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    La catastrophe de Fukushima continue de plomber les prix de l'uranium

    Vue aérienne de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2015. REUTERS/Kyodo/Files

    Malgré la multiplication des centrales nucléaires en Chine, les groupes miniers ont renoncé à développer de nouveaux gisements d'uranium. Les projets ne sont pas rentables.

    La catastrophe de Fukushima continue de plomber les prix de l'uranium, malgré la multiplication des centrales nucléaires en Chine, en Inde, en Russie, ou en Corée du Sud. Pourtant, rien qu'en Chine, 24 réacteurs sont en construction et Pékin en projette une centaine d'autres dans les quinze ans qui viennent, pour diminuer la pollution liée au charbon. L'Inde elle aussi développe son parc nucléaire, elle a conclu un accord avec l'Australie pour s'approvisionner en uranium.

    Mais on est loin du déficit de combustible régulièrement annoncé depuis des mois. Les centrales nucléaires n'ont toujours pas redémarré au Japon. Cette perspective avait un peu réveillé le marché du « yellow cake » en 2015, mais au bout du compte, seuls deux réacteurs tournent au Japon contre 54 il y a cinq ans, les tentatives pour en relancer deux autres ayant échoué en début d'année.

    Cela signifie d'énormes stocks de combustible dans l'archipel nippon, alors que les Etats-Unis se délestent de leurs réserves. La livre d'oxyde d'uranium se vend aujourd'hui moins de 33 dollars sur le marché spot. Même si les opérateurs la paient 10 dollars plus chers dans leurs contrats à long terme avec les groupes miniers, ce n’est pas un niveau qui permet à l’extraction de l’uranium d’être rentable.

    Alors à part quelques investissements chinois, notamment en Namibie, les groupes miniers prolongent le gel des nouveaux projets, que ce soit Areva dans Imouraren au Niger ou Uranium One en Tanzanie... Même le géant canadien Cameco a suspendu l'extension à ses capacités maximales de Cigar Lake, pourtant la mine d’uranium la plus profitable au monde, en raison de sa teneur exceptionnelle.


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