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    La blockchain technologie révolutionnaire qui pourrait bouleverser la finance

    Une vingtaine de grandes banques, dont Goldman Sachs (photo du siège à New York) et la Société générale se sont carrément alliées dans leur quête des applications efficaces et sécurisées permises par le blockchain. Reuters / Brendan McDermid

    Depuis que l'inventeur du bitcoin a révélé son identité, la monnaie cryptée a perdu un peu de son mystère et peut-être un peu de son attrait. En revanche la technologie qui a permis son essor suscite un intérêt grandissant dans de multiples secteurs. Son nom : blockchain.

    Blockchain qu'on pourrait traduire simplement par chaines de blocs est un procédé informatique qui permet de se passer d'intermédiaires lors d'un échange d'information, de marchandise. Dans le cas du bitcoin, deux personnes effectuent une transaction avec la monnaie digitale sans aller au guichet, et en toute confiance car l'historique de leur échange est tracé informatiquement grâce à un redoutable algorithme qui met en œuvre automatiquement les clauses du contrat.

    Les informations saisies sont ensuite validées par les animateurs de la communauté, dupliquées et hébergées sur une myriade d’ordinateurs membres du réseau à travers le monde entier. Pour garantir la sécurité du système, les données sont publiques, en revanche l'identité des deux parties reste anonyme. Ça, c'est la théorie, en pratique on voit bien que le bitcoin est devenu sulfureux à cause de tous les biais et les usages parfois criminels qui en sont en fait.

    C'est pourquoi l'application de la blockchain à d'autres secteurs en est encore au stade expérimental.

    Au début cette technologie passionnait surtout les petits génies de de l'informatique. Mais depuis quelques mois une multitude d'acteurs sont en train de réaliser que la blockchain pouvait transformer de fond en comble des pans entiers de l'activité humaine. En Estonie, un pays balte qui se projette en nation numérique, une start-up veut ainsi stocker et sécuriser les données médicales personnelles. Le Honduras veut utiliser la blockchain pour remplacer le cadastre.

    La transparence garantie par cette technologie serait le meilleur moyen de lutter contre la corruption et les expropriations frauduleuses. Cette application au droit foncier intéresse aussi beaucoup le Ghana.

    Le secteur bancaire phosphore aussi sur le sujet. Une vingtaine de grandes banques, dont Goldman Sachs et la Société générale se sont carrément alliées dans leur quête du Graal, c'est-à-dire dans la quête des applications efficaces et sécurisées permises par le blockchain. D'ici dix ou quinze ans cette technologie révolutionnaire pourrait bouleverser la finance en divisant par trois les coûts administratifs. Les banques ont compris que si elles ne prenaient pas les devants, elles risquaient de disparaitre. Mais si elles la maitrisent, elles en seront les premiers bénéficiaires.

    Quels sont les obstacles à surmonter ?

    Ils sont d'abord d'ordre technique. Vu que les données sont recopiées sur une myriade d'ordinateurs, elles consomment beaucoup de mémoire, beaucoup d'énergie et beaucoup de temps. Il faut pour l'instant 10 minutes pour valider un bloc de la chaine, c'est-à-dire beaucoup trop. Et la quantité astronomique de données transmises limite pour l'instant le nombre des transactions. Il y a aussi des réserves d'ordre morales et juridiques.

    Car une fois lancée, la blockchain ne s'arrête plus. Impossible de rompre le contrat. Ce qui est contraire au droit commun.

    Enfin l'anonymat garanti pourrait servir des intérêts criminels plutôt que la communauté. Pour le moment ce débat est absent des salons informatiques où les innovations blockchain sont présentées en vedette. Chacun étant à l'affût de la start-up qui va mettre l'usage du blockchain à la portée de tous. Un peu comme Spotify a enterré les majors de l'industrie musicale.

     

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