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    Présidentielle au Congo-B: Claudine Munari (MUST)/ Parfait Kolelas (MCDDI)

    Claudine Munari (G) du Must et Guy Brice Parfait Kolelas (D) du MCDDI, candidats à la présidentielle congolaise du 20 mars 2016. Montage/RFI

    Au Cong-Brazzaville, dimanche prochain c'est le premier tour de la présidentielle. Neuf candidats sont en lice et RFI leur donne la parole. Ce mardi matin, les candidats sont une femme et un homme qui étaient encore au gouvernement il y a sept mois et qui sont aujourd'hui dans l'opposition. L'ancien ministre de la Fonction publique, Guy Brice Parfait Kolelas, qui préside le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral, (MCDDI),  puis l'ancienne ministre du Commerce, Claudine Munari, qui dirige le Mouvement pour l'unité, la solidarité et le travail, (MUST), répondent aux questions de RFI.

    RFI : Guy Brice Parfait Kolelas, pourquoi concourir à cette élection, alors qu’à plusieurs reprises vous avez dénoncé les conditions d’organisation du scrutin ?

    Guy Brice Parfait Kolelas : La politique de la chaise vide n’est pas bonne. De concert avec tous les membres de l’opposition nous avons décidé de [nous lancer dans la compétition] pour faire honneur à notre peuple.

    Mais que répondez-vous à ceux qui estiment que tout est joué d’avance et qu’en participant, vous vous condamnez à n’être qu’un figurant en quelque sorte ?

    Ce n’est pas joué d’avance. C’est vrai que quand on voit la Commission nationale électorale indépendante, l’opposition est très minoritaire. Mais nous, nous allons sécuriser les bureaux de vote. Notre Céni à nous, ce sera le bureau de vote. Parce que la loi dit que le dépouillement doit être public. Et nous disons au peuple congolais de veiller à ce qu’il soit là quand il y aura le dépouillement et qu’ils sortent avec les procès-verbaux qui montreront qui a gagné.

    Et quelle est la première mesure, Guy Brice parfait Kolelas, que vous prendrez si vous êtes élu ?

    La première mesure que je prendrai c’est de convoquer les assises sur la réforme de l’Etat. Ces assises me permettront de remettre à plat la Constitution congolaise et de revoir la gouvernance électorale, la gouvernance administrative, judiciaire, législative, économique. C’est un chantier qui prendra 90 jours. A partir de là, j’appellerai le peuple congolais à repartir aux urnes pour un référendum, pour mettre en place une nouvelle Constitution. Parce que ce n’est pas avec cette Constitution que nous pouvons gouverner. Elle a été votée seulement par 5 à 10 % des Congolais.

    Vous avez signé un pacte avec quatre autres candidats de l’opposition, en promettant de vous soutenir les uns les autres en cas d’entrave et de vous rassembler au second tour. Pourquoi ne pas vous unir dès le premier tour ?

    Nous avons préféré adopter la stratégie du boa. L’étreinte du boa. On pourrait essayer d’empêcher que le candidat au président sortant puisse gagner dès le premier tour. Pour cela, nous nous sommes dit que chacun doit prendre d’assaut son fief électoral, de façon à ce qu’on empêche le candidat sortant de faire le plein de voix partout.

    Et comment réagirez-vous si le président Sassou l’emporte dès le premier tour, comme il l’a promis à ses partisans ?

    Nous aussi, nous promettons que nous allons l’emporter dès le premier tour, parce que mathématiquement il est impossible qu’il gagne dès le premier tour.

    Et si malgré tout c’est ce qui se passe ?

    Il y a les recours constitutionnels pour cela. Cette justice-là a validé nos candidatures. Pendant que certains spéculaient sur nos éliminations pour des raisons factices. Nous faisons confiance en la justice.

    Le président Denis Sassou Nguesso se présente comme l’homme qui a ramené la paix au Congo. Est-ce qu’il n’a pas raison après tout ?

    La paix, Madame, ce n’est pas seulement une absence de guerre ! La paix, c’est aussi avoir à manger ! La paix c’est avoir du travail ! La paix c’est pouvoir se soigner ! Tout cela manque cruellement aux Congolais.


     

    RFI : Claudine Munari, c’est la première fois que vous vous présentez. Pourquoi cette candidature ?

    Claudine Munari : Il y a toujours une première fois. Cette candidature parce que mon pays va très mal. La pauvreté a atteint des proportions insupportables pour les familles. Je suis en train de jeter les bases d’un Congo où chacun trouvera sa part du bonheur.

    Il y a vingt ans vous étiez la directrice du cabinet Lissouba. Puis vous êtes devenue la ministre du Commerce du président Sassou. Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui disent que vous avez mené une carrière quelque peu opportuniste ?

    Oh non ! J’ai travaillé avec le président Lissouba que j’ai servi loyalement. Il y a eu la guerre, je suis allée en exil moi aussi. Au bout d’un certain temps je me suis dit : il faut que je rentre chez moi parce que ma place est au Congo. En tout cas elle n’est pas dans le XVIème arrondissement de Paris. Et dire que c’est de l’opportunisme, non, parce que quand je me suis arrivée, je me suis présentée à une élection ! J’ai été élue par les Congolais comme députée de la circonscription de Mouyondzi.

    Claudine Munari, jusqu’en août dernier vous étiez dans le gouvernement du président Sassou. Est-ce qu’aujourd’hui vous êtes crédible dans l’opposition ?

    Je suis très crédible. Quand le président a pris des décisions qui me paraissaient aller contre mon pays, c’est-à-dire changer la Constitution, j’ai dit que je ne pouvais pas participer à ce crime contre mon pays. Je suis partie ! J’ai donc posé les actes de démission. Le président de la République m’a sortie du gouvernement. Voilà.

    Aujourd’hui le président sortant fait campagne en disant qu’il sera réélu dès le premier tour. Si cela arrive, comment réagirez-vous ?

    Le peuple est souverain. Mais encore faut-il laisser le peuple s’exprimer vraiment. Si le peuple choisit monsieur Sassou et que le corps électoral le prouve, je crois que je n’aurais rien à dire. Mais si c’est des élections traficotées dans les officines, alors là, non, je ne me tairai pas.

    Est-ce que c’est dur d’être une femme quand on fait de la politique au Congo ?

    Ça vous donne certains avantages. C’est-à-dire quand vous êtes passée la première [par] une porte ouverte. Mais c’est tout. Pour le reste vous vous battez comme tout le monde !

    C’est ça. Vous ne voulez pas être cantonnée dans le rôle de l’unique femme de l’élection ?

    Non. Vraiment non, non... La candidate féminine, la larme à l’œil… Non. Il y a des problèmes sérieux qui se posent dans le pays. Et les femmes ont des problèmes sérieux ! Quand on parle de préscolaire où les enfants seront pris en compte... ça ce sont des attentions qui vont permettre à la femme de prendre encore plus pleinement sa place dans la société.

    Mais il n’y a pas que ça.

    Mais il n’y a pas que ça, non. Il y a la formation, la formation qualifiante. Parce qu’aujourd’hui on est en train d’étourdir les enfants avec la formation diplomante. Mais ce dont nous avons besoin c’est la formation qualifiante. Il faut que quand nos enfants sortent de l’école ils aient un savoir-faire. Et qu’ils produisent demain ce que nous consommons. Parce que vous voyez, en vivant de l’importation comme nous le faisons, ce sont nos emplois que nous envoyons ailleurs, notamment chez vous ! C’est pour ça qu’il faut absolument que nous arrêtions d’exporter des emplois.
    Vous savez, il y a une chose que je veux inscrire, même dans la Constitution. J’inscrirai l’obligation faite aux sociétés qui travaillent au Congo de mettre dans les cahiers des charges le transfert de technologies. Et ça, ça obligera les sociétés à avoir une intention toute particulière pour la jeunesse congolaise.

     


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