GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 21 Août
Jeudi 22 Août
Vendredi 23 Août
Samedi 24 Août
Aujourd'hui
Lundi 26 Août
Mardi 27 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Donald Trump, la créature monstrueuse née avec l’explosion des inégalités

    L'explosion des inégalités a rendu le discours de Donald Trump audible et crédible auprès d'une part grandissante de l'électorat républicain, c'est la thèse soutenue par l'économiste Branko Milanovic. ©REUTERS/Kamil Krzaczynski

    Aux Etats-Unis le milliardaire Donald Trump est désormais le seul en lice pour l'investiture du parti républicain. L'ascension inattendue de ce prétendant à la Maison-Blanche est une conséquence directe de l'explosion des inégalités selon l’économiste Branko Milanovic.

    Cet ancien économiste de la Banque mondiale était cette semaine à Paris pour présenter son dernier ouvrage en anglais intitulé  Une nouvelle approche des inégalités à l'ère de la globalisation. Cet ouvrage a été écrit bien avant l'émergence de Donald Trump sur la scène politique américaine. Il est pourtant d'actualité, d'après son auteur, il permet de comprendre comment l'explosion des inégalités, un phénomène majeur de nos sociétés contemporaines, a rendu le discours de Donald Trump audible et crédible auprès d'une part grandissante de l'électorat républicain.

    Son argument: à la faveur de la globalisation et de l'essor du numérique, les revenus des classes moyennes des pays émergents, surtout en Asie, ont fortement progressé, les revenus des 1% les plus riches du monde entier, eux aussi ont bondi grâce à la mondialisation. Mais pendant ce temps-là, ceux de la classe moyenne des pays occidentaux, et en particulier aux Etats-Unis, ont stagné, d'où le ressentiment croissant d'une partie de cet électorat américain.

    Donald Trump a capté les votes des laissez pour compte de la mondialisation ?

    Avec des revenus qui restent collés au plancher et l'absence de croissance généralisée, la classe moyenne américaine a perdu sa mobilité. Elle est aujourd'hui de fait sur le banc de touche du rêve américain. Le match se joue désormais entre la classe mondialisée des hyper riches et les anciens pauvres des pays émergents. En dénonçant les excès de l'establishment, les ravages des délocalisations et la menace de l'immigration, Donald Trump répond parfaitement aux angoisses diffuses de cette catégorie sociale.

    Qui de fait, se retrouve sur le marché de l'emploi en compétition directe avec la main d'œuvre asiatique ou mexicaine. Maintenant que les emplois sont partis ailleurs, ce groupe regarde avec inquiétude les migrants débarquer sur le sol américain et leur faire là aussi concurrence dans l'accès aux emplois encore disponibles.

    La situation de la classe moyenne américaine est-elle comparable à celle des Chinois ?

    D'après les statistiques de la Banque mondiale, gagner plus de 2 dollars par jour suffit à vous faire passer dans cette catégorie. Cela veut dire que le revenu est alors supérieur aux dépenses de base en alimentation et en logement. Un campagnard chinois parti travailler en ville s'est enrichi et il est considéré comme membre de ce groupe, il a d'ailleurs le sentiment d'avoir amélioré sa situation, mais son pouvoir d'achat est bien inférieur à celui d’un ouvrier américain de l'industrie automobile.

    Branko Milanovic souligne que des inégalités colossales perdurent entre les pays. Un citoyen américain a un revenu 93 fois plus élevé qu'un citoyen congolais. Naître dans un pays riche, même quand on appartient à une catégorie sociale en perte de vitesse, constitue un avantage certain. Ce que le chercheur appelle la prime à la citoyenneté. Les ultra-pauvres seront de plus en plus tentés d'y accéder en migrant vers les pays les plus riches. La migration économique peut être un facteur de réduction des inégalités, à condition qu'elle soit acceptée.

    Le succès d'un populiste comme Donald Trump aux Etats-Unis démontre au contraire que les plus menacés par cette redistribution ne sont visiblement pas prêts à partager.


    Sur le même sujet

    • Etats-Unis / Présidentielle

      John Kasich jette l’éponge, le duel Trump-Clinton se précise

      En savoir plus

    • Etats-Unis

      Primaires américaines: Trump décroche l'Indiana, Cruz se retire de la course

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.