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    L'Opep satisfaite du rééquilibrage pourtant fragile du marché pétrolier

    Réunis à Oran, les Etats membres de l'Opep ont décidé d'une réduction spectaculaire … L'Opep considère que le rééquilibrage du marché du pétrole est en cours. REUTERS/Zohra Bensemra

    Pas de gel de la production pétrolière en vue de la part des pays membres de l'Opep, réunis le jeudi 2 juin 2016 à Vienne. Le rééquilibrage du marché pétrolier est pourtant fragile. 

    Le baril a retrouvé le seuil des 50 dollars la semaine dernière et les poids lourds de l'Opep semblent s'en satisfaire, ce qui exclut à court terme tout gel de la production de la part des membres du cartel.

    Le rééquilibrage du marché est en cours, estiment de concert les Emirats arabes unis, proches de la ligne saoudienne, mais aussi l'Irak, l'Iran, l'Angola et le Nigeria. Le ministre vénézuélien du Pétrole est bien seul à souligner que le regain des cours est dû à des circonstances exceptionnelles plus qu'à un regain vigoureux de la demande. Même si la production de pétrole de schiste américain diminue, ce qui était l'objectif visé par l'Arabie saoudite, ce sont des perturbations exceptionnelles de l'offre de pétrole qui ont accéléré la remontée des cours au mois de mai, que ce soit, hors de l'Opep, les feux canadiens, la baisse de production colombienne, ou au sein du cartel, la recrudescence des sabotages au Nigeria.

    Les autres grands producteurs de l'Opep ont au contraire continué de pomper pour atteindre des niveaux record, en avril et en mai, que ce soit l'Arabie saoudite - 10,15 millions de barils par jour en avril ; 10,25 millions de barils par jour en mai - ou l'Irak avec 4,35 millions de barils par jour en avril et 4,28 millions de barils par jour en mai. Quant à l'Iran, il est quasiment revenu à son niveau d'exportations d'avant 2011, 3,40 millions de barils par jour en avril, 3,55 millions de barils par jour en mai.

    Rivalités sur les prix

    Chacun veut conserver voire accroître sa part de marché, au risque de faire retomber les cours du brut. La solidarité sur les prix au sein de l'Opep a cédé au chacun pour soi, et même à une rivalité maximale entre l'Arabie saoudite et l'Iran libéré des sanctions.

    C'est d'ailleurs pourquoi il est si difficile de trouver un successeur au secrétariat général de l'Opep. Deux candidats relativement neutres ont leur chance, un Indonésien, Mahendra Siregar, ancien vice-ministre des Finances à Jakarta et un Nigerian, Mohammed Barkindo, ancien patron de la compagnie pétrolière nationale du Nigeria NNPC. A moins que le Libyen Abdullah el Badri, en poste depuis 2007, ne soit encore prolongé de six mois.


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