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    Léonard She Okitundu (RDC): probable report de l’élection présidentielle en RDC

    Léonard She Okitundu, sénateur congolais (Capture d'écran). youtube.com

    Membre du bureau politique de la Majorité présidentielle en RDC, il a été ministre des Affaires étrangères. Notre invité ce matin est le sénateur congolais, Léonard She Okitundu, également l’un des artisans du dialogue politique voulu par Joseph Kabila, dialogue qui tarde encore à se concrétiser. De passage à Paris, Léonard She Okitundu a répondu aux questions RFI sur l’actualité chargée en RDC à commencer par l'inculpation de Moise Katumbi et l'arrêt de la Cour Constitutionnelle qui autorise le président à rester en fonction au-delà de son mandat si jamais il n’organisait pas l’élection présidentielle avant fin 2016, comme l’y oblige pourtant la constitution…

    RFI: Vous avez dit à Jeune Afrique qu’il n’y aura pas de troisième mandat pour Joseph Kabila, mais la Commission électorale s’était plainte, très ouvertement l’an dernier, que le gouvernement ne payait pas ce qui était nécessaire pour organiser les élections dans les temps. Est-ce que ne pas organiser les élections, à temps, ce n’est pas un troisième mandat de fait  ?

    Léonard She Okitundu : Non. Ce n’est pas un mandat du tout parce que celui qui reste en fonction attend que le nouveau président élu soit effectivement installé. Mais cela ne va pas prendre des années !

    Combien de temps à votre avis ?

    Alors là, cela dépendra effectivement de la Commission électorale indépendante qui est le pouvoir organisateur des élections.

    Dès aujourd’hui, la Commission électorale estime que pour avoir un fichier révisé, ça ne sera pas le cas avant fin juin 2017. Pourquoi ne pas avoir anticipé ?

    Mais vous savez très bien que la République démocratique du Congo traverse une période assez difficile sur la question financière. Il y a aussi des contraintes sur le plan technique. Actuellement, nous enregistrons environ 10 à 12 millions de nouveaux majeurs qu’il faudra enrôler et qui ne peuvent pas être exclus de ce processus électoral.

    Vous évoquez des contraintes financières mais la Commission électorale se plaint aussi que des textes de loi n’ont pas été présentés à temps à l’Assemblée nationale et que des marchés n’ont pas été conclus à temps pour permettre cette révision des listes électorales dont vous parlez. Est-ce qu’on ne sent pas, là, une volonté de retarder le calendrier ? Pourquoi tout cela n’a-t-il pas été anticipé ?

    Comme vous savez, il y a eu déjà une grande polémique en ce qui concerne le calendrier électoral et c’est ce qui a causé aussi du retard. Il faut le dire très clairement, ce n’est donc ni du fait de la majorité, ni du gouvernement de la République.

    Donc l’élection à ce stade, on peut d’emblée dire qu’elle n’aura pas lieu en 2016 ?

    Effectivement, il y a beaucoup plus de chances que, du moins, l’élection présidentielle soit reportée.

    Cela veut dire qu’il y aura une révision de la Constitution ?

    Ah non, pas du tout.

    Une période de transition ?

    Non. Vous savez, tout a été prévu pour qu’il n’y ait pas vacance du pouvoir et il n’y a aucune raison de réviser la Constitution. Je ne vois pas.

    Sur les cinq derniers mois, selon les Nations unies, il y a eu presque autant de violations des droits de l’homme, à caractère politique, en République démocratique du Congo que durant toute l’année 2015. Ces violations, toujours selon l’ONU, visent en priorité tous ceux qui appellent au respect justement de la Constitution. Vous ne craignez pas que cela accrédite ceux qui pensent qu’il y a une intention cachée de la part du président et du gouvernement pour rester au pouvoir ?

    Je conteste formellement les rapports des Nations unies ! Et d’ailleurs, nous sommes en contact avec le Bureau, à Kinshasa, pour régler cette question-là. En effet, ce Bureau n’est pas là pour dénoncer systématiquement ce qui se passe. Le Bureau des Nations unies a pour mission d’aider le gouvernement à améliorer la question des droits de l’homme. Donc, cette question-là doit être réglée. Je ne dis pas que tout soit parfait mais il est vraiment tout à fait désagréable et même incompréhensible de considérer la RDC, aujourd’hui, comme un pays où on viole systématiquement les droits de l’homme.

    Les deux principaux candidats de l’opposition déclarés pour la présidentielle multiplient les déboires : Moïse Katumbi inculpé, Martin Fayulu brièvement arrêté et ses meetings régulièrement interdits… Vous comprenez qu’on trouve que cela ne reflète pas vraiment une volonté d’alternance dans le pays ?

    Je ne sais pas pourquoi vous faites une allusion à l’alternance.

    Ils sont tous les deux candidats à la présidentielle pour l’opposition.

    Oui, mais quel est le rapport avec l’alternance ? Il y a des personnalités qui ont certains problèmes dus à leur propre comportement et c’est tout ! Mais cela n’a aucun rapport avec l’alternance politique.

    Cela n’a rien à voir avec le fait qu’ils sont des candidats déclarés de l’opposition ?

    Pas du tout. Je ne sais pas pourquoi vous êtes en train de prêter au chef de l’Etat la volonté de rester au pouvoir à ce point-là. Non.

    Si le président n’a pas l’intention de rester, compte tenu de l’ampleur du soupçon actuellement, pourquoi est-ce qu’il ne le dit pas clairement ?

    Mais il n’y a aucune disposition constitutionnelle qui oblige le chef de l’Etat à dire si oui ou non il doit partir ou pas ! Je crois que la question n’est pas là.

    Vous êtes l’un des artisans du pré-dialogue avec l’UDPS. Comment est-ce que vous expliquez les va-et-vient de ce parti à l’égard du dialogue ?

    L’imprévisibilité de cette formation, nous l’avions intégrée dans notre analyse. Cependant, nous pensons qu’on finira par trouver un compromis. Il est vrai néanmoins qu’il ne faut pas trop tarder parce que le temps presse et notamment - [vous l'avez] rappelé - [compte-tenu des] délais constitutionnels. En même temps, vitesse ne signifie pas précipitation.

    Certaines sources affirment que des promesses ont été faites à l’UDPS: un poste de Premier ministre et de l’argent, également. Qu’est-ce qui a été réellement négocié ?

    Ce serait même insultant pour l’UDPS. Je ne vois pas, n’est-ce pas, le leader de l’UDPS accepter qu’on lui amène de l’argent.

    Qui pourra remplacer le président Kabila comme candidat de la majorité ?

    Je crois que la question n’est pas à l’ordre du jour.

    Si l’élection doit être organisée rapidement, il va falloir y penser. Il y a déjà des candidats déclarés.

    Dès que l’on saura que le calendrier est déterminé, alors à ce moment-là la majorité prendra ses responsabilités.

    Vous envisagez d’être candidat à la candidature ?
    Ah non ! Je suis sénateur. Je ferai tout pour être reconduit comme sénateur.


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