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    Prudence des recycleurs face à la reprise du marché de la ferraille

    Le prix du minerai de fer s’est effondré, de 120 dollars la tonne il est à 50 dollars aujourd’hui. AFP/TOBIAS SCHWARZ

    L’an dernier, utiliser des déchets d’acier, de la ferraille, dans les aciéries européennes, américaines ou turques, n’était plus rentable. Les entreprises du recyclage ont souffert, elles restent prudentes face à la reprise des prix de la ferraille depuis quelques jours.

    Le regain des prix de la ferraille, de 5 à 10% ce mois-ci est-il ponctuel ou durable ? En Europe comme aux Etats-Unis, les entreprises de recyclage restent très prudentes. Il faut dire qu’elles traversent leur pire crise depuis des décennies. La ferraille qu’elles collectent dans les casses est boudée par la sidérurgie : depuis deux ans, il est plus rentable de fabriquer de l’acier en jetant du minerai de fer et du charbon dans les hauts fourneaux que de produire de l’acier à base de ferraille dans les aciéries électriques, et tant pis si cela demande deux fois plus d’énergie et que cela occasionne deux fois plus d’émissions de gaz à effet de serre, se lamente Jean-Pierre Gaudin, vice-président de Federec, la Fédération des entreprises du recyclage.

    Le prix du minerai de fer s’est effondré (de 120 dollars la tonne à 50 dollars aujourd’hui), quand la Chine a mis un coup d’arrêt à la surchauffe du secteur de la construction, gros consommateur d’acier. Les surplus de semi-produits d’acier chinois se sont déversés en Turquie et jusqu’en Europe : il était devenu plus rentable d’acheter des billettes d’acier chinois pour les transformer en ronds à béton, que d’employer de la ferraille, dont les prix se sont effondrés (150 à 160 euros la tonne, contre 230 à 240 euros il y a un an et 400 euros au milieu des années 2000).

    Le récent rebond des prix de l’acier en Chine, suite au discours des autorités de Pékin sur une possible relance des infrastructures, a mis un coup d’arrêt à cette concurrence redoutable pour les entreprises de recyclage : la Turquie s’est remise à acheter de la ferraille européenne. Une bouffée d’oxygène pour les entreprises de recyclage dont certaines, à court de trésorerie, sont rachetées par les géants du secteur De Richebourg ou Paprec.

    La petite remontée des prix de la ferraille est donc bienvenue, mais il n’est pas sûr qu’elle annonce une reprise durable de l’activité, tant les premiers clients des ferrailleurs, les aciéries européennes, sont en mauvaise passe. Malgré le rebond de la demande automobile, la sidérurgie européenne est malade et elle trouve difficilement les financements de ses achats de matières, premières ou secondaires comme la ferraille.

    Le pire cauchemar des recycleurs européens serait d’être bientôt envahis par la ferraille chinoise, que la Chine n’utilisera pas tant qu’elle aura du minerai de fer pas cher pour ses fourneaux.

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