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    A la Une: de nouveaux troubles à Kidal

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Des manifestants ont envahi et détruit hier les installations sécuritaires de l’aérodrome de Kidal dans le Nord Mali. Bilan, deux morts et plusieurs blessés.

    « Tout serait parti, explique Le Républicain à Bamako, de l’arrestation, la semaine dernière, de certains combattants des groupes armés qui occupent la ville de Kidal par l’opération Barkhane, et ce dans le cadre de la lutte antiterroriste. Pour protester contre ces arrestations, des jeunes armés se sont dirigés vers l’aéroport de la ville qui est sécurisé par la Minusma. Malgré la riposte des casques bleus à coup de gaz lacrymogènes, les manifestants ont pu accéder aux groupes électrogènes de la force onusienne qu’ils ont brûlés. Et si la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), fait état d’un bilan de deux morts et de plusieurs blessés, la Minusma joue la carte de la prudence en affirmant, dans un communiqué, que ces informations sont en cours de vérification. »

    Pêcheurs en eaux troubles…

    Dans la presse de la sous-région, on s’indigne, à l’instar du Pays au Burkina : « le moins que l’on puisse dire, c’est que Kidal est encore loin d’être rentrée dans la République, s’exclame le quotidien burkinabé. Et Dieu seul sait s’ils sont nombreux ces pêcheurs en eaux troubles qui ne veulent pas d’un retour à la paix au Nord-Mali. Si fait qu’ils usent de tous les stratagèmes pour que perdure cette situation de ni paix ni guerre ; histoire de pouvoir continuer leur contrebande. C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons, pointe encore Le Pays, que d’aucuns mettent en doute la bonne foi de la Coordination des mouvements de l’Azawad quand elle se dit disposée à engager un dialogue fructueux avec Bamako en vue d’une solution au problème malien. D’autant plus que jusque-là, ses faits et gestes laissent croire qu’elle est dans sa logique sécessionniste. » Et le quotidien ouagalais de s’interroger : « pour qui roulent donc les irrédentistes du Nord-Mali ? La question mérite d’être posée au regard de tout ce qui précède. Car, à y voir de très près, ils se sentent plus proches des djihadistes que de Bamako. »

    Le site d’information Guinée Conakry Infos renchérit : « depuis 2012 à Kidal, la tension est permanente, la paix fragile et l’accord quasi volatile. Il y a ici comme une espèce de complicité assumée, discrète, mais toujours efficace. Et il suffit d’une flammèche pour rallumer le baril des rancunes accumulées, des frustrations contenues et des velléités autonomistes ravalées. La communauté internationale, malgré tous ses efforts, la France et l’ONU sont loin d’avoir achevé le “boulot”. Ce qui s’est passé hier, est le signe avant-coureur de dangers encore plus grands, si l’on y prend garde. C’est la preuve par dix que les islamistes tiennent encore les secrets de la mécanique sociale de cette zone. » Et, « ce n’est pas par hasard, relève encoreGuinée Conakry Infos, que les manifestants d’hier ont poussé à la destruction des installations aéroportuaires qui permettent de ravitailler les populations de cet immense territoire désertique. C’est justement pour aggraver la précarité de l’ensemble et pousser encore plus fort à la révolte, à l’affrontement. A la guerre. Pour retomber dans cet éternel recommencement qui fait leurs affaires. »

    Les limites de l’accord d’Alger

    Pour le quotidien L’Observateur Paalga au Burkina, « cette nouvelle poussée de fièvre montre une fois de plus les limites de l’accord de paix signé en grande pompe en juin 2015 entre le gouvernement malien et les différents groupes touareg protagonistes du conflit qui depuis 2012 mine le pays. […] Mais, s’interroge le journal, comment pouvait-il en être autrement quand on sait que pour la signature de cet accord de paix, il a fallu forcer la main à certains chefs de la Coordination des mouvements de l’Azawad qui ne se seront assis à la table des négociations qu’à contrecœur ? Et qui plus est, derrière cette unité de façade de la CMA se cachait et se cache encore un amas d’intérêts hétéroclites et de desseins contradictoires. » EtL’Observateur Paalgade conclure : « au milieu de cet incroyable fatras, l’échafaudage de la paix aura bien de la peine à tenir debout. »

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