires Patrice Talon. Le Pays au Burkina applaudit : « Avec une campagne plutôt civilisée, qui s’est passée dans le calme, un scrutin tout aussi apaisé et des résultats proclamés dans de brefs délais et incontestés jusque-là, force est de constater que le Bénin défend plutôt bien son label démocratique. On peut d’autant plus l’affirmer que malgré le soutien affiché du président sortant et du parti au pouvoir, le candidat Zinsou, qui partait avec la faveur des pronostics, ne devance que d’une courte tête son principal challenger qui, lui-même, n’a sauvé sa mise que de justesse. Cela témoigne non seulement de la transparence du scrutin, dont on n’aura pratiquement pas entendu de récrimination malgré les petites imperfections, mais aussi de la maturité du peuple béninois. »

    « Que le Bénin réussisse la performance d’une présidentielle crédible n’a rien d’étonnant, souligne L’Observateur Paalga, toujours à Ouaga. C’est quand même là-bas qu’il y a eu les premières conférences nationales souveraines, point de départ du multipartisme en Afrique ! »

    En tout cas, « la finale s’annonce serrée, pointe le quotidien ouagalais. Aucun des deux challengers n’a une avance prononcée. Sans oublier qu’il y a environ 400 000 primo-votants, laissés en rade au premier tour, dont le choix reste indéterminé. Tout dépendra aussi, sans nul doute, du faiseur de roi qu’est l’autre homme d’affaires arrivé troisième, Sébastien Ajavon, avec ses 23,03%. Il va peser lourd dans la balance électorale. L’entre-deux tours s’annonce mouvementé. »

    Prochaine émission

    À la Une: l'émotion de la presse guinéenne après la mort de Mamoudou Barry

    À la Une: l'émotion de la presse guinéenne après la mort de Mamoudou Barry
    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.