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    Présidentielle au Congo-B: Pascal Tsaty Mabiala (UPADS) / Thierry Moungalla

    Pascal Tsaty Mabiala (G) candidat de l'UPADS et Thierry Lezin Moungalla (D) responsable de la Communication du candidat Denis Sassou-Nguesso Photo Montage/RFI

    Le Congo-Brazzaville vit sa dernière journée de campagne avant le premier tour de la présidentielle qui doit se tenir après-demain dimanche 20 mars. Depuis mardi dernier, RFI donne la parole à tous les candidats. Ce matin, pour le candidat Denis Sassou Nguesso, Thierry Lézin Moungalla, responsable de la Communication du candidat-président, est l'invité de RFI. Mais commençons par le député Pascal Tsaty Mabiala. L'ancien ministre de la Défense de Pascal Lissouba est le candidat de l'UPADS, l'Union panafrica-Brazzaville.

     

    RFI : Pascal Tsaty Mabiala, pourquoi choisir de concourir, alors que vous estimez que les conditions ne sont pas réunies ?

    Pascal Tsaty Mabiala : Si nous rejetons cette élection présidentielle, qui est mal partie, qu’adviendrait-il de nous-mêmes et du pays ? On approcherait encore des affrontements ! Puisque si nous n’allons pas aux élections il faudra bien faire quelque chose ! Alors nous avons dit : 'c’est un signe d’apaisement', nous allons à cette élection ! En nous efforçant de faire en sorte que le scrutin lui-même – si les conditions de préparation ne sont pas excellentes, en tout cas pas celles que nous souhaitons, mais au moins l’organisation du scrutin – donc nous partons du jour du scrutin, et que la centralisation des résultats ne soit pas l’occasion du tripatouillage.

    Certains estiment, comme Mathias Dzon, que c’est une manière de cautionner la Nouvelle République issue du référendum d’octobre dernier, un référendum que vous aviez boycotté. Qu’est-ce que vous répondez à ça ?

    Mais qu’est-ce qu’il propose alors ? La politique de la chaise vide et puis c’est tout ? Si on était capables, nous, d’arrêter Monsieur Sassou, on le ferait ! C’est-à-dire : ou bien nous aurions les moyens avec le peuple d’aller à un boycott actif, à ce moment il y aurait un effet. Mais si c’est ne pas y aller et rester dans la maison, ça n’a pas de sens. Nous n’allons pas laisser Monsieur Sasssou tirer un penalty sans gardien ! C’est tout !

    Quelle et la première mesure que vous prendrez si vous êtes élu ?

    Aujourd’hui la crise se pose en termes social et puis en termes de crise morale. Nous nous attaquerons à ces antivaleurs qui font la honte de notre pays ! La corruption, la concussion ! Mais par quoi commencer ? C’est l’éducation. Parce que l’école est aujourd’hui un peu le terreau où prospèrent ces antivaleurs.

    Vous avez signé un pacte avec quatre autres candidats de l’opposition, promettant de vous soutenir en cas d’entrave et de vous rassembler au second tour. Pourquoi ne pas vous unir dès le premier tour ?

    Ce n’était pas possible parce que c’était trop tard. Vous savez, il y a une histoire de notre opposition. Elle n’a pas deux ans de vie. Nous avons commencé dans le cadre du Frocad pendant que certains étaient encore dans le gouvernement du président Sassou. Ils ont eu de bonnes raisons de le quitter et de nous rejoindre. Et c’est à partir de là que nous avons commencé à construire une opposition, mais qui n’avait pas encore une âme. Nous avons des idées, nous avons conçu un programme, c’est vrai, mais notre opposition n’avait pas une âme avec un chef accepté par tous, connu de tous, de l’intérieur du pays, du nord au sud. Et c’est celui-là que nous aurions pu promotionner.

    Si Denis Sassou Nguesso l’emporte dès le premier tour, comme il l’a promis à ses partisans, comment est-ce que vous réagirez ?

    Si c’est légal, si c’est légitime, si nous avons des preuves suffisantes qu’il a été élu de bonne manière, à ce moment-là, il faudrait qu’on soit aussi des Républicains et des démocrates. Mais si d’aventure nous sommes convaincus que c’est par la tricherie, nous aviserons ! Pour le moment nous invitons au calme pour ne pas réveiller les vieux démons !

    Denis Sassou Nguesso se présente comme l’homme qui a ramené la paix au Congo. Est-ce qu’il n’a pas raison après tout ?

    Attendez… La paix, la paix des âmes, oui. Mais ce que nous voulons c’est la paix pour tous. C’est la paix pour le développement. Ce que lui-même d’ailleurs a souvent utilisé par une formule bien connu des Congolais : « La paix des cœurs ». Celle-là, elle n’est pas encore ! Et c’est ça que nous voulons, nous !


     

     

    RFI : Thierry Moungalla, voilà près de vingt ans que Denis Sassou Nguesso est aux affaires et beaucoup de Congolais vivent encore sous le seuil de pauvreté. Pourquoi fera-t-il mieux dans les cinq ans qui viennent ?

    Thierry Moungalla : D’abord parce qu’il a ramené la paix. Il a reconstruit l’Etat et l’économie dans leur fondement. Et dans le mandat qui est en train de s’achever, il vient de donner les bases à travers les infrastructures de l’émergence – enfin – et c’est là la vision essentielle du prochain mandat aux yeux du président. C’est la possibilité de partager les fruits de ce développement et de l’émergence à venir, avec tous les Congolais.

    Mais comment les choses peuvent-elles aller mieux si le prix du baril de pétrole reste en dessous de 50 dollars ?

    Il y a d’abord la gestion de prudence qui est celle de l’Etat qui a accumulé un certain nombre de réserves, notamment en devises. Deuxièmement, le mandat qui arrive est qualitatif, puisque le président a promis que, chaque année, il consacrerait 25 % du budget de l’Etat aux questions d’éducation, de formation qualifiante et d’emplois. Et nous avons un grand projet qui va être installé au début du quinquennat, c’est la Couverture médicale universelle, un projet très attendu par nos compatriotes.

    Dans la nouvelle Commission électorale, l’opposition reste minoritaire et son président est toujours le même. Est-ce que cela ne donne pas des arguments à l’opposition pour crier à la fraude ?

    Ça c’est un procès d’intention parce que dire qu’on n’est pas assez représentés, c’est donc reconnaître qu’on est représentés ! Après, c’est des questions de proportions ! Donc je crois que c’est crier au loup, avant même que le loup n’apparaisse.

    Cinq candidats de l’opposition viennent de créer une commission technique qui publiera ses propres résultats au lendemain du 20 mars. Est-ce qu’il ne faut pas s’attendre à une bataille de chiffres ?

    Il faut s’attendre surtout au fait que tout ce qui est fait par cinq candidats, c’est-à-dire des personnes privées, en dehors et parallèlement aux institutions établies – consensuellement établies – toute autre démarche serait nulle et de nul effet sur le plan juridique !

    Thierry Moungalla, vous annoncez un « coup chaos », c’est-à-dire la victoire dès le premier tour. Est-ce que ça veut dire que si Denis Sassou Nguesso est mis en ballotage, ce sera vécu comme une défaite ?

    Non ! La démocratie c’est d’abord de ne pas préjuger de l’opinion et de l’avis que le peuple émet quand il vote. Maintenant, tout ce qui remonte nous indique clairement que nous nous orientons vers quelque chose qui ressemble au « coup chaos » dont vous parlez.

    Est-ce que ça veut dire que vous craignez un second tour où les cinq opposants qui ont signé une charte se rassemblent tous contre le candidat Sassou Nguesso ?

    On ne craint rien ! Il faut laisser le peuple se prononcer ! Maintenant, si tel était son désir d’aller vers un second tour, eh bien tous les candidats s’y plieront !

    Mais cet optimisme est-ce dû au fait que pour vous il n’y a pas véritablement de gens compétents parmi vos adversaires, notamment vos anciens collègues du gouvernement, et puis aussi le chef de l’UPADS et le général Mokoko ?

    Non ! Il y a des gens tout à fait estimables ! Des hommes et des femmes d’Etat ! La preuve, ils sont candidats ! La question, c’est la question de leurs projets pour le Congo. Quand j’entends un candidat sur vos antennes venir dire qu’il y a dans ce pays un fond « tribaliste » – il a dit « régionaliste », pour rester pudique – moi, je considère que celui qui voit le diable c’est qu’il est quand même plus proche du diable que de Dieu !

    Le général Mokoko n’a pas prononcé le mot ‘tribalisme’, mais le mot ‘régionalisme’.

    Oui, c’est l’euphémisme qu’il a utilisé. Mais « régionalisme » et « tribalisme » sont les deux faces de la même réalité.

     

     


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