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    A la Une: le retour de Riek Machar au Soudan du Sud

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Le mot « méfiance » revient dans les journaux ce mercredi 27 avril 2016. Comme l’écrit Le Pays du Burkina Faso, si le retour de l’ex-chef rebelle est « un premier pas […] dans la perspective d’un retour à la paix au Soudan du Sud […] le plus dur reste à venir. »

     
    Même analyse dans les colonnes d’Aujourd’hui au Faso qui pousse un « ouf de soulagement […] car c’est un début de pacification de ce pays ou à tout le moins, un dégel entre deux ennemis politiques. » Mais le journal est sceptique sur les intentions réelles de celui qui a pris la tête de la rébellion il y a deux ans, et sur les chances de réussite du processus porté par la communauté internationale. « Le cœur y est-il vraiment vu les milliers de morts, les viols de femmes et la méfiance qui séparent les Dinkas, ethnie de Salva Kiir, des Nuers, celle de Machar ? », s’interroge Aujourd’hui au Faso. Et de poursuivre : « Il y a tant de rancœurs recuites de désir de revanche entre le président et son vice-président et entre leurs ethnies que la cohabitation sera un véritable parcours du combattant. »
     
    Une tâche compliquée
     
    « Les obstacles qui se dressent sur la voie qui mène à la normalisation et à la stabilité du pays, sont de taille », confirme Le Djely. « Une chose est de signer un accord, une autre est de faire en sorte qu’il soit mis en œuvre », rappelle Le Pays du Burkina Faso. Et d’énumérer les problèmes à régler. Il faudra tout d’abord convaincre « les deux camps adverses, celui du président Salva Kiir et celui du rebelle Riek Machar, [de] déposer les armes. »
     
    Ensuite – et c’est là l’essentiel pour le journal – « travailler à restaurer la confiance entre tous les acteurs ». Or ils sont nombreux et les lignes de fracture, les divisions entre eux n’ont fait que se creuser tout au long de cette guerre civile. Le Soudan du Sud a beau n’avoir que 5 années d’existence, depuis sa création, il « a davantage récolté les larmes que les rires », soupire Le Djely. Le dernier-né des Etats africains a été plongé dans les « affres de conflits fratricides sauvages et futiles », déplore koaci.com. « Emportés par le tournis de la bêtise », Rieck Machar et Salva Kiir « ont fait subir des horreurs à leurs concitoyens », explique encore le site d’information.
     
    Des acteurs multiples
     
    On peut distinguer trois groupes dans ce conflit. Premièrement, il y a le président et son vice-président que tout oppose. Comment faire « cohabiter deux hommes qu’une haine inextinguible semble séparer », se demande Aujourd’hui au Faso, décidément bien dubitatif.
     
    Ensuite, il y a les Dinkas et les Nuers. Il faudra surmonter ces rivalités ethniques, souligne Le Djely. Une tache « titanesque » rendue encore plus difficile par l’apparition d’un troisième groupe dans cette guerre civile. Des « milices tribales agissant pour leurs propres comptes » qui « se sont constituées autour d’objectifs et d’enjeux aussi bien locaux qu’indépendants des intérêts des deux grands camps rivaux. »
     
    Dans ces conditions, n’aurait-il pas mieux valu écarter Riek Machar et Salva Kiir ? C’est en tout cas ce que se demande Le Pays qui prédit un premier couac rapide entre les deux hommes au moment de former le nouveau gouvernement d’union nationale. Avec leurs « égos surdimensionnés », chacun « va vouloir s’octroyer la part du lion, ce qui va sans dire qu’il y aura des frictions », anticipe le journal.
     
    Autre problème soulevé par Aujourd’hui au Faso : les 500 hommes que Riek Machar a ramenés avec lui, « une garde prétorienne bien fournie » afin d’assurer sa sécurité, écrit le journal. Or ces militaires constituent « une armée dans l’armée ». Et surtout la preuve éclatante que Riek Machar et Salva Kiir ne se font pas confiance. Et de conclure : « la réalité est qu’on n’est pas certain que cet attelage bicéphale tiendra la route. »

     

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