GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 21 Avril
Dimanche 22 Avril
Lundi 23 Avril
Mardi 24 Avril
Aujourd'hui
Jeudi 26 Avril
Vendredi 27 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    «Panama Papers» et l’extraction de la donnée

    Le scandale «Panama Papers» continue de faire des vagues... REUTERS/Carlos Jasso

    Nous revenons avec Amaury de Rochegonde, de l’hebdomadaire Stratégies, sur l’affaire des «Panama Papers» et plus spécifiquement sur les techniques d’extraction puis d’exploitation de la donnée qui ont permis à ce scandale d’éclater à l’échelle mondiale.

    Plus que le scandale de Panama, qui éclaboussa la République en 1892 et fut mis à jour par les révélations de l’antisémite Edouard Drumont sur des politiciens et des journalistes corrompus, les « Panama Papers » rappellent les « Pentagone Papers », ces révélations par le New York Times de 7 000 pages de documents secrets sur l’implication des Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam. Mais la différence, c’est qu’il s’appuie sur la fuite d’une très grande masse de données, 11,5 millions de fichiers du cabinet Mossack Fonseca, et que comme Swissleaks et Luxleaks, deux scandales récents sur l’évasion fiscale, il dépend de nombreux journalistes pour voir le jour.

    Au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), 374 journalistes dans 76 pays ont travaillé sur ces fichiers à travers un serveur sécurisé d’échange de données. Plutôt que de faire prévaloir l’intérêt particulier d’un journal, le Süddeutsche Zeitung, qui a reçu les données d’un lanceur d’alerte, c’est une collectivité de médias qui a travaillé ensemble.

    En France, Le Monde qui a suivi le sujet pendant toute la semaine et l’émission Cash Investigation, sur France 2, avec deux journalistes de Premières lignes, ont mené leurs recherches pendant six mois. Mais comment les informations ont-elles été extraites de ces fichiers et pourquoi certains noms plutôt que d’autres ?

    Comme l’a montré un article des Echos, c’est une jeune pousse française, Linkurious, qui a aidé à dégager des enseignements de fichiers très structurés comme des comptes bancaires et des éléments plus déstructurés comme des courriels. Elle présente ensuite une « image dynamique », qui permet de connecter des éléments dans la masse de données, d’éliminer des fausses pistes à travers une « data visualisation ». On retrouve cet outil de « data journalisme » pour présenter les entreprises liées à la Société générale ou la carte des chefs d’Etats et de gouvernements impliqués.

    Le métier d’enquêteur reste le même : pour trouver, il faut chercher. Les journalistes entrent donc des noms mais c’est par ramifications qu’ils ont des informations. Wikileaks a accusé les Etats-Unis de financer les attaques « Panama Papers », à travers un consortium de journalistes partenaires de l’ICIJ. Ce qui expliquerait qu’il y ait Poutine, Xi Jinping, des banques européennes ou le pouvoir algérien – qui refuse des visas aux journalistes du Monde et de Canal+ – mais pas d’intérêts américains. D’ailleurs Obama a annoncé la réforme du paradis fiscal du Delaware deux jours avant que l’affaire n’éclate. Mais peut-être aussi que, si les Etats-Unis sont moins concernés, c’est qu’ils ont davantage fait contre le secret bancaire…


    Sur le même sujet

    • Culture / Panama Papers

      Un Modigliani spolié surgit dans les «Panama Papers»

      En savoir plus

    • Accents du monde

      Le scandale des Panama Papers

      En savoir plus

    • Revues de presse des Balkans

      A la Une: Panama Papers, la liste serbe

      En savoir plus

    • Evasion fiscale

      «Panama Papers»: quand les Américains brillent par leur absence

      En savoir plus

    • Kretinsky, le nouveau roi tchèque des médias

      Kretinsky, le nouveau roi tchèque des médias

      Un groupe tchèque, CMI, fait son apparition dans le paysage des médias français avec l’acquisition annoncée de nombreux radios et magazines …

    • Images «Macron-compatibles»

      Images «Macron-compatibles»

      La communication d’Emmanuel Macron et des dernières nominations de Fabrice Fries à l’Agence France Presse et de Sybile Veil à Radio France, …

    • La nouvelle Voix de la Chine

      La nouvelle Voix de la Chine

      En Chine, les réformes engagées sur les médias et le renforcement du contrôle de l’information après la décision du Parlement …

    • Le mythe de la neutralité des plateformes

      Le mythe de la neutralité des plateformes

      La question de la confidentialité des plateformes Internet est toujours posée. Facebook ou Telegram ne sont pas des acteurs mondiaux tout à fait …

    • Mediapart bien seul avec ses infos sur Sarkozy

      Mediapart bien seul avec ses infos sur Sarkozy

      La Chronique des médias revient ce samedi sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy, qui accrédite la thèse du financement libyen de la campagne du …

    • National Geographic, une vision blanche

      National Geographic, une vision blanche

      National Geographic a fait cette semaine un singulier mea culpa en expliquant comment ils avaient contribuer à entretenir pendant des décennies des clichés …

    • Fake news, une loi contre la vitesse

      Fake news, une loi contre la vitesse

      Dans les prochains jours à l'Assemblée nationale, sera votée une loi sur les fake news.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.