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    Le tourisme face au défi du terrorisme

    Centre de Sousse, Tunisie Wikimedia/Tony Hisgett

    Les attentats de Bruxelles ont eu des conséquences négatives immédiates sur le secteur du tourisme européen. Comment cette industrie réagit-elle au terrorisme?

    A court terme, les attentats commis en Belgique ont un impact désastreux: annulation en série dans l'hôtellerie, le transport aérien et bien sûr chez les tours opérateurs. Dans la foulée, les actions de plusieurs acteurs-clés du secteur ont fortement reculé. C'est le cas pour Air France KLM, pour le groupe hôtelier français Accorhotels.com ou encore pour le britannique Intercontinental. Car le climat d'insécurité généré par ces nouveaux attentats ne touche pas que la capitale belge, il se propage chez les voisins. Paris, par exemple, à une heure de train en Thalys seulement de Bruxelles, pourrait être affectée également alors que la ville ne s'est pas encore remise des attentats de novembre.

    Combien de temps faut-il pour se relever d'une attaque terroriste en termes de fréquentation ?

    En moyenne treize mois, d'après l'Organisation internationale du tourisme. Évidemment ce chiffre est une moyenne, la réalité est variable. On voit bien que la Tunisie et l’Égypte sont des pays aujourd'hui complètement sinistrés en raison des attentats perpétrés régulièrement sur leur sol. La bonne nouvelle pour le secteur c'est qu'une destination touchée par un attentat se relève de plus en plus vite. New York a mis environ trois ans à retrouver la fréquentation antérieure au 11 septembre 2001, Madrid un an après les attaques contre les trains de 2004, et Londres 9 mois après les attaques dans le métro de 2005. Comme si les clients avaient appris à vivre avec cette menace au cours des quinze dernières années.

    Quelles leçons l'industrie touristique tire-t-elle de ces attentats qui se répètent de plus en plus souvent?

    D'abord on constate que plus les pays se préparent à cette menace, plus la récupération est rapide. L'Indonésie par exemple était complètement désemparée en 2002 quand des touristes ont été pris pour cible à Bali. La ville avait été vidée du jour au lendemain. Depuis, d'autres attentats ont ensanglanté l'archipel sans grand effet sur le tourisme parce que les autorités ont dorénavant mis en place des moyens et une communication adaptée. Le « faire savoir » un outil au moins aussi indispensable que les mesures de protection. Sans une large campagne pour modifier la perception d'un pays, difficile de faire revenir les visiteurs.

    Une sécurité accrue cela passe par des contrôles de plus en plus contraignants pour les touristes.

    Comment concilier les exigences de sûreté et la liberté de circulation inhérente au tourisme et à la mondialisation qui en a assuré la prospérité. C'est le défi majeur de cette industrie. Un expert du forum de Davos propose une solution digne d'un roman d'anticipation: un programme transnational pourrait accorder un statut de voyageur de confiance basé sur des informations individuelles et non sur la nationalité. Ce visa universel affranchirait les voyageurs d'un certain nombre de contrôles. Difficile d'imaginer les États approuver une telle idée au moment où ils sont en train de fermer leurs frontières. Les États renforcent les contrôles et parfois bloquent l'accès à leur espace national, par précaution face au terrorisme, et encore plus par crainte des vagues de migrations.

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