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    A la Une: terrorisme, Pâques dans le collimateur

    AFP

      Et bien à en croire Le Journal du Dimanche, la réponse est « oui ». Selon des sources anonymes « haut placées » citées par cet hebdomadaire, « la proximité de Pâques, grande fête chrétienne, fait froid dans le dos » car le caractère instable d’un explosif découvert en grande quantité, cette semaine, par police française, dans la cachette de Reda Kriket à Argenteuil, près de Paris, « sign(ait) l’imminence du passage à l’acte ».

      Selon Le JDD, Salah Abdeslam, arrêté cette semaine à Molenbeek, agglomération de Bruxelles, avait « promis » qu’il se « vengerait » et « l’un des mis en cause » a confié « hors procédure » à un de ses avocats que « le commando » projetait un « gros coup » et de « s’attaquer à une église ».

      Info ou intox ? Dans la presse magazine cette semaine, c’est en tout cas le désarroi et le doute qui transparaissent après les attentats de Bruxelles, via de sanglantes photos de passagers hagards, de wagon déchiqueté... Les magazines paraissant en fin de semaine ont, en hâte, changé leurs illustrations. Tout à l’arrestation musclée de Salah Abdeslam, les autres en étaient encore à s’interroger sur les failles de l’antiterrorisme… avant que les bombes éclatent à l’aéroport de Zaventem comme dans le métro de la capitale belge.

      A « la Une » de Marianne, le héros éternel de la bande dessinée belge, Tintin, en pleurs, visage effaré, tentant de rassurer son chien Milou d’une caresse, et cette question toute d’angoisse : « va-t-on perdre cette guerre ? »

      Le doute, donc, le désarroi, et, comme le soupire « M », le magazine hebdomadaire du journal Le Monde, cette « paralysie, cette forme de lassitude qui nous saisit tous. (Car) le cauchemar, hélas, n’est pas prêt de s’arrêter ».

      Terrorisme : Molenbeek-sur-Seine

      Et pourtant, « comment arrêter ça », c’est toute la question. Et cette question, c’est Le Figaro Magazine qui la pose « en Une ». Alors, à l’instar d’une partie de la presse française qui – nous l’évoquions ici-même hier – dénonce aujourd’hui ce qu’elle évitait d’évoquer hier, Le Fig Mag brosse cette semaine les traits du « visage du mal » et condamne le « discours officiel » qui « nous » parle d’une radicalisation « qui n’aurait rien à voir avec l’islam. Les chiens de garde du vivre-ensemble hurlent à l’islamophobie dès qu’un politique ou un intellectuel décrit la réalité comme elle est », lance Le Figaro Magazine. Et pour mieux mettre les points sur les « i », cet hebdomadaire maintient que « ce n’est pas (…) l’islam qui arrêtera l’islamisme, mais au contraire l’islam qui est le terreau de l’islamisme » ; et Le Fig Mag affirme que la France « regorge » de Molenbeek.

      Justement. Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien Dimanche, trois Français sur quatre estiment qu’« il y a l’équivalent de Molenbeek en France, dans certains quartiers ». Il faut dire que les attentats dans la capitale belge ont interpellé les consciences.

      « Bruxelles, la terreur et les larmes », lance l’hebdomadaire Le Point, qui met l’accent sur le « symbole » que représente cette métropole, « cœur » de l’Europe, dont les terroristes ont fait « depuis longtemps leur sanctuaire » et qui, pour eux, était une « cible de choix ». Ce magazine, cette semaine, s’emploie à démontrer que les « fondateurs » de ce « mouvement » terroriste ont « élaboré – fut-ce pour le pire – une vision de l’Histoire ». Les terroristes islamistes « ne lâchent rien, martèle Le Point, ni à Bruxelles ni à Bamako, encore attaquée cette semaine. En réponse, nous ne devons rien céder de nos ambitions européennes ni de notre solidarité avec l’Afrique. Cela va ensemble », insiste Le Point.

      Sarko : casse-toi, pauv’ Cour (de cass) !

      En tout cas, les attentats de Bruxelles ont occulté la décision, en France, de la Cour de cassation, qui a validé les écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy. Selon Le Journal du Dimanche, l’avocat de Nicolas Sarkozy a décidé de « saisir la Cour Européenne des droits de l’homme » pour contester l’arrêt de la Cour de cassation.

      En tout cas, cette affaire, dans laquelle l’ancien président est empêtré, conduit cette semaine le magazine L’Express à énumérer les cinq « raisons » pour lesquelles Nicolas Sarkozy devrait « renoncer » à la prochaine présidentielle. « Raisons » que l’on pourrait résumer d’une formule employée par ce journal : « non seulement les Français ne croient plus en Sarkozy, mais ils ne veulent plus de Nicolas ». Et c’est « juste avant l’été » que L’Express conseille à l’ancien président de « jeter l’éponge ».

      Ebola : les survivants

      En Afrique, l’épidémie Ebola, que l’on croyait avoir éradiquée, refait surface. Certains ont échappé à son mortel virus, mais dans quel état… Portfolio dans L’Obs consacré aux survivants de l’épidémie Ebola en Guinée. Les rescapés que l’on découvre en photos prises au village ont tous perdu des proches, terrassés par le virus, et vivent aujourd’hui dans la hantise d’une résurgence de la maladie. Voici Mamadou, 38 ans, qui a perdu sa femme et ses deux enfants lors de l’épidémie. « Comme il n’est pas tombé malade, sa famille ne croit pas au décès de ses proches et l’accuse de les avoir vendus, énonce L’Obs. Il ne peut plus dormir chez lui ». Voilà Aïssatou, 30 ans, de Tamaransi. Elle et sa famille ont « perdu une récolte. L’épidémie a commencé en mai, au pire moment, lorsque les travaux des champs commençaient ». Comme beaucoup de survivants d’Ebola, Aïssatou souffre d’uvéites, inflammation de l’œil qui altère la vision. Tous ces survivants, qui vivent « dans l’angoisse », sont à découvrir dans L’Obs.

      Ernaux : Hollande macho !

      Dans L’Obs, Annie Ernaux, qui répond à l’hebdomadaire à l’occasion de la sortie de son dernier livre, intitulé Mémoire de fille (Gallimard) – que nous ne commenterons pas ici, faute de l’avoir lu – ne se borne pas à parler littérature. L’auteur, entre autres, du Journal du dehors ou du livre Les années, parle politique pour accuser François Hollande d’être le « fossoyeur de la gauche », lui reprochant « la loi travail », le mot « sans-dents », la façon dont le président français a « martelé "guerre" à Versailles ». Mais ce qui a aussi « profondément choqué » l’écrivaine fut la façon dont il a « répudié » Valérie Trierweiler. « Là, j’ai vu que la France était vraiment un pays sexiste », dit Annie Ernaux dans L’Obs.

      Sollers : l’humour perdu du dandy lettré

      Après Annie Ernaux, le retour aussi de Philippe Sollers, qui règle ses comptes avec un autre écrivain, Laurent Binet. Et c’est dans le magazine Transfuge que l’auteur de Mouvements, son dernier livre (Gallimard), dit enfin ce qu’il a pensé de La septième fonction du langage, hilarant roman de Laurent Binet, paru l’an dernier, et dans lequel Philippe Sollers est émasculé à l’issue d’une joute spirituelle avec Humberto Eco. « Une émasculation, tout de même, dit Sollers à Transfuge, c’est très raciste, au bord du fascisme, et ça personne n’a voulu le voir, sauf » sa femme Julia Kristeva. Crypto-fasciste, Binet ? Ou crypto-irascible, Sollers ? Comme disait le poète, « Castigat ridendo mores »…

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