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    A la Une : le patron des Stups au cœur du trafic du drogue !

    AFP

    Un scoop retentissant dans Libération ce matin : le journal révèle et détaille par le menu « le rôle central de François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, dans l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens. Un système d’une ampleur inédite qui s’apparente, dénonce Libération, à un trafic d’Etat. »

    Explications : tout commence avec la saisie par les douanes en octobre dernier, dans les beaux quartiers de Paris d’un peu plus de 7 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes. Une saisie record pour la capitale. Et l’enquête va réserver quelques surprises… Libération raconte : « Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane H., bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, près du lieu où le cannabis a été retrouvé, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9.000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en 'livraison surveillée'. Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, pointe Libération, Sofiane H. semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété. »

    Des policiers déchargeant de la drogue…

    Alors, s’interroge Libération, « jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. »

    Libération poursuit son récit : « ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale, chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué, cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc. Au total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014. Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des 'go-fast' à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui. »

    Complicité ou incompétence ?

    Cette affaire, digne des plus grands romans policiers, pose bien des questions… « La première est dérangeante, s’exclame Libération. Admettons que, pour mettre à terre les trafics internationaux, frayer avec l’illégalité soit nécessaire. A défaut d’être de la bonne justice, on parlera de 'bonne police'. Mais quelles sont toutes les ramifications de cette filière ? Combien de petits trafiquants et de crimes se sont greffés à ces tonnes de cannabis ? Savoir que des policiers français ont directement mis la main à la pâte pour récupérer de la drogue venant d’Afrique - carrefour de trafics de toutes sortes, du crime organisé et du terrorisme combattu par… des soldats français - interroge, pour le moins. Quand on connaît la porosité entre la délinquance et le terrorisme en Europe, des Buttes-Chaumont à Molenbeek, on se dit qu’il y a matière là aussi à demander des comptes. »

    Autre question posée par Libé, question posée à l’Etat : « comment un tel trafic de stupéfiants a-t-il pu se monter au nez et à la barbe de la hiérarchie, des magistrats, des parquetiers, des politiques et des premiers flics de France, de Guéant à Cazeneuve ? Par complicité, complaisance ou incompétence ? »
    Deux précisions pour clore provisoirement ce chapitre explosif : contacté dimanche matin par Libération, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de l’enquête.
    Et le commissaire François Thierry, discrètement débarqué des Stups en mars dernier, est actuellement N°2 de la Sous-direction antiterroriste de la PJ. Peut-être plus pour longtemps. Lui non plus, n’a pas souhaité répondre aux questions de Libération.

    Avertissement !

    A la Une également ce matin, la présidentielle en Autriche… « L’avertissement à l’Europe », s’exclame Le Figaro en première page.
    « Le score du candidat d’extrême droite Norbert Hofer, qui a fait jeu égal avec l’ancien Vert Alexander Van der Bellen, a de quoi préoccuper l’UE. Le vainqueur doit être connu ce lundi. »

    « C’est un séisme qui secoue l’Europe, soupire Le Midi Libre. Et les répliques pourraient secouer notre pays dans moins d’un an. La molle Europe, qui a géré en dépit du bon sens la crise migratoire, porte une lourde responsabilité dans la montée du nationalisme sur le continent. L’Autriche est un avertissement pour tous les démocrates. »

    « On connaît le discours dans la tête des électeurs, pointe Le Journal de La Haute-Marne : on a tout essayé à gauche et à droite, pourquoi ne pas donner une chance à l’extrême droite ? L’Autriche en est là, ou presque. La France et bon nombre d’Etats-membres de l’Union ne sont pas à l’abri de ces poussées extrêmes. »
    « Dans toute l’Europe les mêmes ferments sont à l’œuvre, renchérit La Montagne. Et l’extrême droite, de marginale jadis, est souvent en capacité de revendiquer le pouvoir. L’exemple de l'Autriche illustre cette percée européenne, il est un avertissement y compris pour la France. »

    Ken Loach palmé…

    Enfin le festival de Cannes : clap de fin avec une nouvelle Palme d’or pour Ken Loach…
    « C’était Cannes poing levé ! », lance Le Parisien. « Le palmarès du 69e Festival a récompensé hier un cinéma social et engagé. »
    En effet, constate Le Figaro, « Ken Loach veille. Sa colère est intacte. Son film a une dignité, une épaisseur qui touchent le noir de la cible. Le vieux gauchiste britannique a tiré des larmes aux festivaliers. Était-ce son baroud d’honneur ? Cela y ressemble. Grâce à lui, la classe ouvrière ira au paradis. »

    Libération pour sa part qualifie Moi Daniel Blake, de « pur film de gauche pour spectateurs de droite » et s’étonne que le film, que tout le monde donnait gagnant, Toni Erdmann de Maren Ade, ne figure même pas au palmarès…

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