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    A la Une: va-t-on vers un grand blocage?

    AFP

    Question posée par Le Parisien : « La France va-t-elle être bloquée par les grèves qui s’annoncent toute la semaine contre la loi El Khomri, adoptée la semaine dernière en première lecture après un passage en force du gouvernement ? » En tout cas, constate le journal, « sur les routes, dans les airs, sous terre, dans les ports, dans les raffineries, la convergence des luttes, rêvée par la CGT, se met tout doucement en place. »

    Sud-Ouest s’interroge également : « Alors que la grève menace dans les transports, ferroviaire, aérien, et routier, la loi Travail est à la croisée des chemins. Subira-t-elle le sort du CPE, lui aussi adopté à coup de 49-3 avant d’être retiré sous la pression de la rue ? Ou franchira-t-elle ce cap difficile, comme les réformes des retraites de Sarkozy, entrées en vigueur malgré dix journées d’action et deux mois de conflit ? Réponse probable d’ici la fin de la semaine. »
     
    « Tous les ingrédients sont réunis pour amplifier la contestation, pointe Le Courrier Picard. De quoi impressionner le gouvernement ? Pas vraiment, estime le journal. Pour Manuel Valls et François Hollande l’heure est au contraire à la fermeté. Un discours adressé d’abord à la population : elle n’apprécie guère l’action des casseurs, qui brouille indirectement mais inévitablement le message des manifestants. Le gouvernement veut aussi cajoler les forces de l’ordre qui, entre l’état d’urgence et l’Euro, sont sous tension depuis des mois. Mercredi, les policiers seront eux aussi dans la rue pour réclamer à la nation la reconnaissance qu’ils pensent mériter et contrer le discours “anti-flics”. » Et Le Courrier Picard de s’interroger aussi : « Qui sortira renforcé ou laminé de ce bras de fer autour de la loi El Khomri ? Début de réponse jeudi soir. »
     
    « Difficile de dire qui l’emportera de ce nouveau bras de fer, renchérit Le Journal de la Haute-Marne. Qui peut tirer les marrons du feu ? L’exécutif ? Certainement pas, comme en témoignent les enquêtes d’opinion. Les frondeurs ? Ils ont perdu la partie au Parlement. La droite et l’extrême droite ? Assurément, répond le journal. Mais plus d’un Français sur deux soutient la mobilisation syndicale contre la loi Travail, déjà édulcorée. Qu’en sera-t-il avec un texte beaucoup plus musclé ? »
     
    Pour Le Midi Libre, une chose est sûre, le Premier ministre restera droit dans ses bottes…« D’un point de vue institutionnel, on voit mal comment cette fronde pourrait avoir raison de l’obstination de Manuel Valls […]. L’objectif de Matignon est de gagner du temps. […] Durant cette semaine de blocus, on peut donc s’attendre à des appels du pied à la gauche. À des signes d’ouverture pour soulager les retraités ou les petits salaires. C’est de bonne guerre. Mais aucune chance que Manuel Valls quitte brutalement le navire pour mettre fin à ce bras de fer. »
     
    Reste que l’exécutif est encore plus fragilisé, estime Le Figaro. « Manifestations, grèves : Hollande attaqué de toutes parts », titre le quotidien d’opposition. « Jamais en effet, sous la Ve République, on n’aura vu un chef de l’Etat aussi assiégé que François Hollande, commente Le Figaro. L’inefficacité de sa politique ajoutée à ses discours alambiqués aura fini par fâcher tout le monde. Le Front national est devenu le premier parti de France, le PS est en voie d’explosion, la gauche de la gauche est surexcitée. Déplorable bilan pour un homme qui souhaitait “apaiser” et qui n’aura fait qu’exacerber les passions. Le président “normal”,conclut Le Figaro, est le premier responsable d’une situation qui ne l’est pas du tout. »
     
    A la Une également, c’est confirmé, Arnaud Montebourg a affiché ses ambitions présidentielles hier. Mais ça n’est qu’un pas vers la candidature, l’ancien ministre de l’Economie ne s’est pas déclaré officiellement candidat.
     
    Et beaucoup de commentaires ce matin dans les journaux à commencer par La Montagne : « Celui qui rêve d’aimanter tous les déçus de Hollande a raison de rester prudent et de prendre le pouls de l’opinion avant de se lancer. Car cette part de marché est très convoitée. Est-il vraiment en capacité de rassembler autour de son nom ? »
     
    Prudent également Le Républicain Lorrain : « Faute d’un programme – annoncé pour septembre – Arnaud Montebourg claironne son ambition. Avec Vercingétorix pour figure tutélaire, l’ancien ministre veut fédérer les tribus gauloises. Dire si son appel lancé depuis le Mont-Beuvray ralliera les suffrages au-delà de ses affidés est prématuré. Beaucoup à gauche – frondeurs inclus – ont appris à se méfier de cet adepte du coup d’éclat permanent. »
     
    L’Humanité n’y croit pas : « S’il suffisait d’une marche en moyenne montagne pour rassembler la gauche et augurer une nouvelle politique, cela se saurait. […] Non que la démarche d’Arnaud Montebourg ne mérite l’attention, voire la sympathie, mais dans le paysage éclaté qui est le nôtre, marqué par une profonde crise politique et morale, les déclarations de bonnes intentions émanant de telle ou telle personnalité se portant en avant ne peuvent suffire. »
     
    L’Opinion n’y croit pas non plus, mais pour d’autres raisons… « Il faudra à Arnaud Montebourg plus qu’une ascension du Mont Beuvray pour se tailler un profil de rassembleur responsable. Alternatif à quoi ? A la politique social-libérale imposée aux forceps par François Hollande, bien sûr. Alternatif à qui ? A Manuel Valls et Emmanuel Macron, accusés d’européisme déviant, sans aucun doute. L’impopularité du président et les échecs de l’exécutif suffisent au chantre du “made in France” à se rêver en héraut du “destroy Hollande”. C’est court. D’abord, estime L’Opinion, parce que le presque candidat ne maîtrise pas toutes les conditions de son retour – que faire sans primaire au sein du PS ? -. Ensuite, fédérer le front du “Tout sauf Hollande” s’annonce difficile. Enfin, le concepteur de la démondialisation est-il le mieux placé pour refonder le corpus idéologique de sa famille ? A voir. »
     
    Enfin, Nicolas Hulot, qu’une grande majorité de Français souhaiterait voir se présenter à la présidentielle, Nicolas Hulot sort de sa réserve ce matin, avec une tribune dans Libération. Une tribune cosignée avec Claire Fehrenbach, la directrice générale de l’ONG Oxfam France. Une tribune dans laquelle le militant écologiste appelle la France à se battre dans le domaine de la taxation financière.
     
    « Face à une économie débridée, Paris doit convaincre ses partenaires européens de mettre en place une taxe et d’instaurer une transparence comptable des multinationales d’ici l’été », estime Nicolas Hulot.

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