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    «Panama Papers» et l’extraction de la donnée

    Le scandale «Panama Papers» continue de faire des vagues... REUTERS/Carlos Jasso

    Nous revenons avec Amaury de Rochegonde, de l’hebdomadaire Stratégies, sur l’affaire des «Panama Papers» et plus spécifiquement sur les techniques d’extraction puis d’exploitation de la donnée qui ont permis à ce scandale d’éclater à l’échelle mondiale.

    Plus que le scandale de Panama, qui éclaboussa la République en 1892 et fut mis à jour par les révélations de l’antisémite Edouard Drumont sur des politiciens et des journalistes corrompus, les « Panama Papers » rappellent les « Pentagone Papers », ces révélations par le New York Times de 7 000 pages de documents secrets sur l’implication des Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam. Mais la différence, c’est qu’il s’appuie sur la fuite d’une très grande masse de données, 11,5 millions de fichiers du cabinet Mossack Fonseca, et que comme Swissleaks et Luxleaks, deux scandales récents sur l’évasion fiscale, il dépend de nombreux journalistes pour voir le jour.

    Au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), 374 journalistes dans 76 pays ont travaillé sur ces fichiers à travers un serveur sécurisé d’échange de données. Plutôt que de faire prévaloir l’intérêt particulier d’un journal, le Süddeutsche Zeitung, qui a reçu les données d’un lanceur d’alerte, c’est une collectivité de médias qui a travaillé ensemble.

    En France, Le Monde qui a suivi le sujet pendant toute la semaine et l’émission Cash Investigation, sur France 2, avec deux journalistes de Premières lignes, ont mené leurs recherches pendant six mois. Mais comment les informations ont-elles été extraites de ces fichiers et pourquoi certains noms plutôt que d’autres ?

    Comme l’a montré un article des Echos, c’est une jeune pousse française, Linkurious, qui a aidé à dégager des enseignements de fichiers très structurés comme des comptes bancaires et des éléments plus déstructurés comme des courriels. Elle présente ensuite une « image dynamique », qui permet de connecter des éléments dans la masse de données, d’éliminer des fausses pistes à travers une « data visualisation ». On retrouve cet outil de « data journalisme » pour présenter les entreprises liées à la Société générale ou la carte des chefs d’Etats et de gouvernements impliqués.

    Le métier d’enquêteur reste le même : pour trouver, il faut chercher. Les journalistes entrent donc des noms mais c’est par ramifications qu’ils ont des informations. Wikileaks a accusé les Etats-Unis de financer les attaques « Panama Papers », à travers un consortium de journalistes partenaires de l’ICIJ. Ce qui expliquerait qu’il y ait Poutine, Xi Jinping, des banques européennes ou le pouvoir algérien – qui refuse des visas aux journalistes du Monde et de Canal+ – mais pas d’intérêts américains. D’ailleurs Obama a annoncé la réforme du paradis fiscal du Delaware deux jours avant que l’affaire n’éclate. Mais peut-être aussi que, si les Etats-Unis sont moins concernés, c’est qu’ils ont davantage fait contre le secret bancaire…


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