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    A la Une: Touadéra chez Hollande

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Archange cherche soutien chez Saint François », titre ironiquement le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou. « Le président centrafricain, nouvellement élu, Faustin Archange Touadéra, s’est donc entretenu hier, avec son homologue français, François Hollande. Il respecte ainsi, une coutume établie qui semble vouloir que chaque président africain élu aille faire un tour à l’Elysée. (…) Sous tutelle depuis plus de deux ans, soutenu à bout de bras par Sangaris et la Minusca, ce premier détour à l’étranger du n°1 centrafricain en France est de raison », concède le quotidien burkinabé. Car, précise-t-il, « la Centrafrique, même si elle a un président, n’en est pas pour autant sorti de l’auberge. D’abord, au plan sécuritaire, le retrait de l’opération Sangaris prévu pour cette année 2016, couvre de nombreux et angoissants points d’interrogation quant à l’avenir. (…) Et puis économiquement parlant, le pays est à genoux. On ne peut traverser une pareille crise, sans en ressentir les contrecoups dans les jarrets de l’économie et des finances. »

    Il faut bien faire bouillir la marmite !

    En effet, renchérit L’Observateur Paalga, Faustin Archange Touadéra est venu « solliciter l’aide de l’ancienne puissance tutélaire et de ses partenaires, bref de la communauté internationale, dans l’œuvre de sécurisation du pays, de désarmement des combattants et aussi de reconstruction de l’Etat centrafricain et de relance d’une économie nationale en ruine. Tout un programme qui sera discuté dans les prochaines semaines au cours d’une table ronde. Reste à espérer qu’à cette occasion, poursuit L’Observateur Paalga, la communauté internationale s’attellera, comme le suggère un proverbe bien de chez nous, à enterrer le cadavre tout en prenant soin de ne pas laisser ses pieds dehors. Alors, néocolonialisme pour néocolonialisme, il faudra bien faire bouillir la marmite des Centrafricains, qui ne se contenteront certainement pas de vivre de démocratie et d’eau fraîche. Rien que pour cela, Paris valait bien le détour. »

    « Il ne faut pas rêver, insiste Guinée Conakry Infos, les chantiers sont immenses et les appuis des pays voisins, de la France, de l’UE et de toutes les autres grandes économies seront vraiment les bienvenus. Loin de l’autosatisfaction béate, il faut à présent ouvrir les yeux sur les difficultés de l’heure, celles qui tiendront encore les Centrafricains sous le harnais du sous-développement, si rien de pérenne, disons de durable, n’est immédiatement engagé. Pour ce faire, pointe Guinée Conakry Infos, la sécurité sera le maître-mot afin de garantir la paix en recouvrement, malgré les velléités ethno-politiques, que les Centrafricains devront vite dépasser. L’opération Sangaris et la Minusca auront encore à appuyer les nouvelles autorités dans cette vaste opération de stabilisation du pays. Comme le président Touadéra l’a souligné, pour mener à bien le processus de DDR (Désarmement, démobilisation, réintégration), il faudra des moyens financiers, logistiques et techniques que la RCA ne saura seule trouver. »

    Grand ménage…

    En attendant de nouvelles aides, donc, le nouveau président centrafricain a commencé à faire le ménage… C’est ce que souligne le site d’information Mondafrique: « Faustin-Archange Touadéra tente d’imposer la transparence et la lutte contre la corruption comme la marque de fabrique de son début de mandat. Devenues régulières, les visites surprises d’émissaires de la présidence dans les bureaux des ministères et de l’administration à Bangui sonnent comme un avertissement adressé aux fonctionnaires tentés par des pratiques frauduleuses. Par ailleurs, poursuit Mondafrique, la nomination début avril, de Simplice Sarandji, un ami de longue date du chef de l’Etat, au poste de Premier ministre, a donné le coup d’envoi d’une série de remplacements aux postes stratégiques attribués par l’ex-présidente de la transition Catherine Samba-Panza. Plusieurs personnalités de la transition sont désormais sur la sellette. C’est le cas notamment de Hyacinthe Wodobode, actuelle maire de Bangui, portée à cette fonction grâce au soutien de l’ex-présidente et aujourd’hui accusée de mauvaise gestion des recettes financières de la mairie. Même chose pour le procureur général de la République Ghislain Gresenguet, dont de nombreux représentants politiques et de la société civile critiquent aujourd’hui le bilan. Gresenguet est notamment accusé d’avoir fait preuve de laxisme face à la fuite de certains criminelsdont le dossier aurait dû être soumis à la justice.

    Enfin, relève encore Mondafrique, Touadera entend revenir sur les récentes nominations de Catherine Samba Panza. On se souvient en effet, qu’avant de quitter ses fonctions, l’ex-présidente de la transition avait pris soin de recaser ses proches, notamment en nommant sa fille Christelle Sappot ambassadrice à Malabo. »

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.