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    L’agriculture européenne craint l’accord entre l'UE et le Mercosur

    Les éleveurs français soulignent le « non-sens » qu’aurait une augmentation des quotas sud-américains alors que la consommation de viande rouge s’est effondrée de 27% en 10 ans. Photo : une boucherie dans le sud de la France. REUTERS/Eric Gaillard

    L’accord de libre-échange entre l’Europe et les pays latino-américains du Mercosur n’a jamais semblé aussi proche. Mais les produits agricoles, et particulièrement le bœuf, restent un obstacle.

    L’agriculture européenne craint l’accord de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela). Un accord qui permettrait à l’Europe d’exporter davantage ses voitures, ses produits chimiques et ses services en Amérique du Sud, mais qui favoriserait aussi les exportations de matières premières du Mercosur en Europe.

    L’ouverture des frontières de l’Europe au minerai de fer ou au café du Brésil serait indolore. Mais il en irait autrement du bœuf ou du poulet brésilien, particulièrement compétitifs grâce à la baisse de la monnaie, le real. (Le Brésil est en passe de redevenir le deuxième exportateur de bœuf, l’Uruguay est le septième).

    Les produits laitiers du Mercosur pourraient aussi concurrencer les produits européens, au plus mal depuis l’embargo russe. Mais les fruits également : l’Argentine est déjà le premier exportateur de poires au monde et elle veut doper ses exportations de pommes. Le Brésil veut aussi doubler ses exportations de fruits, dont celles de pommes et de raisin.

    Alors que les négociations s’accélèrent entre la Commission européenne et le Mercosur -l’échange officiel des offres tarifaires entre les deux blocs aurait lieu dès la deuxième semaine du mois de mai-, les agriculteurs européens craignent que d’ici là l’Europe exige une offre améliorée du Mercosur aux dépens du bœuf, des produits laitiers et des fruits européens. Des « produits sensibles », qui doivent être laissés hors du champ des discussions jusqu’à la fin des négociations, plaident les éleveurs irlandais. Ils ont beaucoup à perdre, puisqu’ils écoulent 90% de leur bœuf dans le reste de l’Union européenne.

    En France, les éleveurs soulignent le « non-sens » qu’aurait une augmentation des quotas sud-américains alors que la consommation de viande rouge s’est effondrée de 27% en 10 ans. La semaine dernière, le Premier ministre Manuel Valls leur a promis que le gouvernement français serait très « vigilant » et « exigeant » dans les négociations internationales, sujet du conseil agricole européen de ce lundi.

    Dans ce dossier la France est alliée de l’Irlande, de la Pologne et de neuf autres États membres de l’Union. Tous craignent que des concessions de taille au bœuf du Mercosur soient ensuite réclamées par les États-Unis dans le cadre du TTIP, le Partenariat transatlantique sur le commerce et les investissements.

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