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    Italie: «Tempa Rossa », le scandale qui risque d'ébranler Matteo Renzi

    Le Premier ministre italien, Matteo Renzi REUTERS/Eric Vidal

    Pour la première fois, depuis sa nomination à la tête de la présidence du Conseil, en février 2014, Matteo Renzi est face à un scandale qui met sur la sellette son gouvernement. Ce scandale a été baptisé Tempa Rossa, du nom d’un village de la Basilicate, région du sud de l’Italie où l’exploitation d’un gisement pétrolier devrait être facilitée grâce à un amendement de la loi de finances, adopté fin décembre 2014. Le problème est que cet amendement aurait été introduit sur pression de lobbyistes, et notamment d’un entrepreneur dans le secteur pétrolier qui n’est autre que le compagnon de l’ex-ministre du Développement économique, Federica Guidi. La ministre a démissionné le 31 mars, après la mise en examen pour trafic d’influence de son conjoint, Gianluca Gemelli, et la publication d’écoutes téléphoniques compromettantes. Depuis, la polémique ne cesse d’enfler.

    de notre correspondante à Rome,

    Rappelons le contenu de cet amendement : celui-ci donne tout pouvoir de décision au gouvernement pour débloquer des travaux dits « d’intérêts stratégiques » pour le pays. Pour le gisement pétrolifère de Tempa Rossa, découvert en 1989 et détenu à 50% par le groupe Total (en concession avec Shell et leJjaponais Mitsui), l’objectif est de permettre d’extraire 50 000 barils de pétrole par jour à partir de 2017.

    L’amendement doit aussi permettre de lancer - sans le consentement des autorités régionales concernées - les travaux pour le transport de l’hydrocarbure, via un oléoduc, jusqu’au port de Tarente dans les Pouilles. Rien d’illégal. Mais selon les enquêtes judiciaires, l’ex-ministre du Développement économique, qui sera interrogée le 7 avril, s’est laissée manœuvrer par son compagnon, associé au projet de Total et qui aurait obtenu, en échange de ses précieux services, un marché de 2,5 millions d’euros.

    Par ailleurs, la ministre pour les Réformes constitutionnelles et les Relations avec le parlement, Maria-Elena Boschi, cosignataire de l’amendement, déjà entendue une première fois par la justice, pourrait avoir eu un rôle non conforme à ses devoirs. Or, c’est une ministre-clef pour Matteo Renzi, qui la défend au point de revendiquer la paternité de l’amendement.

    Face à cette affaire complexe, comment réagit l’opposition ?

    Le Mouvement 5 étoiles accuse Renzi et ses ministres d’agir « dans l’intérêt des lobbies du pétrole et des banques », et a déjà déposé une motion de censure contre le gouvernement. De leur côté, les forces de droite et d’extrême-droite présenteront une motion de censure commune. Les motions étant séparées, elles seront votées une par une, ce qui rend improbable une chute de l’exécutif.

    Conséquence : Renzi va devoir faire face à des scrutins à haut risque. Le 17 avril, un référendum populaire sur la prolongation de l’exploitation de forages de pétrole et gaz à moins de 20 kilomètres des côtes, jusqu’à épuisement des puits, pourrait se transformer en vote de sanction contre son gouvernement.

    Promesse miraculeuse à la manière de Silvio Berlusconi

    Au mois de juin, des élections municipales vont se tenir dans des villes, comme Rome Milan et Naples, où le Parti démocrate joue sa crédibilité.

    Nul hasard donc si Matteo Renzi a annoncé, mardi 5 avril au soir, que son gouvernement souhaite augmenter de 80 euros les pensions de retraite inférieures à 1 000 euros par mois. Cette mesure qui concernerait plus de six millions de retraités vise aussi à toucher le cœur des électeurs âgés de plus de 65 ans ; soit 21,7% de la population en Italie.
     


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