GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
Samedi 19 Octobre
Dimanche 20 Octobre
Aujourd'hui
Mardi 22 Octobre
Mercredi 23 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une: décès de Mohamed Ali, le plus grand...

    AFP

    Avant-même l’annonce du décès du boxeur américain, la presse française s’alarmait. Evoquait ainsi le « combat pour la vie de Mohamed Ali », l’édition sur internet de Paris Match mettait en ligne un article débutant, certes, par les dernières nouvelles rapportées par la presse anglo-saxonne en provenance de l’hôpital de Phoenix, en Arizona, où l’ancien champion olympique et champion du monde des poids lourds avait été admis, mais l'article dans lequel cet hebdomadaire retraçait déjà sa carrière professionnelle en utilisant l’imparfait de l’indicatif, dans un usage clairement en lien avec le passé.

    C’est ainsi que Paris-Match rappelait que Mohamed Ali, né Cassius Clay, « avait » débuté sa carrière professionnelle en 1960, et qu’il était celui qu’on « surnommait The greatest » (Le plus grand), qu’il « avait » été emprisonné, déchu de ses titres et interdit de boxer pendant trois ans et demi, quand il « avait » choqué les Etats-Unis en 1967 en refusant de faire son service militaire et de partir faire la guerre du Vietnam, pour ses convictions religieuses, ou encore qu’il « avait » ensuite perdu son titre en 1978 et « l’avait » récupéré par la suite… Et cet hommage à l’imparfait de Paris Match était, par ce journal, mis à jour hier soir à 20h45 TU.

    Depuis, les hommages pleuvent comme à Gravelotte dans les éditions en ligne des journaux français. Le quotidien sportif français L’Equipe pleure ainsi la mort du « Greatest » et rappelle que cet « immense champion […] aura régné sur l’âge d’or des poids lourds et forgé sa légende par ses luttes en dehors du ring ». Pour L’Equipe, la vie de Cassius Clay s’inscrit à « la croisée du mythe et du scénario hollywoodien ». Le confrère rappelle qu’il était né dans une famille « modeste », qu’il avait grandi à Louisville, cité industrielle du Kentucky « déchirée par la ségrégation raciale » et qu’il était « plus à l’aise sur les rings que sur les bancs de l’école », que c’était un « phénomène », et se souvient avec émotion de son « jeu de jambes et ses esquives d’un temps nouveau ».

    Le Parisien salue une « légende de la boxe qui s’en va ». Et ce quotidien s’incline devant celui qui fut, énonce-t-il, le « boxeur le plus célèbre de la planète ».

    Mohamed Ali : dernier coup de gong

    Plus lyrique, le journal Libération débute son hommage par le tintement d’une cloche de ring de boxe. « Ding. Dernière reprise, l’arbitre à la grande faux arrête le combat. Ali s’en est allé. Celui qui se disait “si méchant qu’il rend la médecine malade” et ne s’était jamais écroulé avant le gong a dû se résoudre à la finitude des choses ». Et dans une prose tirée du même tonneau, Libé relate à sa manière le dernier combat de Mohamed Ali. « Dans sa deuxième vie d’ex-boxeur rongé par la maladie, s’est accroché, longtemps, au-delà de ce qu’on prétendait possible ou raisonnable. Comme il l’avait fait sur le ring à Manille, en 1975, au bout des 14 rounds les plus violents de l’histoire de la boxe face à l’ennemi juré Frazier ; ou même dans la défaite, debout malgré sa mâchoire en vrac, en 1973 contre l’oublié Ken Norton. Plus longtemps en tout cas que n’importe quel neurologue ne l’aurait prédit, puisque la médecine l’avait déjà enterré debout, le cerveau en miette, au début des années 1980 », rappelle donc dans un style fleuri, l’édition en ligne du quotidien Libération.

    Mohamed Ali : le livre de la jungle

    Et puis, la presse française se souvient de la « bataille dans la jungle », le fameux combat entre Mohamed Ali et George Foreman le 30 octobre 1974 à Kinshasa. C’était encore le Zaïre. Ce jour-là, Mohamed Ali terrassait son surpuissant adversaire au huitième round devant près de cent-mille spectateurs. Ce fut « peut-être le match le plus mythique de l’histoire de la boxe, qui a inspiré un documentaire extraordinaire, “When we were kings”, raconte encore Paris Match. […] Mohamed Ali use de la guerre psychologique pendant la préparation de la rencontre et joue des cordes lors des premiers rounds, usant “Big George”. Au huitième round, il passe à l’offensive pour un KO resté dans la légende sous les cris d’“Ali Boumaye” de la foule ».

    « Ali, bo maye ! » ? Cela signifie « Ali, tue-le ! », traduit Le Figaro.fr, qui se le rappelle : « le combat est retardé de 5 jours, à cause d’une blessure à l’arcade de Foreman. Le match a lieu à 4h00 du matin en Afrique, – 22h00 aux Etats-Unis –, dans un stade [...] archicomble. Et David renverse Goliath ». De quelle manière ? Le Figaro explique : « Acculé dans les cordes, souvent réduit au rôle de pushing-ball, Ali tient le coup, tance la machine à broyer qui se dresse devant lui : “Allez George, tu cognes comme une fillette !”, lui dit-il sur le ring pour le provoquer. Suicidaire, cette tactique est finalement payante, il terrasse “Big George”, qui s’est épuisé à cogner comme une mule, par KO au 8e round. Et redevient champion du monde dix ans après son premier titre. Un match entré dans la légende, immortalisé notamment par le romancier américain Norman Mailer dans “Le combat du siècle” », s’enthousiasme nostalgiquement Le Figaro.
     
    Mohamed Ali : l’homme révolté

    La presse tisse la légende comme rarement ce matin. Mais de toutes les facettes de la vie de ce géant qui vient de s’éteindre et à qui, nous aussi, avons tenu à rendre comme nous l’avons pu en si peu de temps hommage, je conclurais par volontiers celle que met en avant le journal L’Humanité, celle de l’homme révolté que fût Mohamed Ali. « L’histoire retiendra l’homme qui a bouleversé les conventions sur et en dehors du ring, avec son rare sens de la formule, son instinct de grand communicateur, son goût pour la provocation et son combat permanent contre l’ordre établi », énonce le quotidien communiste. Et L’Huma n’a pas oublié qu’en 1996, aux Jeux olympiques du centenaire, à Atlanta, « c’est un homme tremblotant mais irradiant que le monde regarde avec émotion allumer la vasque olympique. Dans cette grande ville du sud des Etats-Unis où trente ans plus tôt la ségrégation persistait, il reçoit une deuxième médaille d’or. Jeune homme, il avait jeté dans la rivière Ohio celle remportée à Rome en 1960, après avoir été refusé dans un restaurant “réservé aux blancs” ». RIP Mohamed Ali…

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.