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    Trajectoire budgétaire: la France a-t-elle les moyens de ses objectifs ?

    Le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'Etat à Paris. Wikimedia commons

    Le gouvernement français présente aujourd'hui son programme de stabilité budgétaire. Le document précise la stratégie économique de la France jusqu'en 2019, mais la France a-t-elle les moyens de ses engagements ?

    C'est un document annuel, et il a été présenté ce mercredi 13 avril en Conseil des ministres. Il s'agit du programme de stabilité, en quelque sorte la feuille de route budgétaire de la France qui indique les recettes et les dépenses de l'Etat jusqu'en 2019. 

    La France maintient ses objectifs de croissance et de réduction du déficit public. On poursuit donc les efforts sans changer de cap. Le ministre des Finances, Michel Sapin s'appuie sur des chiffres meilleurs que prévu. La croissance a finalement atteint 1,2% en 2015, alors que la loi de finances prévoyait 1%. Une embellie qui autorise Bercy à maintenir sa prévision à 1,5% pour les deux années à venir. Et plus ambitieuse encore pour 2018 et 2019 avec une croissance respective à 1,75 et 1,9%. Idem du côté du déficit public, les comptes se sont redressés plus vite que prévu. En 2015, le déficit a été de 3,5% contre 3,8% attendus. Un écart de 0,3 point qui, si on les convertit, représente 6 milliards d'euros.

    Pour autant il ne s'agit pas de piocher dans la cagnotte.

    Et la tentation est grande ! A quelques mois de l'élection présidentielle, le gouvernement commence déjà à promettre des cadeaux ici et là pour éteindre les différents foyers de contestation qui s'allument. Il y a eu l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires de 1,2%, plus récemment les gestes faits à l'attention des jeunes pour éviter une amplification du mouvement contre la loi Travail. A quelques mois de la campagne présidentielle, on rentre dans une série de demandes des différentes corporations.

    La période qui s'ouvre s'annonce plus délicate pour le gouvernement s’il souhaite vraiment maintenir le cap, car en réalité, il n'y a pas de cagnotte. Il y a juste une petite avance grâce à un déficit moindre que prévu. Il ne faut pas perdre de vue que le déficit de la France reste l'un des plus élevés de la zone euro, aux alentours des 80 milliards d'euros. Sachant qu'il faut le réduire à 3%, il y a encore 12 milliards d'euros à trouver pour rentrer dans les clous. Sans compter une dette supérieure à 2 000 milliards d'euros. Les finances publiques sont loin d'être assainies.

    Michel Sapin semble pourtant confiant, la France a-t-elle les moyens de ses engagements ?

    La conjoncture a soutenu notre économie. La chute des cours du pétrole, l'assouplissement de la politique monétaire de la BCE et la diminution des taux d'intérêt n'ont jamais été aussi bas. Autant de facteurs qui ont considérablement réduit le poids de la dette. Mais cela risque de ne pas durer, les taux pourraient remonter. Il se pourrait que ce soit plus compliqué de passer sous la barre des 3% de déficit public en 2017, voir même descendre un peu en dessous à 2,7% comme le souhaiterait Bruxelles.

    Le contexte économique est peu porteur, il y a très peu d'inflation, la croissance reste tout de même relativement faible, on reste aux alentours de 1,5%, donc pas de quoi générer beaucoup de recettes. De son côté, le Haut conseil des finances publiques, organe indépendant, qualifie le scénario du gouvernement de plausible, tout en rappelant l'importance des risques qui l'affectent. Si le gouvernement dérape, il reviendra au gouvernement désigné en 2017, quel qu’il soit, de remettre l'ouvrage sur le métier, mais ce sera surtout aux contribuables de continuer à faire des efforts.


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