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    A la Une: la fracture du parti socialiste

    AFP

    « Le PS se fracasse à un an de la présidentielle », s’exclame Le Figaro en première page. « Il aura manqué deux signataires, hier mercredi, constate le journal, pour que des députés de gauche, frondeurs du PS inclus, soient en capacité de déposer une motion de censure à l’encontre d’un gouvernement de gauche. Parmi les signataires, quatre anciens ministres de François Hollande. Preuve s’il en fallait, estime donc Le Figaro, que la rupture est désormais consommée entre les frondeurs, d’une part, et le chef de l’État et le premier ministre, de l’autre. En février, Manuel Valls avait lui-même évoqué des gauches "irréconciliables". À un an de la présidentielle, la situation est d’autant plus désespérée pour le PS qu’il apparaît coupé de sa base. Plusieurs permanences ont été vandalisées dans toute la France mercredi et les manifestations contre le pouvoir, nées de l’opposition à la loi travail, ne faiblissent pas. »

    Libération n’a pas la même analyse. « Il a manqué deux voix aux opposants pour enclencher le processus (à savoir une motion de censure de gauche). Ce qui évite, estime le journal, une fracture totale au Parti socialiste. […] Ce jeudi, seuls les députés Les Républicains défendront donc une motion de censure contre Manuel Valls. Lequel a engagé, mardi, la responsabilité de son gouvernement sur le projet de loi travail en utilisant l’article 49.3 de la Constitution. Les socialistes frondeurs n’iront pas jusqu’à voter avec la droite. Les communistes oui. La motion sera donc rejetée et le projet de loi travail considéré comme adopté par l’Assemblée. »

    Toutefois, la fracture à gauche, même si elle n’est pas « totale », pour reprendre les termes de Libération, la fracture est bien là… Et Libération de constater que « cette incapacité à trouver un compromis politique ouvre bien sûr la voie à plusieurs candidatures de la gauche réformiste au premier tour de la présidentielle. En l’absence de primaires - qu’on n’arrive pas à organiser en raison des mêmes divisions -, la gauche se présentera en ordre dispersé au scrutin décisif, scellant du même coup son sort. Dans ces conditions, on ne voit pas, en effet, conclut Libé, ce qui empêchera la droite de gagner l’élection. »

    Finalement, pointe La Charente Libre, « il arrive au PS français ce qui a ruiné le crédit des grands partis de gauche en Europe, en Allemagne, en Espagne ou au Royaume-Uni. Le SPD allemand ne s’est jamais remis des réformes Schroeder de 2003 sur le droit du travail, pas plus que le Labour sur les choix de Blair. L’Espagne vit une crise politique sans précédent avec une épreuve de force désormais engagée entre la gauche radicale et le PSOE. La droite française aurait tort de se féliciter des malheurs socialistes, relève encore le quotidien charentais. La dureté des programmes économiques qui s'affichent en prévision de la primaire a tout pour braquer l'opinion et renvoyer l’alternance très loin à droite, du côté de "la France apaisée" de Le Pen. »

    En tout cas, conclut L’Est Républicain, « l’épisode va laisser des traces et pourrait transformer la dernière année du quinquennat en lente agonie. François Hollande peut faire l’autopromotion de son exercice avec un slogan inspiré de la méthode Coué. Le fameux "ça va mieux". Politiquement, on ne saurait faire pire. Impopulaire, contesté par des ambitions qui se développent jusqu'au sein du gouvernement, le voilà désormais avec une gauche fracturée comme jamais par le 49-3. Il campe au bord du gouffre. Et la proximité de l'élection présidentielle annonce un fort coup de vent. »

    Déçus

    En attendant, aux quatre coins de l’échiquier politique, on est déçus… « Passons à la vitesse supérieure contre la loi travail », s’exclame Philippe Martinez, le patron de la CGT dans L’Humanité. « Dans les jours et les semaines qui viennent, le mouvement social, sous toutes ses formes, ne risque pas de rendre les armes », affirme le quotidien communiste qui rappelle que « le CPE, il y a tout juste dix ans, lui aussi promulgué par un 49-3 et devenu force de loi - en apparence - avait été balayé par la puissance des mobilisations qui avait suivi. »

    Autre constat, cette fois à la Une des Echos : « loi travail : la grande déception des entreprises. Le patronat affiche en effet sa "déception" sur la version finale du texte, qu’il juge bien trop édulcorée par rapport à sa version initiale. Le texte "n’aura pas d’impact sur la création d’emploi", prévient le Medef, qui admet néanmoins avoir obtenu quelques avancées et devrait dès lors renoncer à claquer la porte de la négociation sur l'assurance-chômage. »
    La Croix, pour sa part, a observé ce qui s’est passé ailleurs en Europe : « Réformes, comment font nos voisins ? », titre le quotidien catholique. En effet, d’autres pays sont parvenus à réformer le marché du travail, sans trop de casse sociale… Exemple, les Pays-Bas : « après six mois de négociations parfois difficiles, un accord a été scellé en avril 2013 entre le gouvernement et les partenaires sociaux, pointe La Croix, puis une loi a été adoptée en 2014 sur la base d’un compromis : le renforcement de la protection des salariés en contrats temporaires ou flexibles, contre un assouplissement de la réglementation des contrats permanents. L’application des nouvelles dispositions a été échelonnée dans le temps. […] Ces réformes n’ont pas suscité de grèves ou de mouvements d’opinion. »

    Papers suite…

    A la Une également, la suite des Panama Papers avec cette révélation en première page du Monde : « Les mille sociétés offshore du Crédit agricole » En effet, d’après le quotidien du soir, « le groupe Crédit agricole a administré, depuis les années 90, pas moins de 1 129 sociétés offshore par l’entremise du cabinet panaméen Mossack Fonseca. La banque verte, lors d’une précédente enquête, avait assuré qu’il s'agissait de pratiques anciennes. Les "Panama papers" prouvent que ce n’est pas le cas. »

    Les geekers vont s’enjailler !

    Enfin, pour notre culture et pour le sourire aussi, les mots qui font leur entrée dans le dictionnaire. Pas moins de 150 nouveaux mots cette année, nous apprend Le Parisien. Dont beaucoup viennent d’internet. Exemples : « le substantif youtubeur (euse), "personne qui publie ses propres vidéos sur le site YouTube", est désormais doté d’une définition officielle. De quoi faire causer sur la twittosphère, cette "communauté des personnes qui postent des tweets et de celles qui les lisent". Ce sont souvent les mêmes qui adorent geeker, "passer du temps sur son ordinateur". Et qui raffolent de l’émoji, cette "petite image utilisée dans un message électronique pour exprimer une émotion, représenter un personnage, une action". »
    Enfin, plus convivial, il y a aussi « s’enjailler » : faire la fête ou synonyme de faire la « chouille »… Au choix ! 

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