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    A la Une: spirale meurtrière au Mali

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Attentats, explosions et embuscades se multiplient depuis ces quinze derniers jours au Mali. L’Indicateur du Renouveau à Bamako a fait les comptes : « le 18 mai dernier, cinq casques bleus tchadiens ont été tués dans une embuscade près d’Aguelhok. A peine dix jours plus tard, le 29 mai, cinq autres casques bleus, des Togolais cette fois, périssent dans une autre embuscade près de Sévaré. C’est la première fois que des membres de la mission onusienne sont tués dans le Centre du pays, zone d’action traditionnelle du Front de libération du Macina, groupe jihadiste allié à Ansar Dine. Du côté des forces maliennes, cinq soldats maliens ont été tués et quatre blessés vendredi dernier, par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule. Et ce mardi, ce sont 4 personnes qui ont été tuées dans des attaques en pleine ville de Gao. »

    « Le Mali est toujours en proie à l’insécurité, déplore Le Républicain, malgré la signature d’un accord de Paix entre le gouvernement malien et les groupes armés. La grave crise qui a éclaté en 2012 dans le pays continue à endeuiller les familles. Aucune partie du territoire national n’est épargnée par la recrudescence des attaques terroristes. Entre début janvier 2015 et fin mai 2016, soit 17 mois, Malilink Investigative Reporting Group a recensé 184 attaques terroristes perpétrées sur le territoire malien. Ces attaques ont fait, après décompte, 593 morts et 293 blessés. »

    Que font les forces internationales ?

    « Jusqu’où ira ce cycle infernal de violence ?, s’interroge L’Aube, autre quotidien malien. Comment arrêter cette folie meurtrière contre les forces maliennes et étrangères ? Que faire afin de protéger les populations civiles, victimes innocentes de cette barbarie ? Qui sont les auteurs de ces attaques ? Autant de questions que l’opinion ne cesse de se poser dans ce climat de terreur qui se déplace progressivement du nord vers le centre et le sud du pays. Face à cette situation, l’inquiétude gagne les populations maliennes, constate encore L’Aube. Au-delà, le sentiment dominant au sein de l’opinion nationale, c’est une révolte contenue sur fond d’interrogations. L’opinion a, en effet, du mal à comprendre que le septentrion soit devenu aujourd’hui un “territoire conquis” par les terroristes et leurs complices, malgré la présence de milliers de soldats maliens et onusiens qui ont pour mission de sécuriser le Mali. C’est le chaos qui s’installe. »

    « Le Mali est-il devenu un cimetière à ciel ouvert pour les forces internationales ?, s’agace Le Pays au Burkina. […] Faut-il croiser les bras face à cette comptabilité macabre qui n’en finit pas ? Assurément, non !, s’exclame le quotidien ouagalais. Il faut passer à l’offensive en traquant tous les fous d’Allah jusque dans leurs derniers retranchements, surtout que dans une récente vidéo, le sinistre Amadou Kouffa avait annoncé la couleur en déclarant qu’il s’en prendrait à la France et à ses alliés au Mali. En tout cas, pour un pied de nez fait à l’ONU, c’en est un. »

    Le Burkina également frappé

    Le quotidien Aujourd’hui, autre journal ouagalais, s’inquiète aussi des attaques qui se sont déroulées cette fois de l’autre côté de la frontière, en territoire burkinabé.

    « Trois opérations, la même nuit de mardi, dans des pays différents, et sept morts sur le carreau. Au Mali, quatre vies ont été arrachées. Si Aqmi a revendiqué les deux attaques du Mali qui ont visé des camps de la Minusma, du côté du Burkina, où un poste de police frontalier a été agressé, tuant trois policiers, les Burkinabè ne savent toujours pas qui prend cet horrible plaisir à les endeuiller. Mais ce qui est certain, c’est que la terreur est en train de s’installer de nouveau dans ces deux pays. AQMI est en train de s’asseoir ostensiblement dans la région, brûlant la barbe des autorités sécuritaires et les efforts de sécurisation. Il faudra donc, sans aucun doute, que la même hargne qui a été mise pour mettre hors d’état de nuire la secte islamiste Boko Haram, soit également dégainée contre Aqmi qui commence à faire la pluie et le déluge dans cette partie de l’Afrique. »

    « Ça commence à faire trop ! », s’indigne L’Observateur Paalga. Plus que jamais le Burkina et le Mali se retrouvent dans l’œil du cyclone. Et si, dans le septentrion malien, une paix relative s’est sans doute installée à la faveur de la signature de l’accord de paix d’Alger, à l’usage, elle reste bien trompeuse, car le monstre est toujours tapi derrière les dunes, attendant la moindre occasion pour frapper encore et encore. »

     

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