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    Made in Algeria : la Fabrique coloniale

    Made in Algeria, janvier 2016, Mucem. Mucem/Agnès Mellon

    Le Mucem nous ouvre grand ses portes pour découvrir la conquête de l’Algérie par la cartographie. Pour la première fois, on peut voir comment les militaires de l’armée française imaginent le territoire algérien. Ces cartes, très rares, sont tout d’abord des aquarelles avec la baie d’Alger où, peu à peu, est dessiné un territoire nommé « Barbarie ».

    Début XIXème siècle, la conquête est très violente : la ville d’Alger est bombardée et détruite. Et grâce au récit de Zahia Rahmani, co-commissaire de l’exposition, on comprend que c’est à partir du débarquement du 14 Juin 1830 à Siddi Ferruch que le territoire est tracé, exploré, cartographié. Les cartographes et les peintres (les photographes de l’époque) sont encadrés par l’armée, et montrent un paysage magnifique, un pays de cocagne… mais vide de toute population. L’ image est récurrente, serait-elle le symbole du projet politique de la colonisation ? L’empire français ne considère pas l’existence de l’autre « inculte et sauvage », il vient le civiliser pour l’assimiler. Ainsi, les cartes vont se remplir de cette mission civilisatrice, en traçant toujours plus loin vers le sud. Car rien n’arrête la conquête de l’Algérie.

     

    Made in Algeria, janvier 2016, Mucem. Mucem/Agnès Mellon

    Tous nos remerciements au MUCEM et à toutes ses équipes.

    Ainsi qu’à Zahia Rahmani, co-commissaire de l’exposition Made in Algéria pour nous avoir guidé dans l’exposition, et accepté de nous confier son histoire personnelle.

    Zahia Rahmani
    Née en Algérie en 1962, elle vit à Paris et dans l'Oise.
    À Paris, elle poursuit des études de littérature et d'histoire de l'art consacrées à l'art moderne et contemporain. Après l'obtention d'une maîtrise sur Robert Rauschenberg, elle quitte la France pour travailler chez Léo Castelli à New York en 1988 et 1989. À son retour, elle termine son DEA d'esthétique et travaille dans différents lieux majeurs de l'art contemporain, tels que la Galerie nationale du Jeu de Paume, l'École des Beaux Arts de Nice et l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Elle dirige actuellement un programme de recherche à l'Institut national d'Histoire de l'art. Elle intervient, par ailleurs, dans différentes manifestations consacrées à l'art et à la littérature contemporaine sous forme de récits autobiographiques et publie des articles critiques et littéraires dans différentes revues.
    Elle a publié trois livres chez Sabine Wespieser éditeur : Moze, qui a été sélectionné pour de nombreux prix littéraires et finaliste pour le Femina en 2003, « Musulman » roman, qui a obtenu la mention spéciale du Prix Wepler en 2005 et France, récit d'une enfance en 2006.

    Les titres de cet auteur
    :

    - Moze
    - « Musulman » roman
    France, récit d'une enfance
    - « Musulman » roman (SW Poche)
    - Moze (SW Poche)
    à paraître en avril 2016 (SW POCHE), éditions Sabine Wespieser.


    Merci également au MUCEM de nous avoir autorisés à diffuser des extraits du projet sonore :
    « Mémoires partagées », une production initiée et réalisée par le MuCEM, en collaboration avec Radio Grenouille.

    Le projet du musée a été mené en partenariat avec l’AMPIL (Action Méditerranéenne pour l'insertion sociale par le logement) et avec les petits frères des Pauvres.
    http://www.mucem.org/fr/programmation/boite-memoire-paroles-de-chibanis

     

     

    L’émission est disponible en téléchargement et podcast dès samedi 16h
    Diffusion SAMEDI 13H10 T.U sur l’Afrique
    Diffusion DIMANCHE 10H10 et 21H10 sur Paris et le monde

     

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