GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 10 Novembre
Dimanche 11 Novembre
Lundi 12 Novembre
Mardi 13 Novembre
Aujourd'hui
Jeudi 15 Novembre
Vendredi 16 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    La féminisation des conseils d'administration en France

    François Pinault, PDG de la société de luxe Kering en conférence de presse avec Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable et des affaires institutionneles internationales du groupe ©AFP/FRANCOIS GUILLOT

    A partir du 1er janvier 2017, les conseils d'administration des grandes entreprises devront être composés à 40% de femmes. Cette petite révolution est déjà en marche.

    Il y a 10 ans, la part des femmes dans les conseils d'administration ne dépassait pas les 9%. Aujourd'hui, on en est en moyenne à 30-35% dans les plus grandes entreprises françaises, donc pas loin du seuil fixé par la loi Copé-Zimmermann. Quelques rares entreprises (Kering, Publicis, Bouygues ou bien encore la Société Générale) respectent déjà ce quota, voire le dépassent. D'autres comme Airbus, Essilor, Nokia et Pernod-Ricard, en sont loin.

    C'est dans le secteur de l'industrie que la féminisation des conseils d'administration a le plus de mal à se faire. Plus généralement, les petites et les moyennes entreprises sont à la traîne. Elles ont encore un peu de temps pour s'adapter. Cette disposition de la loi Copé-Zimmermann ne concerne que les sociétés en Bourse et les entreprises de plus de 500 salariés. Les entreprises de plus de 250 salariés ont jusqu'à 2020 pour atteindre ce fameux seuil.

    Pour les entreprises qui ont déjà commencé à féminiser leur conseil d'administration, cette contrainte imposée par la loi devient en fait une force.

    Les entreprises ne se contentent pas de recruter des femmes seulement parce que ce sont des femmes. Elles embauchent des profils intéressants : des femmes ayant des compétences, une expérience à l'international, ouvertes aux technologies numériques. Selon le cabinet Eric Salmon and Partners, 82% sont multi-diplômées, notamment d'une université étrangère.

    En se féminisant, les conseils d'administration se diversifient, se rajeunissent et se professionnalisent, en tout cas quand les entreprises jouent le jeu. Certaines ont trouvé la parade. Elles baissent le nombre de membres de leur conseil d'administration pour augmenter statistiquement la part des femmes C'est ce que dénonce un rapport du Haut conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes. D'autres augmentent le nombre d'administrateurs pour ne pas avoir à renvoyer des hommes pour faire de la place à des femmes.

    La situation de la France, même si elle n'est pas parfaite, n'est pourtant pas catastrophique.

    La France fait même partie des bons élèves en Europe, avec la Norvège, la Suède et la Finlande, et contrairement au Portugal, à l'Italie et à l'Irlande. Certains pays font comme la France et imposent des quotas ; d'autres se contentent de recommandations et font confiance à l'autorégulation.

    Les Etats-Unis sont dans la moyenne avec 19% de femmes dans les conseils d'administration des plus grandes entreprises du pays, selon le cabinet Catalyst.  Les partisans de plus de mixité ont carrément créé des bases de données de candidates potentielles afin de prouver qu'il y en a bien.

    L'Union européenne, elle, s'interroge sur la méthode à adopter. Une directive est à l'étude depuis plusieurs années. Elle prévoit de fixer à 40%, la proportion des femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises européennes, et ce à partir de 2020. Mais les 28 n'arrivent pas à se mettre d'accord.

    Certains espèrent que ce mouvement de féminisation en marche se diffusera au-delà des conseils d'administration, dans le reste de l'entreprise.

    Le mouvement pourrait se propager aux conseils d'audit, de nomination ou de rémunération, mais aussi à la tête des entreprises et aux comités exécutifs qui définissent la stratégie de l'entreprise. Bref, plus de mixité à tous les niveaux de responsabilité, mais aussi plus d'égalité. En moyenne, les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes. Une différence d'un peu moins de 20% qui a certes tendance à se réduire. Mais plus le salaire est élevé, plus l'écart est important.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.