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    L’uberisation, mythe et réalité

    Getty Images

      Le phénomène Uber supposé avoir contaminé une multitude d'autres services se résumerait en fait pour le moment en grande partie à l'entreprise Uber. C'est la conclusion d'une récente enquête menée aux États-Unis.

      Les études sur la réalité du travail dans l'économie collaborative sont de plus en plus nombreuses, étoffées et aussi à rebours des idées en vogue sur ce nouveau type d'activité. Elles démontrent d'abord que c'est un phénomène marginal. D'après le consultant Mc Kinsey, aux États-Unis, moins de 1% de la main d'œuvre est concernée. L'enquête des économistes Alan Krueger et Lawrence Katz confirme ce chiffre. Sur le sol américain, ils ont identifié 600 000 adultes gagnant leur vie en proposant leur service via des applications. Cela représente 0,4% seulement de la main d'œuvre. Sachant que 400 000 d'entre eux sont des chauffeurs Uber, une deuxième conclusion s'impose: Uber est peut-être une vraie réussite entrepreneuriale, mais ce n'est pas encore le modèle qui se répand et bouleverse le reste, c'est en soi la part essentielle de cette économie.

      Pourtant le succès d'Uber inspire beaucoup de start-ups.

      De nombreux clones espèrent devenir des acteurs de premier plan dans leur secteur respectif. Et certains sont déjà florissants. Comme Airbnb connu dans le monde entier. Mais dans ce cas, ce n'est pas la force de travail qui est proposée en ligne, mais le capital. L'institut JP Morgan Chase a mis en évidence que 1% des adultes vivent de la gig économie aux États unis, mais seulement la moitié d'entre eux proposent leurs compétences. Les autres tirent profit de la location de leur appartement, d'une voiture ou carrément de la vente d'objets sur la toile. Il faut donc distinguer les plateformes de capital des plateformes de services. Autre conclusion: de plus en plus de personnes sont attirées par ce type d'emploi, mais c'est bien souvent un feu de paille, car la plupart y renoncent très rapidement.
       
      L'économie collaborative a du mal à recruter ?
       
      C'est ce que réalisent les start-ups nées dans le sillage de Uber. Pour des questions de coût la plupart recourent à des travailleurs indépendants. Mais quand la rémunération est faible, difficile de les fidéliser. Certaines ont donc fini par opter pour le salariat classique. D'autres ont revu les rémunérations à la hausse. Pour être viables, elles doivent trouver l'équilibre entre une offre assez bon marché pour attirer les clients et des revenus assez élevés pour motiver les personnes employées.
       
      Les succès de Uber dans le monde, de son rival Didi Kuaidi en Chine, de Blablacar en Europe, démontrent qu'il existe une vraie demande pour ce type de services. Il y a par ailleurs une technologie internet qui permet la mise en relation instantanée entre l'offre et la demande. Mais pour s'imposer, le modèle économique sera sans doute aménagé.

      Avec un statut particulier pour ces travailleurs ?

      Cette idée fait son chemin, beaucoup d'entreprises font du lobbying en ce sens pour éviter les poursuites judiciaires d'employés mécontents. Étant donné la faible proportion de personnes concernées, est-ce bien nécessaire ? 22 États américains ont déjà modifié leur législation en croyant faciliter l'essor de ce secteur habilement baptisé économie du partage. Mais au regard des chiffres sur l'emploi collaboratif aux États-Unis, ce sont surtout les intérêts d'Uber qu'ils ont servis.


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