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    «Panama papers»: la famille de David Cameron touchée par le scandale

    PanamaLeaks entache également la famille du Premier ministre britannique, David Cameron (sur la photo). Notamment son père Ian Cameron. AFP Photo / Niklas Halle'n

    Depuis hier, une immense fuite venant du Panama lève un coin du voile sur l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent. Un quotidien allemand, le Süddeutsche Zeitung, s’est procuré par une source anonyme des dizaines de milliers de documents venant d’un cabinet d’avocats du Mossack Fonseca. Ces documents décrivent les multiples entreprises enregistrées dans les paradis fiscaux pour le compte des riches et puissants de ce monde. Au total, 140 hommes politiques et officiels du monde entier y apparaissent, y compris les Premiers ministres d’Islande et du Pakistan, et les proches du président russe Vladimir Poutine. Et aussi donc Ian Cameron, le père de David Cameron.

    avec notre correspondant à Londres, Eric Albert

    Le père de David Cameron, Ian Cameron, qui est décédé en 2010, a longtemps été un client de Mossack Fonseca, l’entreprise du Panama d’où vient la fuite. Ian Cameron était un courtier, qui a fait fortune, et on savait depuis de nombreuses années qu’il avait eu recours à des paradis fiscaux dans ses affaires.

    Mais l'affaire est néanmoins embarrassante pour le premier ministre britannique. Son père avait enregistré son fonds, Blairmore Holdings, auprès de Mossack Fonseca, qui avait enregistré pour lui son fonds aux Bahamas. Là-bas, il utilisait des dizaines de prête-noms, y compris un évêque à temps partiel de l’Eglise du dieu de la Prophécie.

    Et en 2006, un prospectus destiné à l'époque aux investisseurs indiquait très clairement que le fonds était géré de façon à ne pas être taxé au Royaume-Uni, alors que Ian Cameron en était clairement le principal directeur.

     

    David Cameron avait promis de s’attaquer aux paradis fiscaux…

     

    Depuis quatre ans maintenant, le Premier ministre britannique a fait officiellement de la lutte contre l’évasion fiscale l’une de ses priorités. Mais le problème, au-delà du cas de son père, c’est que les « Panama Papers » viennent aussi rappeler une évidence : les paradis fiscaux sont en grande partie situés dans les territoires d’outre-mer britanniques et l’évasion fiscale est souvent organisée par les avocats et les fiscalistes basés à la City.

    D’ailleurs, les millions de sociétés enregistrées par Mossack Fonseca le montre. Si le premier territoire utilisé est le Panama, qui n’est bien sûr pas dans le giron britannique, la deuxième juridiction la plus utilisée ce sont les îles Vierges britanniques. Et l’une des banques qui a eu le plus recours à Mossack Fonseca est HSBC, une banque britannique.

    Il faut néanmoins reconnaître que David Cameron a réellement agi pour réduire l’évasion fiscale depuis le Royaume-Uni. En revanche, beaucoup regrettent le peu de pression qu’il a mis jusqu’à présent sur les territoires d’outre-mer qui sont sous son influence, malgré sa promesse d’agir.


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