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    Présidentielle au Congo: Jean-Marie Michel Mokoko / André Okombi Salissa

    Général Jean-Marie Michel Mokoko (G) et André Okombi Salissa (D), candidats à la présidentielle du 20 mars 2016 au Congo-Brazzaville. Montage/RFI

    Dimanche prochain, le peuple du Congo-Brazzaville est appelé à élire son prochain président de la République. Neuf candidats sont en lice. Depuis mardi matin, RFI leur donne la parole. Le député André Okombi Salissa est un frondeur du parti au pouvoir PCT. Il y a huit mois, il a rompu avec le président Sassou-Nguesso et préside aujourd'hui l'IDC, l'Initiative pour la démocratie au Congo. Mais voici d'abord le général Jean-Marie Michel Mokoko. Cet ancien chef d'état-major au Congo, ancien chef de mission en Centrafrique, n'a pas de parti, mais un long parcours derrière lui. Ils sont tous deux les invités de RFI ce mercredi 16 mars 2016.

    Général Mokoko, parmi les neuf candidats, il y a deux militaires : Denis Sassou-Nguesso et vous. Est-ce un avantage d’être un militaire dans la politique congolaise ?

    Jean-Marie Michel Mokoko : Ça a au moins l’avantage, en ce qui me concerne, de bien connaître la force publique et d’avoir réfléchi à la manière de faire que la relation armée-population, armée-peuple, soit revue et corrigée.

    Voulez-vous dire que vous croyez être le seul candidat crédible face au candidat Sassou-Nguesso ?

    Ah non ! Ce serait prétentieux de ma part. C’est le résultat des urnes, bon… Je sens quand même qu’il y a autour de mon nom un certain engouement. Et moi, je suis confiant. Si nous réussissons, au niveau de tous ceux qui sont pour l’alternance démocratique dans notre pays, à mutualiser nos efforts pour sécuriser les résultats de ce scrutin, bon, je pense que j’ai mes chances.

    Une vidéo montre qu’en 2007, vous avez participé à Paris à une réunion visant à renverser le président Sassou-Nguesso par la force. N’est-ce pas compromettant pour vous ?

    Quand vous regardez cette vidéo, ce n’est pas une vidéo préparée sur la base d’un plan bien conçu. Supposons même qu’on considère que l’intention était une intention sérieuse, elle n’a pas été suivie d’une phase de matérialisation, d’exécution. Et cette vidéo date des années 2007. Pour qu’on la ressorte aujourd’hui, alors qu’à un moment nous avons eu une séance au cabinet du président de la République, je suis sorti de cette séance avec le sentiment que c’était un problème qui avait été réglé en famille. Donc, en sortant de là, lorsque nous avions visionné cet enregistrement, je n’ai pas eu le sentiment que la République avait été mise en danger, puisque après, j’ai connu des promotions, j’ai même été détaché à l’Union africaine avec l’appui des autorités de mon pays. Si c’était compromettant, c’est depuis 2007 que j’aurais été interrogé comme je le suis aujourd’hui.

    Denis Sassou-Nguesso dit que depuis son retour au pouvoir en 1997, il a ramené la paix. N’a-t-il pas raison ?

    La paix, ce n’est pas seulement l’absence d’un conflit armé. La paix, c’est aussi dans les esprits et les cœurs. La paix, aussi, c’est la bonne gouvernance. La paix, aussi, c’est d'organiser les élections dans les conditions où le peuple est assuré de ce que son vote est interprété comme il voudrait qu’on l’interprète. Or, il y a une suspicion généralisée en ce qui concerne l’organisation de ce scrutin. Le logiciel qui va calculer et afficher les résultats est un logiciel qui n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres public comme ça se passe ailleurs. On ne sait pas où se trouve le matériel informatique. J’ai entendu le président Denis Sassou-Nguesso à Pointe-Noire, dire qu’il gagnerait au premier tour. C’est impossible quand on voit la qualité de notre électorat, qui est régionaliste, où chacun a un fief, etc. Alors, qu’il dise gagner au premier tour, ça c’est une gageure et je pense que si ça devait se passer, ce serait l’objet de manipulations.

    Et comment réagirez-vous si les autorités proclament la victoire du sortant Sassou-Nguesso ?

    J’appellerai le peuple à prendre ses responsabilités, parce que sa victoire aura été volée.


    André Okombi Salissa, vous avez été ministre du président Sassou pendant près de vingt ans. Alors, les Congolais peuvent-ils vous croire quand vous dites aujourd’hui que vous êtes dans l’opposition ?

    André Okombi Salissa : Absolument ! Ils me croient, ne fut-ce qu’en regardant toute l'adhésion massive des Congolais, qui savent que M. Okombi a toujours été de toutes les batailles pour la construction de la « maison Congo ». J’ai été à la Conférence nationale, je suis de toutes les batailles pour la démocratie.

    Mais voilà trente ans que vous êtes un compagnon de route de Denis Sassou-Nguesso. Alors, beaucoup peuvent s’interroger sur votre position aujourd’hui, non ?

    J’ai été un compagnon, qui l’a accompagné, mais je ne l’accompagne pas dans l’absurde ! Quand nous avons décidé de faire la Constitution du 20 janvier 2002, nous avons pensé que pour respecter les acquis de la Conférence nationale souveraine, il fallait que l’accession au pouvoir soit pacifique et le départ du pouvoir pacifique. Et pour ce faire, l’alternance démocratique des deux mandats a été une exigence arrêtée par toute la classe politique.

    C’est-à-dire que vous avez quitté le camp de Denis Sassou-Nguesso à partir du moment où il a décidé de changer la Constitution, c’est ça ?

    Absolument ! D’ailleurs, vous savez que je suis resté très longtemps membre du PCT sans pouvoir prendre la décision d'en quitter, parce que je pensais que la raison pouvait le rattraper. Et le bon sens...

    Donc, vous êtes résolument opposé à un troisième mandat du président Sassou ?

    Totalement ! C’est quelqu’un que j’ai respecté, il a été mon parrain politique. Mais vous savez que dans la politique, il y a la parole et il y a l’honneur. Quand on jure de défendre la Constitution et de la respecter, c’est la Loi fondamentale d’un pays. Et quand on ne le fait pas, c’est un parjure. La fameuse Constitution a été votée par un simulacre de référendum, où les Congolais ne se sont pratiquement pas déplacés. Ils ont eu vite fait de publier des faux résultats. Et maintenant, tous les Congolais savent bien que M. Sassou cherchait à s’éterniser au pouvoir. Aujourd’hui, nous savons de par les urnes qu’il ne sera même pas parmi les trois premiers candidats. Tout ce que nous voulons faire, c’est qu’il sorte par la grande porte et nous prendrons les dispositions pour lui garantir une retraite apaisée.

    Votre ancien champion Denis Sassou-Nguesso annonce qu’il va gagner dès le premier tour, comme les deux fois précédentes. Si la Céni annonce un tel résultat, comment allez-vous réagir ?

    D’abord, cette Céni a été décriée par toutes les instances internationales, dont l’Union européenne. Nous n’y participons pas. En alternative, nous avons monté un comité technique électoral, chargé de collecter les vrais résultats des bureaux de vote et de les publier le cas échéant en temps réel.

    Sur le plan social, tout le monde promet l’emploi pour les jeunes. Que proposez-vous de plus que les autres candidats ?

    J’ai eu l’avantage d’être ministre de l’Emploi. J’ai promis la « congolisation » de postes. C’est-à-dire : pour toutes les compagnies qui sont dans notre pays, il y a des postes comme secrétaire, comptable, petit électricien… On n’a pas besoin de faire importer la main-d’œuvre, surtout en ce qui concerne les Chinois qui utilisent même des chauffeurs chinois dans leurs véhicules. Ça, c’est la « congolisation » des postes. J’ai aussi proposé la création d’une banque spécialisée dans le financement pour les activités des jeunes.


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